Montag, April 23, 2007

passons d'une chose à l'autre sans s'arrêter

Je me suis réveillé en sursaut. Et je suis sûr d'une chose: je suis prêt. Il est temps de repartir en direction du foyer. Je sens un élan; il me fait sentir que le moment est venu. Pendant assez longtemps ce n'était pas comme ca, j'étais parti, j'ai fais connaissance de moi-même, je suis venu à bout d'aventures. Les grandes et les petites, celles qu'on nomme la vie.
 
C'est ce sentiment qui me pousse à vouloir enfin me retrouver dans une rue allemande. L'impression qui me dis,,je me languis d'être assis au milieu de francais, un pique-nique...
 
Est-ce que ce qui me rend nostalgique vers vous là-bas n'est pas un naif mal du pays, mais plutôt une merveilleuse sensation, avec le désir de changer quelque chose; l'envie de s'y mettre - de vivre la vie? D'améliorer le monde? Est-ce que tous ces sentiments ne sont pas l'expression d'une affirmation illimitée de la vie? Est-ce-que c'est l'amour-culturel-du-berceau; est-ce qu'il s'agit là de la patrie tant glorifiée?
 
Ou bien n'y a-t-il une patrie qu'avec les hommes?
 
Mais pourquoi alors il ne me suffirai pas d'avoir les miens ici, pourquoi je voudrai être là-bas avec eux?
 
Peut-être que j'apprends à connaître ce à quoi ma mère, à ma question "Maman, je n'ai aucun patriotisme. Mais toi pour la France ... est-ce que ca viendra un jour?" a répondu par une affirmation? Ou alors mon âme s'enfume-t'elle simplement vers la nouveauté, selon le vieux principe usé du désir "tu veux toujours autre chose que ce que tu as"?
 
Et le pire pour moi durant cette nuit blanche: je ne peux le résoudre. Tout au moins pas encore.
 
Donc je me rallonge, à côté de mon frère endormi, et j'attends.
 
Et ensuite - et ensuite ...
 
Valentin
 
"patience et longueur de temps, ..." pour tout teindre en rose.
 

Namotasa Pakawato Arahato Sama Samputtasta

Retournons à la planchette munie de touches, j'ai toutes les clés.
Pour commencer je dois avouer que je ne me serais pas mis à ce texte si il n'y avait pas eu une impulsion et des manifestations d'interêt (direction ouest, l'Allemagne, la Hesse, Giessen...). Donc je vais partager un peu avec vous ma vie dans le wat et mon existence de moine -qui remonte encore aujourd'hui régulièrement (parfois on pense avec repentance "un moment, tu dois t'assoir pour boire" ou bien "non! tu n'écrase pas le moustique sur ton bras, ca pourrais être ton grand-père...")
Commencons par le commencement, ca reste la meilleure méthode.
Pour devenir un Nen -je n'avais pas encore 20 ans, (je ne les ai d'ailleurs toujours pas !!!), je ne suis donc pas un "Pra" (moine), mais un Nen - il fallait d'abord passer par le stade du Naka. On passe la première nuit dans une robe blanche, mais on est quand même situé au-dessus des "hommes blancs" (quasi des moines laiques, cad des laiques qui dorment souvent au wat et sont encore un peu plus boudhistes que les boudhistes normaux et sont vêtus de blanc); tout était encore si nouveau, si inconnu, et j'étais impressioné et même effrayé par tous ces rituels, car j'étais encore le marginal (le marginal en plein milieu, qui peux dire où est le nord et le sud!) -la nuit tout devant la tribune des moines (il y a toujours une élévation, en fait une marche au bord de la Sala [lieu de réunion avec autel de Boudha], sur laquelle sont assis les moines pour être plus haut), assis de la même facon que les moines...
Oh! Si je veux bien faire les choses pour vous décrire, à vous mes navets bien-aimés, comment se déroule la vie d'un demi-ascète de la 3ième religion du monde, je dois vous expliquer ou vous nommer les petits détails qui nous sont devenus familiers. Je dois donc vous décrire comment on s'asseoit. Nous ne nous avachirons pas comme des occidentaux civilisés - non, bien sûr qu'il faut prendre la position assise de politesse (qu'entre parenthèse j'aime beaucoup utiliser) - évidemment par terre (que faire d'autre, retournons à la nature, les chaises sont inhumaines); une jambe pliée comme en tailleur, mais l'autre dans le même angle s'éloignant du corps (vers l'arrière).
Nous sommes donc assis. Joignons les mains devant la poitrine (bien sûr pas dans le style chrétien, mais serrées l'une contre l'autre) et chantons des Palis (ouah! c'est un son fantastique!) que je devais évidemment apprendre bravement par coeur avant ... (ceci dans les nuits de pleine ou de nouvelle lune, Wan Pra, cad Monksday, simplement deux fois par mois, quand il y a encore plus de gens qui viennent faire des offrandres) heureusement le thai, dont les racines sont le sanscrit ou Pali, nous est familier, donc je n'étais pas complètement paumé... Yata Wari Waha Bura Baribulemdi Sakaralang
Ewa Mewa Idto Tinang Betanang Uba Gaba Dti
... Hai Pon, donner la bénédiction. Il y a eu des matins où je devait le faire... bizarre. Ces gens viennent à nous, font des offrandes de nourriture pour améliorer leur Karma, et recoivent la bénédiction d'un type qui n'est même pas boudhiste. Mais pour eux ca n'a pas d'importance, ca fonctionne d'après le sytème d'une liste (si je fais ca, j'aurai 10% de mérite, pour cette tortue remise en liberté j'irai au ciel, et ce marathon de salutations me protège de coups de balles...)
Bon. C'était l'avant-premier soir. Le lendemain a lieu l'ordination définitive, Buat. Pour cela il nous a fallu faire 3 heures de voiture de notre miniwat vers un autre plus grand où réside le moine-chef d'Ampoe (Ampoe est une sous-province, Thailande est divisé en 76 provinces) (encore un de ces gros moines bouchés qui vous rend rêveur...). J'avais déjà appris à l'avance les 10 Sin ("commandements suprêmes") en pali, et en plus quelques sutras que personne n'a pu vraiment m'expliquer (mais aussi, quelle idée de demander!). Au bout de 20 minutes j'étais passé dans une autre forme d'existence, ayant pour cela récité et répété quelques formules en pali, recu mes vêtements, fais des révérences etc. Luang Dta ("mon" moine) m'avait empaqueté dans mon froc, et voilà, j'étais ready. J'ai par la même occasion grandement amélioré le karma de ma mère, car elle n'a pas le droit, en tant que femme, de pénétrer dans le wat. Bitte bitte, je l'ai fais avec beaucoup de plaisir.
Les 10 jours qui s'ensuivirent se déroulèrent tous -à l'exception de 4 jours, 1 fois "Bpai Tau" (ballade) et 3 jours de jeûne - selon ce très étrange continu de temps et d'espace sans doute spécifique à un wat; les pendules n'ont pas lieu d'être à un tel endroit et la journée de 18 heures (4h.30 - 22h.00) s'écoule de cette facon si bizarre où après coup on ne sait pas CE qu'on a fait, mais pourtant avec l'impression de n'avoir pas gaspillé une seconde dans l'oisiveté...
Comment était organisée une telle journée?
Ici donc l'essai d'établir un tableau représentatif de la vie d'un "Pra's" (ou plutôt d'un "Nen" dans notre cas)
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4h30 - les Nen, cad nous, se lèvent. Les Pra's peuvent encore un peu dormir, nous devons d'abord tout leur préparer, installer les nattes et la vaisselle dans la Sala pour le "channen"(repas) qui s'ensuivra (en fait on dit Gkin pour "manger", mais jamais bien sûr on ne pourrai dire cela pour un moine! Non, il existe en thailandais plusieurs "langues", cad la langue générale, celle pour les moines [comme vous pouvez voir ce ne sont pas seulement des dérivés mais des mots différents], pour le roi, pour les grands-parents etc...
5h30 Maintenant au plus tard tout doit être prêt. Personne n'attend. Il faut avoir mis son Jivorn (le pan de tissu dans lequel on s'enveloppe et on se tortille artistiquement, ce qui est au début d'une difficulté inimaginable). Est-ce-que j'ai déjà fais la remarque que les vêtements monacals doivent toujours être parfaitement attachés (il y a 3 éléments; le Sabong [un "pantalon"], l'Angsa [une bande de tissu pour le haut, qui se met en travers de l'épaule] la ceinture [longue bande de tissu] et donc le Jivorn; [sans doute 4 m de tissu, et ca par cette saison -saison chaude]). Le Baht (écuelle pour les "aumônes"(!)) doit être correctement lavé (en s'asseyant d'une facon bien précise) est accroché au cou et au coude (PAS sur l'épaule, pourquoi j'en sais rien...)
- des petits détails sur le Baht: ce fascinant récipient rond, parfaitement formé d'un morceau d'inox qui crée de supers miroitements (voyez les photos) est le trésor du moine; aie aie aie, horreur si ce truc chute pendant le Bin Tabaht le matin! O-o! moi-même j'ai fais tomber une fois le couvercle, ce qui a provoqué une athmosphère consternée ( mais qui s'y retrouve aussi avec tous ces tissus et draperies et bandes et compagnie enroulés autour de soi; avec le risque que tout lâche d'un coup et tu te retrouves juste vêtu de la peau que la nature t'a donnée...)
5h30 - encore et toujours. Bon. Tous sont prêts, Normalement il faudrait faire les 3 km qui mènent au village à pied (naturellement pied nus), au jour d'aujourd'hui nous nous contentons la plupart du temps du pick-up. Et si on choisit quand même la marche à pied, dur dur pour les pieds! La douleur ne se supporte qu'avec une bonne portion de "n'y pense pas! Pu-To - Pu! To!", car les cailloux pointus s'enfoncent dans tes pieds (et j'ai déjà une plante solide). En plus tu n'as ni le droit de marcher vite, ni celui de balloter des bras, ni encore celui de faire tout mouvement qui puisse te distraire. Le moine doit marcher uniformément, mais surtout rapidement et ne jamais lever la tête de plus de 50 degrés.
6h00 le Bin-Tabaht, la marche aux aumônes, commence. Pour débuter un nouveau défit - réussirons-nous sans problème à faire le changement? car à présent le Baht doit passer du cou à l'épaule, et à peu près 4 m de tissu couleur safran sont en travers du chemin! --------- ca a marché! Se mettre à la queue-leu-leu, bien sûr dans l'ordre du-plus-vieux-au plus-jeune, ce qui m'a placé en 3ème position sur 5 marcheurs (même si avec mon expérience restreinte par rapport aux petits Nens qui sont là depuis le temps respectable d'un mois et demi je devrais marcher derrière... injustice criante, mais c'est la bien-aimée tradition qui l'exige...)
Nous parcourons donc un trajet bien étudié à travers le village, tous les gens sortent sur la rue et tendent une poigné de Kao Niau (riz collant!) et un ou deux sachets d'autre nourriture. Comme durant la procession tu dois te faire des réflexions sur quelque chose, tes pensées se tournent inévitablement vers la question insoluble "qui sera le prochain à prendre les sachets?" Même si ca ne joue aucun rôle, car 100% sont ensuite répartis par les hommes blancs. La plupart du temps on donnait à Luang Dta, celui qui logiquement promettait la plus grande projection de mérite, mais c'était souvent aussi à moi qu'on tendait les aumônes, car j'étais le "Fallang! Pra Fallang!" (sensation absulue).
Là aussi bien sûr tout est à nouveau défini d'avance.Ceux qui donnent se mettent souvent à genoux devant nous, même si ils n'y sont pas obligés, avant de nous donner quelque chose. Évidemment les femmes n'ont pas le droit de nous toucher, donc ici aussi il faut faire attention. Et nous n'avons pas le droit de remercier - j'avais d'ailleurs l'impression d'être le seul à VOULOIR remercier. Les autres prennent leurs airs de vieux-thai-il fait beau-tout-est -normal, et donc mon sourire discret passait la plupart du temps inapercu. La raison: tu dois toujours suivre du regard la main du donneur et donc tout le temps regarder ton Baht (ne croyez pas que tout le monde s'y tenait ...) P.S.: le couvercle doit constamment être ouvert et refermé. Avec une technique pas évidente à deviner (n'imaginez pas que l'on m'ai montré quoique ce soit, ici il faut être autodidacte!) il faut se débrouiller pour que ca ne fasse pas de bruit.
Quelques généralités sur les aumônes: l'acte du don a comme celui de la réception une vertu salutaire et positive (pour le Karma). Donc nous les moines n'avons rien le droit de refuser. Nous n'avons pas le droit non plus de "passer une commande", donc de demander quelque chose de précis à manger (même de nos parents).
6h30 La ronde est terminée. Nous refermons le Baht et le repassons sur le froc (comme je l'ai déjà dis j'ai commis le péché bruyant de faire dégringoler le couvercle le 2ème jour) ... LE Baht - le/la/ [en allemand der/die/das, un de plus n.d.t.] je crois que j'ai essayé tous les articles dans mon texte pour cet objet ... en thai il n'y a pas d'article, même pas une grammaire digne de ce nom (pas de passé, pas de futur. Les pronoms personnels sont inutilisés, pour parler de toi tu ne dis pas "je" mais ton nom, par exemple "je vais bientôt aller manger" = "(Tino) glai ja gkin kao" = (Tino - pas nécessaire)-proche-explétif-manger-riz" ... ouaaaa
7h00 Vider toute la nourriture, défaire le tissu qui enveloppe le Baht et y attacher le pied (en vannerie) (noeud spécial). Nettoyage rituel des pieds, glandouiller jusqu'à ce que les hommes blancs aient tout ordonné les différents plats sur des plateaux (dessert avec dessert, Nam Prig avec Nam Prig, volaille avec volaille...) et attendre les autres laiques.
7h30 À nouveau en Jivorn, cependant avec seulement une manche (différentes techniques d'enveloppement). Assis sur la tribune, chacun sur sa petite natte avec les ustensiles de nutrition. Tous les laiques sont en bas, se passant les différents plateaux. Nous, les moines, nous remettons les plats les uns aux autres (toujours waier avant d'accepter), on prend ce dont on a envie (et comme on ne mange qu'une fois par jour, on prend copieusement) et on met tout ensemble dans son Baht - naturellement là aussi on développe une technique pour éviter que tout se mélange.
7h45 Toute la nourriture est répartie, maintenant on joint les mains devant la poitrine et on donne le Pon (bénédiction). Yata Wari Waha. À la fin différentes litanies (je n'en connais que quelques unes) on est "grahtés" par les laiques (trois fois le front sur le sol). Tous disparaissent et mangent ce que nous n'avons pas pris (généralement une grande quantité).
8h00 Hourra! manger! en suivant à nouveau beaucoup de règles. Tout est calme, nous les moines nous voilà seuls, assis en rang et observant les règlements.
° tu ne dois pas faire de bruits de grattements sur ton Baht.
° tu ne dois mettre qu'une bouchée sur ta cuillère.
° tu dois répartir les Currys (c'est en thailande ce qui accompagne le riz, Gabp Kao) en proportion correcte sur le riz.
° tu n'as pas le droit de grignoter un poulet (par ex.), car:
° tu ne dois pas reposer ce qui a touché ta bouche, de même manière tu ne dois pas mettre la main à la bouche.
° pas de bruit en mangeant! (y compris péter)
Il y en a encore toute une liste, mais ca devrait suffire.
8h30 Le repas est terminé, maintenant tu dois laver ton Baht. Pour ce faire on dépose des pneus exprès au fond du bac, pour éviter que le Baht ne touche le fond du bac. Tu n'as pas non plus le droit d'utiliser une éponge, mais tu te sers de ta serviette. Pour l'essuyage tu t'assieds à nouveau dans la position assis-genoux. Et ainsi de suite.
Comment continuait la journée? C'est vraiment difficile d'y répondre - un vrai mystère. Comme je l'ai déjà dis, je sais que nous n'avons jamais perdu notre temps, mais à la fin de la journée nous étions incapables d'énumérer ce que nous avions fait.
Tout d'abord se préparer en général après le repas. J'ai bien pris ici et là une douche... éventuellement j'ai accroché mes morceaux d'habits pour l'aération (en fait tu ne laves jamais tes affaires et tu portes donc toujours les mêmes choses. Bien que tu aies 2 paires de Sabongs (pantalons), une pour le matin et une pour le travail). Et après ... je crois que nous nous retrouvions toujours dans le Rong-Nam-Ron, cad la salle d'eau chaude, nom prometteur mais ne désignant en fait que le bâtiment (nous avons à côté des Guttis, les maisonnettes des moines sur la montagne, 3 bâtiments) où se trouve la bouilloire et quelques victuailles-permises-après-midi. Donc le bâtiment où nous passions le plus clair de notre temps.
Dans la journée nous avions toujours des travaux à faire. Le wat était en agrandissement, et donc nous nous transformions en ouvriers du bâtiment trimant.
L'après-midi était réservé au sommeil ou à la méditation - ce qui veut dire "travail calme", être seul. En plus Nen Pi et moi avions tous les jours les mêmes tâches: frotter la vaisselle (typiquement thai - après que la vaisselle aie été nettoyée par les Blancs, nous la refrottons [hygiène...] avec un torchon).
La journée avance. Il est à peu près 17h00. "Et maintenant? Je ne me souvient plus..." comme dit le texte d'une chanson de je sais où. Le soir nous buvons du thé, du café, du cacao etc. (les Nen's ne buvaient qu'une Fanta hyper-sucrée... inutile de dire qu'ici en thailande la Fanta n'est pas la même que chez vous. Exactement la même étiquette, de même de la Coca-Cola-Company, mais d'une qualité bien inférieure [si on peut parler de qualité en Allemagne] - ici c'est juste du sucre coloré (rouge vif, vert vif, jaune vif) ... ici on est vraiment dans le "tiers-monde").
La nuit chaque moine se retire dans son petit Gutti personnel et, dans le meilleur des cas, médite. Je n'ai pas pu m'empêcher de lire, d'autant plus que je ne devais pas me pencher sur la religion (le boudhisme avec ses rapports fascinants vis à vis des missionaires), il fallait seulement que je pense "Puto Puto" "inspirer et aspirer" ... bon bon, j'ai de forts doutes que même notre moine supérieur s'y tienne.
C'est donc à peu le déroulement d'une journée. Je n'ai pas tout décrit, je n'ai évoqué qu'une petite partie des règles et des rituels, mais je suis quand même rentré dans le détail. Les pages se remplissent, et je pourrai encore rester trois chapitres dans cette position de barbotage narratif. Cependant je m'arrête consciemment ici, car en fait on a Songkran (fête nationale, jour de l'an boudhiste) et après une super-journée marrante de bataille-d'eau-dans-les-rues, mon frère et moi allons nous replonger dans la mêlée de voitures, Baeng (talc, qui au bout d'une recouvre chaque pore) et eau glaciale. Beuacoup de voitures, beaucoup de copains; et sans oublier les gatoey, les Ladyboys, qui essaient toujours de te draguer avec leur démarche exagérement féminine, se précipitent sur toi et te tripotent fallang-fallang !
Bref, laissons le monde se tourner.
Hier un ange ami m'a fait réaliser que je ne vais plus passer que 37 nuits ici. Un petit rien, continuons notre chemin.
Un léger claquement des doigts et un clignement des yeux.
Bonjour aux fleurs.
Et respectez un peu les petits crocus, qui sorten leurs tendres têtes du sol de la nature.
À bientôt!
On se lit.
Tino.

Sonntag, April 15, 2007

«Es geschieht nicht hier. Aber jetzt.»



CELA EXISTE.PAS ICI, MAIS MAINTENANT

Von einem Ins andere und immer Weiter

Ich bin aus einem unruhigen Schlaf aufgewacht. Und ich weiss eines genau: Ich bin soweit. Es wird jetzt Zeit, nun wieder heimwaerts zu ziehen. Ich spuere da diese Regung; es sagt mir in mir, dass der Zeitpunkt vor der Tuer steht. Lange genug war es nun anders, war ich weg,aahb ich mich selbst kennengelernt und Abenteuer gemeistert. Die grossen wie die kleinen, das, was wir Leben nennen.

Ist dieses Gefuehl, was mich dazu zieht, endlich wieder in einer deutschen Strasse zu stehen. Das Gefuehl, dass mir sagt, ich sehne mich danach, unter Franzosen zu sitzen, ein Picknick…

Ist das, was mich so wehmuetig an euch dortige fuehlen laesst, dass nicht einfaeltiges Heimweh, sondern ein wuerdevolles Gefuehl, mit dem Wunsch, etwas zu aendern; das Verlangen, mit euch etwas anzupacken – das Leben zu erleben? Die Welt zu verbessern? Sind all diese Gefuehle Ausdruck der grenzenlosen Bejahung des Lebens? Ist das Vaterkultursliebe; ist das die vielgeruehmte Heimat?

Oder ist Heimat doch nur mit den Menschen?

Warum aber moechte ich dann nicht nur die meinigen hier haben, sondern moechte mit ihnen dort sein?

Lerne ich nun das kennen, was meine Mutter damals auf meine Frage “Mama, ich habe keinerlei Patriotismus. Aber du doch fuer Frankreich... kommt das noch?” bejahte? Oder raeuchert sich meine Seele nur auf ein Neues nach dem altbeleideten Prinzip des Verlangens “Du willst immer was anderes” aus?

Und das schlimmste fuer mich in dieser schlaflosen Nacht ist: Ich kann es nicht klaeren. Noch nicht.

Also leg ich mich jetzt einfahc wieder hin, neben meinen schon schlafenden Bruder, und warte.

Und dann – und dann-

Valentin

Abwarten und Tee trinken, um alles ein bisschen Rosa zu faerben’’

Samstag, April 14, 2007

Namotasa Pakawato Arahato Sama Samputtasta

Zurueck am Tastenbrett, alle Schluessel vorhanden.

Ganz zu Anfang muss ich gestehen, dass ich mich nicht an folgendes Schriftstueck gesetz haette, waere von einer bestimmten Richtung (westwaerts, Deutschland, Hessen, Giessen..) ein Anstoss und Interessensbekundung gekommen waere. Also dann will ich mal mehr von meinem Wat und meinem Moenchsdasein –das bis jetzt immernoch immer wieder in mir hochkommt (da denkt man sich manchmal ganz reubewusst “Moment, du must dich zum trinken hinsetzen” oder auch “nein! Die muecke auf deinem Arm zerdrueckst du nicht, es koennte dein Opa sein..”)- mit euch teilen.

Fangen wir vorne an, dass ist nach wie vor (-ne ;) die beste Variante.

Um also ein Nen zu werden –ich war noch nicht 20{bin es auch jetzt nicht 555}, also bin ich kein “Pra” (Moench), sondern eben Nen- muss man ERSTEINMAL wie letztens erwaehtn Naka werden. Man verbringt die erste Nacht in weisser Robe, steht aber trotzdem schon ueber den anderen “Weissen Menschen” (quasi Laien-Moenche, also Laien, die oefters im Wat schlafen und eben noch ein Stueck weit mehr Buddhisten sind als die normalen Buddhisten und eben auch weiss tragen); also hab ich auch in der ersten Nacht –alles war noch so neu, so fremd, und mich beeindruckte bzw. Schreckte dieses ganze Rituelle, weil ich doch so sehr Aussenseiter war (der Aussenseiter mittendrin, da soll einer mal wissen, wo Norden und Sueden liegt!) – ganz vorne vor der Moenchstribuene (es gibt immer eine “Erhebung”, quasi quo eine Stufe am Rande der Sala [=Versammlungsraum mit Buddhaaltar], auf denen die Moenche eben immer erhoet sitzen), und in der gleichen Sitzposition wie die Moenche..

Oh! Ich muss ja, wenn ich meine Sache gut machen will und euch geliebten Zuckerrueben beschreiben, wie sich denn nun solch ein Halbasketenleben der 3. groessten Religion abspielt und ausstaffiert, auch die Kleinigkeiten, die fuer Unsreiner schon so absolute normal und allgegenwaertig sind, erklaeren bzw. benennen. Iwe wir denn sitzen, muss also auch erstmal gesagt werden. Wir werden usn ja nciht wie zivilisierte Westliche dahinflanschen –nein, naterulich muss der Hoeflichkeitssitz eingenommen werden (den ich ausserdem sehr gerne nehme und sitze) – natuerlich auf den Boden (Wo sonst, zurueck zur Natur. Stuehle sind unmenschlich);das eine Bein wie zum Schneidersitz einknicken, das andere aber in der gleichen Knickung von sich wegstrecken (nach hinten).

Wir sitzen also. Nun die Haende (wenn es Voll- oder Neumondnacht ist, dann auch Wan Pra, also Monksday, einfach nur 2mal im Monat, wo noch mehr Leute als sonst morgens “spenden” und kommen) vor die Brust falten (natuerlich nciht im christl. Style, sondern flach aneinander) und Palisaenge (wow! Das hoert sich so fantastisch an!), die ich natuerlich alle brav auswendig lernen musste .. zum Glueck sind wir ja des Thais gelaeufig, dessen Wurzel ja auch das Sanskrit oder Pali war, also nicht vollkommen Bahnhof… Yata Wari Waha Bura Baribulemdi Sakaralng

Ewa Mewa Idto Tinang Betanang Uba Gaba Dti

…. (Hai Pon, Segen geben. An manchen Morgen musste ich.. seltsam. Kommen diese Menschen zu uns, spenden Essen, um ihr Karma aufstocken zu lassen, und bekommen ihren Segen durch einen, der nichtmal wirklich Buddhist ist. Aber das ist fuer ja nciht schlimm, alles nach der Strichlistenmentalitaet [“wenn ich das mach, bekomm ich 10% Merit, fuer diese freigelassene Schildkroete komm ich den naechsten Himmel, und dieser Wairundlauf schuetz mich vor Kugelschuessen..”] )

So. Das war also der Vorabend. Am naechsten Tag kommt dann die eigentliche Ordinierung, Buat บวจ. Wir mussten dafuer von unserem Pipiwat allerdings erstmal 30stuendig zu einem anderen, groesseren Wat fahren, wo der Ampoe-Vorstehende Moench (wieder einer von diesen dicken, begriffsstutzigen Moenchen, die einen in sinnieren bringen..) [Ampoe ist die Unterprovinz, Thailand ist ja in 76 Provinzen eingeteilt] residierte. Im Voraus hatte ich shcon die 10 Sin (‘obersten Gebote’) auf Pali gelernt, und noch so ein paar andere Sutras, die mir aber nicht wirklich erklaert werden konnten (was fragt er auch nach!). Nach ca. 20 Minuten war ich also in eine hoere Daseinsform verwandelt, hatte dafuer einige Dinge auf Pali nachsprechen udn zitieren muessen, meine Robe entgegennehmen, waien, gra-en etc muessen. Luang Dta (‘mein’ Moench) hatte mich schon in die Kutte gepackt, und ready war ich. Mit diesem Akt hatte ich auch meiner Mutter grosses gutes Karma entgegenkommen lassen, da sie als Frau ja selbst nicht ins Kloster kann. Bitte bitte, hab ich sehr gern gemacht.

Die naechsten 10 Tage –mit Aussnahme von 4 Tagen, 1 mal ‘Bpai Tiau’ und 3 Tage Fastenzeit- verliefen alle in diesem aeusserst seltsamen, wahrscheinlich nur im Wat anzutreffenden Zeit-Raum-Kontinuum; Uhren sind an solchen Orten fehl am Platz, und der Tag mit seinen 18 Stunden (4:30-22 Uhr) verlaeuft auf diese seltsame Weise, im Nachhinein nicht zu wissen, WAS man getan hat, aber wohl mit dem Gefuehl, nicht eine Sekunde unnuetz oder mit Muessiggang zugebracht zu haben…

Wie sah denn nun solch ein Tag aus?

Ganz exemplarisch also hier ein Versuch, das Leben eines Pra’s (bzw. Nen, in unserem Falle) in Tabelle zu stellen

4:30 – Wir Nen’s stehen auf. Die Pra’s koennen wohl noch laenger schlafen, wir muessen nun erstmal alles fuer uns und sie vorbereiten (Die Matten in der Sala und das Geschirr fuer das spaetere Chan-nen vorbereiten und bereitlegen (eigentlich heisst Essen ja Gkin, aber so etwas wuerden wir selbstredend niemals zu einem Moench sagen! Nein, es gibt im Thai verschiedene ‘Sprachen’, soll heissen die allgemeine, die fuer Moenche [wie ihr seht, sind das dann voellig neue Woerter und nicht einfach Ableitungen], fuer den Koenig, fuer deine Grosseltern etc..).

5:30 – spaetesetens Jetzt muss alles fertig sein. Gewartet wird nicht; Das Jivorn muss angelegt sein (der Stoff, der als Obergewand zum Ausgehen aus dem Wat kunstvoll und am Anfang unvorstellbar schwer gewickelt und gezwirbelt wird. Hab ich schon bemerkt, dass alle Kleidungen der Moenche [die Anzahl belaeuft sich auf 3 Stueck –Sabong [‘Hose’ ode rauch Wickelrock], Angsa [Oberteil, quer ueber die Schulter gelegtes Band Stoff], Guertel [langes Band] und eben das Jivorn [whrs. An die 4 Meter Stoff, und das bei der Jahreszeit [heisse Saison]), dein Baht (‘Almosen’(!)-Schale) muss vollkommen richtig und korrekt gebunden, gewaschen (dabei muss sich auch in eine bestimmte Weise hingesetz werden) und erst einmal nur um den Hals und an den Ellebogen gelegt sein (NICHT ueber die Schulter… warum auch immer).

-Noch eine Kleinigkeit zum Baht: dieses faszinierende rundgeformte Gefaess, vollkommen in einem Stueck aus Edelstahl gefertigt und mit seinen krassen Spiegelungen (siehe Photos) ist sozusagen des Moenches bestes Stueck (natuerlich stehen auch wir unterm Zoelibat ;). Wehe Wehe dieses Ding faellt waherend dem Bin Tabaht Morgens runter! O_o! Mit selbst ist mal der Deckel runtergefallen, was dann grad fuer sehr betretene Stimmung gesorgt hatte (wer soll sich schon auskennen mit all dem Stoff und den Tuechern und den Baendern und bla um sich herum, und alles nur gewickelt; woertlich alles koennte sich jeden Moment loesen udn du stehst mit ncihts als deiner natuergegebenen Haut da..) -

5:30 – nach wie vor. Also. Alle sind fertig. Eigentlich muessten die 3 km zum Dorf zu Fuss (natuerlich barfuss) zurueckgelegt werden, heutzutage begnuegen wir un saber meistens mit dem Pick-Up. Wenn dann aber doch mal der Fussmarsch gewaehlt wird, Weine deiner Fuesse! Die Schmerzen sind ohne ein gehoeriges Mass an “denk nicht dran! Pu-To – Pu! To!” kaum auszuhalten, da sich die spitzen Steine richtig in deine Fuesse bohren (und ich bin nicht gerade jemand ohne Ledersohlen). Zudem darfst du weder schnell laufen, noch mit den Armen schlenkern, noch sonst welche ablenkenden Bewegungen machen. Der Moench soll gleichmaessig gehen, bestimmt aber nicht schnell, und niemals den Kopf weiter als 50 Grad heben.

6:00 – das Bintabaht, der Almosengang beginnt. Erstmal wieder die Herausforderung – schaffen wir umstandslos die Huerde der Ummodelei? Nun muss naehmlich der Baht von dem Hals auf die Schulter gelegt werden,allerdings sind da ja noch ungefaer 4einhalb Meter safranfarbender Stoff im Wege! ----- Geschafft! Sich einriehen, nateurlich immer in der Ordnung Von-Alt-Nach-Jung, was mich bei 5 Laufenden an 3. Stelle brachte (auch wenn ichj doch sinngemaess mit meiner knappen Erfahrungszeit hinter den kleinen Nens, die immerhin schon respectable 1 ½ Monate hier sind, laufen… schreiende Ungerechtigkeit, aber was die liebe Tradition fordert…). Wir laufne also eine einstudierte Runde im Dorf, alle Leute kommen an die Strasse und halten fuer jeden eine handvoll Kaoniau (Klebreis!) bereit und noch ein bis 2 Tueten richtige Nahrung. Dad u dir waehrend der ganzen Prozession ja um irgendetwas Gedanken machen musst, schweifen deine Gedanken immer wieder zum der unloesbaren Frage “Wer bekommt jetzt als naechstes die Tueten?”. Nicht dass es darauf ankommen wuerde, 100%, schliesslich wird spaeter alles sowieso von den weissen Leuten zusammengelegt und geteilt. Meistens war es natuerlich Luang Dta, der logischerweise am moisten Merit verspruehen konnte, aber oft kam auf mir als “der Fallang! Pra Fallang” (absolute Sensation) einiges zu.

Hier ist natuerlich auch wieder alles festgelegt. Die gebenden knien sich oft, obwohl sie nich muessen, vor un shin, bevor sie uns etwas geben. Die Frauen duerfen uns natuerlich nicht beruehren, also ist auch hier Vorsicht geboten. Und wir duerfen nicht danken –ich hatte den Eindruck, dass ich der Einzige sei, danken zu wollen. Die anderen sezten ihr typisches Alter-Thai-3-Tage-Wetter-Gesicht auf-, also wurdesogar mein bescheidenes Laecheln oft uebersehen. Grund: Du must immer mit dem Blick der Hand des Gebenden folgen und eben immer in deinen Baht gucken (nicht, dass sich alle staendig daran gehalten haetten..) PS: Der Deckel muss immer wieder geoeffnet und von neuem geschlossen werden. Mit einer Technik, auf die du erstmal kommen musst (denk nicht, ich wurde grossartig in all diese Dinge eingewiesen! Selbststudium ist angesagt!), wird das dann so gemacht, dass es keinen Ton von sich gibt.

Noch was allgemeines zur Almosensache: Der Akt des Gebens ist genauso wie der Akt des Nehmens Heilvoll bzw. Gut (fuers Karma). Daher duerfen wir als Moenche nichts ablehnen. Manchmal wird auch Geld gegeben. Wir duerfen auch nichts ‘bestellen’, also uns (sei es auch von unseren Eltern) nichts zu Essen wuenschen..

6:30 – die Runde ist fertig. Jetzt wieder (hierbei fiel mir wie erwaehnt suendhaft und laut der Deckel am 2. Tage runter ;) den Baht (der die das..ich glaube, ich hab in dem Text bis jetzt schon saemtliche Artikel fuer dieses Objekt ausprobiert… Thai hat keine Artikel, nicht mal ne anstaendige Grammatik [keine Vergangenheit, keine Zukunft. Ungenuzte Personalpronomen, du verwendest fuer dich selbst anstatt “Ich” deinen Namen – Bsp.: ‘Ich werde gelich etwas essen’ = (Tino) glai ja gkin kao = (Tino – nicht erforderlich) nah Fuellwort essen Reis]) ueber das Gewand birngen… uaaaa

7:00 Alles essen ausschuetten, den Stoffmantel fuer den Baht abmachen und den Fuss (aus Korb) wieder dranknoten (spezieller Knoten). Rituell die Fuesse waschen, rumchillen bis die weissen Leute alles Essen auf verschiedene Tabletts ordnen (Dessert zu Dessert, Nam Prig zu Nam Prig, Gefluegel zu Gefluegel…) und auf die anderen Laien warten.

7:30: Wieder im Jivorn, jetzt aber nur mit einem Aermel (versch. Wickeltechniken). Auf der Empore sitzend, jeder auf seinem Maettchen mit den Nahrungsaufnahme-Utensilien. Alle Laien unten, in einer Reihe die versch. Tabletts nach und nach weiterreichend. Wir Moenche reichen es dann untereinander durch (immer waien bevor mans annimmt), man nimmt sich was man will (und da man nur einmal am Tag ist, nimmt man reichlich) und tut es alles zusammen in den Baht – natuerlich entwickelt sich auch hier eine Technik, dass sich nicht alles vermischt.

7:45 – Alles Essen wurde durchgereicht, jetzt die Haende vor die Brust falten und Pon (Segen, Merit) geben. Yata Wari Waha. Zum Schluss der versch. Singsang-Zitierungen (ich kann nur ein paar) werden wir von allen Laien gegraht (3 mal mit der Stirn auf den Boden). Alle entschwinden und essen die von uns nicht genommen Sachen (in der Regel sehr viel).

8:00 – Juhu! Essen! Dabei auch wieder vielen Regeln gehorchend. Alles ist Still, nur wir moenche sitzen da in Reih und Glied und ‘chan-nen’ Regeln:

- D u sollst mit deinem Loeffel keien kratzenden Geraeusche in deinem Baht verursachen

- Du sollst mundgerechte Loeffelhaufungen zu dir nehmen

- Du sollst die Currys (gemeint sind die Mit-dem-Reis-Esssachen, Gabp Kao) in richtiger Proportion zu dem Reis essen

- Du darfst nicht Haenchen (als Bsp.) abknabbern, weil:

- Du darfst nichts, was deinen Mund beruehrt hat, wieder ablegen, noch sollst du nicht mit der Hand an deinen Mund.

- Keine Essgeraeusche! (Pfurzen einbegriffen)

Es gibt wohl noch mehr, aber dass soll jetzt genuegen.

8:30 – Essen ist fertig, jetzt must du deinen Baht waschen. Dabei werden im Waschbecken extra Reifen benutzt, damit der Baht nicht den Boden des Beckens beruehrt. Du darfst auch keine Schwamm benutzen, nimmst dafuer aber dein Mundabwisch-Tuch. Beim Trocknen dann must du dich wieder in diesen Knie-Sitz befinden. Und so wieter und so fort

Wie ging der Tag jetzt weiter? Das ist eine wirklich schwer zu beantwortenden Frage – ein wahres Mysterium. Wie erwaehnt, weiss ich, dass wir nie unsere Zeit verschwendet haetten, aber was wir den tatsaechlich getan haben, brachte ich meist schon am Ende des Tages nicht mehr zusammen.

Da war also erstmal nach dem Essen das sich allgemien fertig machen. Irgendwo hier werd ich wohl geduscht haben..eventuell Robenteile zum durchwinden aufhaengen (eigentlich waescht du deine Sachen nie und traegst folglich immer das selbe. Obwohl du 2 Paar Sabongs (Rock/Hose) hast, eine fuer Morgens und eine fuers Arbeiten). Und dann.. ich glaube, wir befanden un simmer wieder in der Rong-Nam-Ron, also der Heisswasserhalle, was toll klingt, aber nur das Gebaeude (wir haben neben den Guttis, den Moenchbehausungen auf dme Berg, 3 Gebaeude) mit dem Wasserkocher und sonstigen Nach-Mittag-Erlaubten-Fressalien darstellt. Eben der Ort, wo wir meistens uns zusammen aufhielten.

Dann stand im Laufe des Tages immer wieder Arbeiten an. Das Wat wurde unten gerade vergroessert, ergo wurdne wir zu schuftenden Bauarbeitern.

Nachmittags wurde dann immer noch geschlafen oder Meditiert –also “Stillarbeit”, alleine sein. Und dann waren da jeden Tag die gleichen zu erledigenden AUfgaben, fuer mich und Nen Pi: Geschirr abreiben (typisch Thai – nachdem das Geschirr von den Weissen schon gewaschen wurde, rubbeln wir es nachher [Hygiene..] noch mal alles mit einem Tuch ab).

Der Tag schreitet voran. Es wir dnun so um 17:00 Uhr sein. “Und jetzt? Ich weiss es nicht..”, wie der Text irgendeines mir schleierhaft bekannten Liedtextes lautet. Abend wir dann abermals Tee, Kaffe, Kakao etc. (von den Nen’s eigentlich immer nur super suesse bunte Fanta.. unerwaehnt, dass hier in Thailand auch die Fanta nicht das selbe ist. Genau das glieche Eticket, ebenfalls von der Coca Cola Company, aber hier qualitativ [kann man in Deutschland ueberhaupt von Qualitaet sprechen?] um laengen schlechter – es ist hier nur Zucker mit Farbe (kraeftig rot, kraeftig gruen, kraeftig gelb) und Brausetabletten.. wir befinden un shier tatsaechlich in der ‘2. Welt’).

Nachts wird dann in jedermoenches Gutti gegangen und im Bestfall meditiert. Ich kam um das Lesen einfahc nicht rum, auch wenn ich mich ja nicht mal mit Relgion beschaeftigen sollte ( der Buddhismus mit seinem faszinierenden Bezug zum Missionieren), sondern nur “Puto Puto” “ein-und ausatmen” denken sollte… tsaja, ich bezweifle stark, dass sich daran auch unser Obermoench haelt..

So in der Art und ungefaehr sieht also ein Tag aus. Vieles wurde nicht erwahnt, nur ein Bruchteil der Regeln und Rituale sind genannt, aber ich bin schon sehr ins Detail gegangen. Die Seiten fuellen sich, und ich koennte noch 3 Kapitel in dieser plaetschernd erzaehlenden Position verharren. Bewustt allerdings wird nun hier geendet, es ist schliesslich Songkran und nach einem sehr spassigen, erlebnisreichen Wasserschlacht-in-der-Strassen-Tag werden mein Bruder und ich uns auch heute wieder ins Getuemel von Autos, Baeng (Babypuder, womit man nach knapp einer Stunde in alle Poren bedeckt ist) und Eiswasser. Viele Autos, viele Freunde; und nciht zu vergessen die Gatoeis, die Ladyboys, die dann immer –wirklich aengstigend!- mit ihrem uebertrieben maedchenhaften Schlenkergang auf einen zugestuermt kommen und dich wild lichen dund wihernd betaetscheln und Fallang-Fallang- Anmachen!

Nun denn, lasst die Welt sich weiter drehen..

Gestern wurde mir von einem befreundeten Engel bewusst gemacht, dass ich nur noch 37 Naechte hier verweile. Ein kleines Nichts, und weiter auf unserem Wege..

Mit dem waermsten Fingerschnips und einem Zwinkern

Gruesst mir die Blumen

Und schenkt auch denn kleinen Krokussen, die ihre zarten Koepfe aus dem Boden der Natur erheben, ein bisschen Beachtung und Wuerde

Bis die Tage!

Man liest sich

Tino

Donnerstag, April 05, 2007

Das Wat-Fragment. Xerox eins bis Fragnolia eins.

Bricht morgen sicher wieder irgendwo eine Art Licht heraus, wenn auch nicht unbedingt das unserer guten, alten Sonne (wer weiss, was alles in den naechsten Stunden interstellar oder schlichtweg mit dem Augenlicht des Lebens geschehen kann..), so laesst es mich nun hoffen, auch fuer folgende Zeilen Gehoer und Sicht zu bekommen. Nach 3 Tagen Einsamkeit laesst sich dieses Verb ins ‘ergattern’ steigern.

Kurz und Gut soll es sich nun Wort fuer Wort verbinden – die heutige Nachricht lautet: “Valentin Schmehl laesst sich auf seiner Liste der Erlebnisses ins Buch des Lebens Band Nummer 13 ¾ Warm einen 10taegigen Crashcourse einmeiseln, in Sachen ‘Was es heisst, ein Moench zu sein’.” Weit ausserhalb jeglichen zeit und datumgefuehles, herausgeschossen aus den Bahnen des geregelten Philistertum, hat es sich also ergeben, dass ich ordiniert wurde. Nach dem man also auf traditionelle Art seines Haupthaares sowie der eher als unnuetz empfundenen Augenbraue beraubt wurde (ich lehnte das Angebot, NICHT mit meiner Kopfhaut zu gehen, also zu gehen, wohlmeinend ab) –bei solchen Prozeduren darf in den hiesigen Kreisen aus Aberglaube kein Haar den Boden beruehren, was mit beschraenkten 6 Armen und 2 Wasserscheusseln ein nervenaufreibendes Karusselrad um sich selbst herum geben kann- kleidete ich mich in weiss.

Nun mehr war ich kein Mensch mehr, sondern ein Nak, in unseren Sprachumwandlungen als Naka bekannt (das Thailaendisch-Suedostasiatische [wie ich es liebe, dieses Wort zu schreiben] Gegenstueck zum chin. Drachen.. iene Art Schlange, wenn man so will. Und ganz am Rande schon etliche Male ‘fast fotografiert’ und ‘versucht gefischt’ und ohnehin gesichtet im Mekong). Diese Wesenswandlung bedeutet einfach nur, dass ich demnaechst ein Moench werde, daher im Zeremoniell und im Gunstanspruch (Karma blabla) einfach hoeher stehe als ich es noch gestern tat. Und um eure Gehirnwindungen noch ein bisschen in suessen Anekdoten schwelgen zu lassen – dieser Zuwerdensein-Moench wird Naka genannt, weil einst einst eine Naka sich als Mensch ‘verkleidet’ (?) hat und Moench wurde. Dieses falsche Spiel bemerkte aber der Buddha und sagte so ganz einfuehlsam (obwohl das Mass an Gemuetsregung heute wohl schwerlich nachgewiesen warden kann): ‘Nur Menschen koennen in den Sangha (die Gemeinschaft) eintreten’. Zum Trost liess die Naka sich aber versprechen, dass zukuenftig alle werdenden Moenche eben Naka genannt werden. So war das damals…

Weiter. Nachdem ich am Naechsten Morgen.. oder wartet! Ich hab ja noch gar nicht erwaehtn, WO wir uns in der Erzaehlung gerade befinden! Halten wir also das altehrwuerdige Prinzip von Ort, Zeit und Handlung ein und beginnen hier:

Ich bin von meienr letzten Ferien-, Jahres- oder Erlbenissetappe im Klettern, dass wir leben nennen, nach dem grossen unabhaengigen Reisen kurze Zeit daheim geblieben, packet meine Sachen aus, um sie an anderer Stelle gerade wieder einzupacken (es laeuft doch ALLES nur auf das ein- und aus- und um-packen. Eine Sache wird zu was anderem umgemodelt, und so geht es immer weiter im Fluss der Dinge..) und mich dann im vaeterlichen Gefaehrt (mein hochgemochter Gastvater [jaja, numero 3, aber der erste, der dieses Titels wuerdig und das mit voller Karacho ist] hat da so einiges noch auf dei Beine gestellt, von dem ich auch erst spaeter Wind bekam. Geld [in Form von ‘ganz freiwilliger Spende’ war auch im Spiel…]) auf zum Wald-Wat (ihr seid natuerlich informiert, der Tempel, das Kloster; Brutstaette des Buddhismusses) Phu Noi (woertl. Kleiner Berg), um dort ein waschechter Moench auf Zeit zu werden. Mit allem Drum und dran, mit mehr ab als dran – also allen Entsagungen, all den Pflichten, all den 227 defnitiv jeden deiner Schritte vorschreibenden Regeln, der Meditation, den 3 Tagen Fasten..

All inklusiv bedeutet hier auch das morgendlich Sterben der Fusssohlen auf den Nadelsteinwegen zum 3km entfernten Dorf (gewisse hoehere Moenche schwingen sich da wohlgetan lieber auf das benzinbetriebene Pferd), um dort Essen zu ‘erbetteln’ (nichts koennte diesen Umstand schlechter erleutern, sind wir doch die halben Gottheiten auf Erden, werden wir doch zo umsorgt, beschenkt, mit Respekt erdreuckt und ange’wait’ und ge’graaaht’ (3x waien und 5-Punkte-Position auf dem Boden).

Inbegriffen der Begriff der Unterordnung unter den respekteinfordernden (uch, dieses Laster mit der Kultur..) Luang Dta (Obermoench, Aeltester und total gebieterisch).

Doch nun denn wohl –

Ich habe also nun, wider Erwarten, erneut eine grosse Lehre und eine tiefe Bereicherung auf meinen Lebenspfaden (eine einzige Strasse ist ja voll oede!) aufgeschultert. Viel gelernt, alles in meinem Inneren. Interessante Einsichten, erschreckende Wahrheiten.

Und alles life nur wieder darauf hin, dass ich mich im Strudel des Fuer und Widers und des Wenn und Abers und aller Philosophie und aller Rationalitaet mir in der Bibliothek der Religion immer noch das Lexikon anstelle eines speziefischen Bandes als Leitfaden waehle, wenn ihr versteht.

Ich bin fuer einen definitiven Glauben oder fuer die Einsicht in einer der vielen unendlichen Wahrheiten moeglicherweise einfahc nicht geschaffen.,,,

Aber von all diesen Dingen soll spaeter erzaehlt werden. Wie letztes Mal wende ich auch hier –meiner guetigen deutschen Deutschlehrerin [entschuldigt und raeusper raeusper: Tutorin] Fr. Adam und ihre interessanten Einblicke in den ‘Epochenueberblick’- die gekonnte Form des Fragments der Romantik an und schliesse hier, ganz unvollendet. Vll. Kommt noch mehr, was gibt es schoeneres als die prickelnde Spannung in einem Buch?

Einfach nur so, und nicht nur, weil ich hundemuede bin.

Punkt hier.

Oder doch erst nach meinem Namen

Tino mit vielen Gruessen

Punkt.