Samstag, Januar 27, 2007

Noel et Nouvel An

Texte du 6 janvier 2007 / Titre intraduisible!

on dit en allemand: "es weihnachtet sehr", cad "l'atmosphère est très à Noel" et Valentin a changé la phrase en "l'atmosphère est relativement peu à Noel"

Back to life.

C'est ainsi que l'on se sent après ces journées agitées de décembre, après des voyages, pleins de nouvelles expériences, Noel, le Jour de l'An...après la borne sur mon chemin AFS "vous avez atteind la moitié de votre séjour. Si possible, ne pas faire demi-tour!" Me voilà donc, pauvre enfant (citation du Faust / Goethe, un peu transformée n.d.t), et je me retrouve coincé entre Thai, cultures et boeuf. Bien que le boeuf n'existe plutôt ici que sous la forme d'un buffle d'eau. Soit dit en passant, j'ai derrière moi ma première tentative de monter un de ces monstres. Ce fut un échec, dû à l'animal qui se faisait apparement une autre idée de "s.t.p. permet à Tino de te monter..."

Quand je me mets à votre place, et je réfléchis à ce qui est de plus présent dans vos petite têtes concernant le chapitre "Tino-en-Thailande", je vois surtout une chose - une question - que je me pose aussi quand je pense à mes amis AFS tout autour du globe (Clem au Paraguay, Charlie en Afrique du Sud [l'inattendue carte du Nouvel An m'a vraiment poussé à penser "quelle faveur m'a été accordée, de faire tout ceci et de vivre ces choses que je pourrai ensuite partager avec toutes ces personnes fascinantes - quelle qu'en soit la nationalité]): quelle forme prend, par Bouddha, une telle journée de Noel (dont j'ai à présent reconnu et ressenti la pleine puissance...), dans tous ces pays étrangers, loin de ses bien-aimés. Chose captivante, à laquelle je voudrai répondre et lever le voile du silence sur mon Noel thailandais.

Reprenons donc le fil du récit de mon dernier blog.
Après que les premiers 15 jours de décembre se soient un peu tirés en longueur, avec des reflexions sur ceci ou cela, après avoir fabriqué une couronne de l'avent et avoir commencé les répétitions avec mes anges-ballerines, je me trouvais importuné par Compère Stress. Loin de toute l'atmosphère méditative de Noel ou de la présence même d'interêt pour cet évènement global (qui ne concerne absolument pas les bouddhistes [donc 95% des thais]) allant un peu plus en profondeur qu'un "arbre en plastique au super-marché" et "amener quelques douceurs à ses amis le jour de Noel" ("c'est quand déjà...") ici personne n'est au courant du motif de Christmas et des idéaux et traditions s'y rapportant (laissons de côté la réponse en cours à la question "que signifie Noel?" "give-me-more-presents")
honnêtement, d'où voudraient-ils le savoir? Connaissons-nous la signification du Songkran-day, ou ------------ ?!

Prêts, pour mieux faire comprendre notre culture -nous étions quand même 5 créatures occidentales au front-, à nous jeter dans l'insomnie du stress de Noel, nous avions répartis les tâches. Nous projetions d'utiliser cette chance de montrer aux enfants ce qui, réparti sur de nombreuses nations, provoque une belle ébullition (je voudrais remarquer que le Philippines, endoctrinées par les Espagnols, célèbrent Noel, de même qu'on découvre à Bangkok des arbres décorés, décos de Noel et musique à chaque coin de rue et dans chaque mall).Nous ne pouvions attendre aucune aide de la part de nos collaborateurs de l'English Department. Nous avions simplement la commande d'Ajan Arunocha (Head of English Dep.): nous aimerions avoir une Christmas Celebration le 26 décembre, organisez donc des jeux, des activités et des spectacles ... notre souhait de faire au moins participer les professeurs thailandais au "play Christmas Day" avec le department au complet et de les faire chanter à la chorale avec quelques élèves - ce souhait s'est brisé contre des excuses décentes et scabreuses. C'est ainsi queeeeee .... nous nous sommes retrouvés tous seuls.

En ce qui me concerne (pour ce qui est des activités scolaires), je me suis tout de suite mis aux répétitions, chaque après-midi après l'école jusqu'à 5h, avec un groupe de filles que j'avais rassemblées (en partie 5/1, d'autres de la 3/1), pour jouer la scène du Nativity-Play où les anges apparaissent aux bergers dans les champs.
En même temps nous devions organiser notre véritable réunion de Noel pour le 24, ce qui évidemment nous est retombé dessus, à Lynn et à moi (naturellement c'était prévu que ca se passerait chez elle), -compte tenu du sens de l'initiative et du "ouai-ouai" ou "on verra" de Brian, Jenny et Jo-Ann-, moi pour lequel se créait cette animation, car chacun voulait que j'ai malgré tout un peu d'amour...
Pour ce qui est des anges, je dois dire que c'était vraiment un projet génial. La facon dont ces filles ont évolué et leur approche de mouvements qui leur était tout à fait étrangers. Et elles s'y sont vraiment mises et elles répétaient et elles apprenaient vite - j'étais vraiment fier de mon groupe. 11 filles, réparties en 3 bergers et 8 anges, avec la "Morgenstimmung" de Grieg (j'avais par chance pris le CD du "livre de la jungle"), ont dansé un ballet. C'était vraiment un succès commun et nous en avons tous profité.
Comme je devais donc, Lynn étant complètement occupée par ses Plays, organiser d'une manière ou d'un autre une fête de Noel, (maintenant je sais comment maman doit se sentir à nos fêtes de Noel), et déterminer les menus complets pour le week-end du 23-25, je n'avais plus le temps de rien faire d'autre. En plus je dois délicatement ajouter qu'il y avait toutes ces mails de Noel et le contact avec le monde extérieur qu'il fallait assurer. Tout bien considéré, vous pouvez vous imaginer combien mes yeux avaient rougis de fatigue, aucune aide ou signe d'interêt ne venant de qui que ce soit -ma host-family etc- .
Nous le supportons avec raison et bon sens!

Le 23 s'était donc pointé. Samedi, tôt le matin. Sautons sur notre vélo, et essayons de transporter un sachet géant de 10 kg sur ce qu'on nomme ici une "route" (personnellement je trouve l'expression "labyrinthe de trous" plus adéquate) pour aller à la maison de Lynn 5 rues plus loin. Dans les bagages se trouvaient 2 pâtes à gâteaux déjà préparées, tous mes livres, des CD, tout ce que j'avais pu trouver pour une atmosphère de Noel, mes cadeaux exquis venus à moi par terre (nous n'avons survolé que des terres à part la Mer Noire pour venir ici), et bien sûr toute la farine, sucre et autres ustensiles de pâtisserie. Car comme vous pouvez l'imaginer, ma devise cette année était: "pas de jour de fête sans pâtisserie de Noel!" Même ici l'expérience a ainsi prouvé qu'il est possible de faire des biscuits... Je me suis régalé toute la matinée entre farine et lait, entre marché et boulangerie de mon ex-oncle, avec lequel j'ai toujours un bon contact. À la fin de la journée, alors que tous les correligionaires -donc les fallangs- s'étaient rassemblés, je me suis retrouvé devant une montagne de Vanillekipferln, Mürbekringeln, Orangensternen, Apfelkrumbel ... (biscuits de Noel allemands, n.d.t.). Laissez-moi disperser quelques expériences sorties de la boîte à biscuits - je me suis éclaté (si vous permettez l'expression) pendant la cuisson (c'est pour ca que je suis allé chez mon oncle et ma tante boulangers, sinon en thailande il n'y a pas de four...) Le coeur s'épanouit pendant que j'observais mon oncle qui s'amusait à découper un bonhomme-muffin de ma pâte à biscuit et même à lui mettre des boutons avec mes bonbons (au début il était très sceptique, en effet c'est une chose qui n'arrive pas souvent - laisser jouer son imagination - en Thailande-où-tout-doit-être-pareil. C'est ainsi que son idéal de beauté pour la pâtisserie de Noel différait beaucoup du mien - géométrique et uniformément parfaite, chaque biscuit l'un-comme-l'autre, parfaits et sans arrêtes ni égratignures) Ah, et les noisettes que Lucie (sans doute en déco) avait mise dans le paquet ont été pour ma tante et mon oncle (on remarque: un boulanger!) une affaire extraordinairement fascinante. De fait ils n'avaient jamais vu ni mangé de noisettes, et ma tante était toute subjuguée par le goût ... même si elle m'a demandé si elles étaient "cuitent"... hihi

Mais les autres avaient aussi apporté leur participation. Tous les ingrédients ont été rassemblés d'après les instructions de Lynn et les miennes, et nous avions même pu trouver du bois pour un feu... C'est ainsi que nous avons vécu une merveilleuse pré-veillée de Noel dans la stricte intimité à 6 (Lynn, Brian [USA, Visconsin], Jenny, Jo-Ann [Philippines], une amie de Lynn, Dani, [Daniella, italo-australienne, une sorte de Chantal intéréssée par l'astrologie] et moi).Glühwein (vin cuit allemand de Noel, n.d.t.), un bon repas, conversation assis autour d'un bon feu...

La journée du 24 montra son nez, et je fus le premier à me glisser hors de ma couette chaude (il s'agissait en réalité de 7 fines couvertures), à me livrer au froid du matin (la maison était glaciale, c'est d'ailleurs pourquoi je me suis décoré de la veste venue d'Himalaya de Lynn), à descendre furtivement 3 escaliers et... Ô bonheur! une chaussette de Nikolaus (dans laquelle on met les cadeaux de la St Nicolas le 6 décembre en Allemagne n.d.t.) était accrochée à la branche de palmier qui remplacait le sapin de Noel, lourde et si enceinte de cadeaux que, plein de compassion, je l'ai prise en pitié et libérée de sa douce charge. Les 2 dames m'attendaient déjà en haut, et à la lueur des bougies, accompagnés de la musique de C.C. "Buddha-Bar" ont écloré, l'une après l'autre, de fascinantes bagatelles du papier fleuri qui les décoraient. Il s'agissaint évidemment en grande partie des cadeaux de Lynn, objets précieux qui m'accompagneront toute ma vie, et les présents de Oma et maman ... je n'ai encore jamais vu d'aussi belle lanterne de ma vie, et tout le monde en est jaloux!
Le 24, jour qui chez vous fut célébré avec chaleur, éclat et gaieté, fut pour moi une journée chargée de sensations, où je me trouvais emprisonné entre le goût de l'aventure et l'arrière-plan culturel de mon coeur, et où toute la culture thai me repoussait... Mais ca avait bien commencé, nous avions des crêpes!
Donc - le 24. Oui, le 24... l'après-midi nous voulions intégrer les thais, nous n'avions pas du tout l'intention de nous isoler -canaille étrangère- (quoiqu'on aurait pu le comprendre pour cette journée spéciale...). Après avoir surmonté quelques problèmes concernant l'invitation des convives, c'est à dire tous les profs de l'English Department plus famille (nous avions accroché une invitation au board, avec la demande expressive de la considérer comme une invitation personnelle; cependant il est impossible aux thais d'accepter si l'hôte n'est pas venu en personne, ou tout au moins la nouvelle du repas-d'après-midi-de Noel ne pouvait se répandre car personne ne peux "inviter quelqu'un d'autre à la place d'un autre hôte"... la fin de l'embrouillis fut que comme par chance j'avais eu vent du problème, j'ai pu -en tant que représentant de Lynn- inviter chacun personnelllement et selon le protocole); après avoir donc invité tout le monde, ils commencèrent à arriver vers 15h (l'invitation disait 14h, mais comme dit Charlie: "le seul thai ponctuel s'appelle Thaifun [allemand pour typhon n.d.t.]) et là débuta pour nous les "hôtes" une chasse à courre et un marathon de cuisine. Pendant que Jenny et Lynn s'occupaient à la cuisine le plus vite possible des plats (nous avions préparé un menu aussi raffiné que nous le permettaient nos moyens restreints), je m'occupais dehors des invités et de leur bien-être; il était bien entendu hors de question pour nos invités, qui ont une orientation culturelle complètement différente, de nous aider aux préparations. C'est à chaque pas cette année qu'on percoit combien les horizons et les valeurs de personnes venues de divers continents diffèrent...
Je ne peux m'empêcher -peut-être à votre désolation- de laisser tomber quelques perles sur notre banquet. Pour des raisons de place et d'équipement dans la maison de Lynn (c'est normal, cela ne fait que 2 ans qu'elle se trouve en thailande après son expulsion de l'Afrique du Sud, déménagement souvent et dépourvue du désir de rester éternellement ici!)nous mangions dehors sur des nattes (que, soit dit en passant, je sais maintenant fabriquer moi-même) et utilisions des feuilles de palmier en guise d'assiette (c-a-d nous les "Fallangs", les thais n'étant pas aussi flexibles dans ce qui est correct ou pas). Tout allait pour le mieux, à table se joignit à nous un poulet de Noel (une oie ou une dinde restèrent indénichables) auquel on avait procuré l'aspect voulu et le goût [délicieux] à l'aide de papier alu et du wok électrique (à nouveau pas de four, évidemment). Ensuite des courges-miel avec du broccoli et des noisettes nous ont rendu visite (création de Lynn), et pour finir sont passés, à côté de plein de petites choses, un custard de bananes, frère salade de fruits (on a même trouvé des fraises) et compère Glühwein. Ils auraient mieux fait de s'abstenir, ils finirent tous dans notre ventre ...
Mais ce cercle d'invités était très sympa, malgré le ronchonnement impoli (selon nos idées recues) de certains thais, et j'ai été très heureux de constater avec quelle bonne volonté surtout Ajan Arunocha (qui a déjà voyagé, ce qui fait une grosse différence) était prête à goûter à tout. C'est ainsi qu'elle a même rompu la règle "les femmes ne boivent pas d'alcool" et qu'elle a essayé notre potion magique rouge et chaude. En résumé un grand succès.
J'ai donc été moins touché que, (comme il fallait s'y attendre) ma mère s'était défilée et n'apparut pas. Que pouvais-je y faire? Elle s'était excusée en invoquant "une amie à laquelle elle devait absolument rendre visite", mais en fait, comme elle m'a révélé plus tard (et ca n'était pas inattendu) elle avait passé la journée à la maison à ne rien faire.
Je pus rester encore un nuit chez Lynn, permission de ma mère à laquelle je ne m'attendais pas. Mais ici aussi c'était une question d'ouverture culturelle, car, si chez nous il est inconvenant pour un écolier de ne pas dormir à la maison en semaine, ici en thailande et en particulier dans notre maison cela ne présente aucun problème. Ce fut à nouveau une belle soirée tranquille avec la seule personne dans mon entourage dont je puisse attendre de l'amour, ou plutôt qui me le fait sentir de telle facon que je le comprenne. Pour enfin arrondir cette expérience, je dirai de Noel: j'ai à présent complètement et entièrement compris ("j'ai appris ma lecon") que cette journée est, quelque soit l'endroit où je me trouve à ce moment-là, vraiment une journée spéciale. Même si on essaie de ne pas y penser, elle nous rejoint quand même tout le temps. On sent - même dans un pays comme celui-ci, où elle n'a pas de signification- tout simplement que ce n'est pas une journée normale. Oui, j'avoue ouvertement qu'une goutte d'eau ou l'autre a quitté mes glandes lacrymales, sans raison particulière et hors de ma volonté. Ce n'était pas des moments où je pensais particulièrement "à la maison" mais ... comment pourrais-je mieux le formuler que -c'est vraiment, on le sent au fond de son coeur - pas un jour normal.
La Sainte Nuit.
Cependant toutes ces expériences autour du "first Noel" (... en dehors de chez moi) n'étaient pas terminées. Suivait le 25, pour mes compagnons d'infortune le véritable jour de Noel, durant lequel nous devions tous aller à l'école. Oui, je ressens combien ca devait être pour eux une chose étrange et discordante que de devoir travailler à la plus importante fête de l'année. Même à moi cette journée apporta un Nuage Gris dans l'esprit. Je me sentais complètement déplacé au vu et à la présence de tous ces "étrangers" qui n'ont pour tes sentiments qu'un manque absolu de sentimentalité. Bien entendu mes amis ne pouvaient ressentir mes sentiments mélancoliques ce jour-là, d'autant plus qu'ils croyaient réellement que Noel c'était le 26, puisque là avait lieu notre fête de l'école pour "Christmas"...
Le 26 s'est bien passé. Bien que cela fut un super-stress de coordiner cette énorme event tous seuls, mais j'ai eu la récompense d'être trés fier de mes filles qui s'en sont si bien tirées. C'est ainsi que le soir du 26, où je tombais épuisé dans mon lit, encore plus tôt qu'à l'ordinaire (20h), se termina la 5ème saison, dans un pays où il n'y en a que 3.

Tout cela fut suivi d'une sortie avec l'école à Pi-Mai, à laquelle j'ai pu participer grâce à Ajan Arunocha. Pi Mai est souvent loué comme étant le "petit Angkor-Wat" et possède malgré ses petites dimensions la splendeur et la gloire des temps passés, le tout plongé dans la sobriété des formes. Des flux de portes inattendues s'alignent, bâtis sans exception en lourde pierre sculptée, contre laquelle le temps ne semble avoir d'autre conséquence que de les rendre plus vénérables, des scènes mythologiques venues d'une époque où le monde de l'Orient et l'Empire du Soleil Couchant n'étaient pas encore entrés en contact...

Ouai. Les 3 jours qui ont suivis étaient réservés aux examens à l'école, ce qui m'a vallu d'être dispensé de cours et de profiter de l'occasion pour m'échapper un peu avec Lynn du trou tranquille Isaan. Elle m'emmena à Kalassin, ville-frontière est du Mekong, une ville qui est surtout caractérisée par sa proximité directe avec la ville laotienne de l'autre côté. Unn marché trépidant avec des produits d'argenterie, de la soie, des marchands ambulants et un intéressant vendeur de thé indiano-thai...
Le but du voyage était surtout 1. d'implanter un chip à Chilli (afin que celle-ci puisse être introduite en Europe) et 2. de rendre visite aux vieux amis de Lynn dans son ancien village. Il est étonnant de constater de combien diffèrent les gens des villes pour la gentillesse et l'ouverture d'esprit (même si au premier abord Phu-Khieo n'est pas vraiment une ville, mais ca grandit à toute allure!) d'avec les vrais Isaaniens dans les villages... Heureusement chez moi aussi je rencontre toutes les facettes se la société, car passé la "ville" de 100m on se retrouve pendant des kilomètres dans une nuée de villages. Sur le chemin du retour nous nous sommes arrêtés à Khon-Khaen - la plus grande ville de l'Isaan, située sur l'axe Bangkok-Chiang-Mai- pour régler quelques affaires. "Ce qui m'a surpris ..." c'était que Lynn, avec toute son expérience des voyages et le reste de prétention au luxe qu'elle s'est conservé da sa vie avant la mort d'Ivi, Lynn donc nous a installé au "Sofitel", un noble hôtel allemand où nous nous sommes laissé entourer d'un style de vie et d'un service occidento-oriental. C'était bien agréable, "de temps en temps on en a besoin" d'après Lynn sirotant une tasse création de Café aux Noix.

Nouvel-An: ma mère et ma soeur s'étant bien sûr échappées au Wat-Dammagei, cédant à leur besoin d'une vie spirituelle-soumise, j'ai passé le 31, un peu malade, chez mon amie Miu, ou plutôt - à la ferme de sa grand-mère.
Ici en Thailande le Nouvel-An n'est qu'une fête de moyenne envergure. Les feux d'artifices ne jouent pas de rôle (au contraire de l'Allemagne, n.d.t.)c'est simplement un moment de réunion de familles où on organise un marathon de bouffe qui dure 3 jours, où ensuite on va d'un ami à l'autre avec des petits cadeaux (surtout pas en oublier un, ca serait un affront éternellement bouillonant sous la surface), on se souhaite une bonne année ("sawaat.di bpi.mai"). Ainsi j'ai revécu la vie vraiment simple, nous avons dormi dans des cabanes de paille dans les champs, avons chevauché des vaches, pêché dans l'étang, récolté et coupé des noix de coco etc... J'ai malheureusement raté le count-down à cause de ma fatigue et de mon rhume, je m'étais endormi (j'ai ensuite appris que mon amie avait déséspérement essayé de me réveiller), je ne le regrette pas, je n'avais plus aussi bien dormi depuis... oui, depuis quand? C'est un sentiment porteur de paix quand tu te réveille le matin à 5.30h, bie reposé, réveillé par quelques coqs des environs, au-dessus de toi le plus magnifique lever de soleil, taché de petits moutons de nuages que tu ne puisses souhaiter dans ton petit coeur. Tu regardes autour de toi et tu penses "comment par Bouddha me suis-je retrouvé sur ce champ de riz?", tu te retournes, et à côté de toi (sur cette sorte de table basse recouverte d'un toît de feuilles que tu peux partout trouver ici et qui sert de refuge aux travailleurs des champs) dort la grand-mère de ton amie, qui est restée auprès de toi dans les champs, sans l'attente d'aucun remerciement, pour veiller sur ton sommeil ... oui oui, là le coeur rit.

Voilà comment c'est chez moi. Et chez vous?
Je vous demande de bien vous porter -
"que je sois charmant, Harriet, ne suffit pas à me donner envie de me marier; il faudrait que je trouve d'autres personnes charmantes, ou au moins un autre personne. Je ne vais non seulement pas me marier maintenant, jer n'ai pas du tout l'intention de le faire!" (Jane Austen, Raison et sentiments n.d.t., traduction correcte non garantie!)

Et pendant que nous nous ébattons sous les arbres et cherchons des elfes, n'oubliez pas que tout est illusion. Si vous fermez les yeux, il n'y a plus rien d'autre du monde trépidant qui vous entoure que les battements de votre coeur et votre entité.

Je commence à délirer.
Vite à ma planche à dessin, un tel état ne fait pas attendre!

Avec le coeur dans la main et un sourire exprès pour vous

A bientôt
votre prochain
Tino

Samstag, Januar 06, 2007

Es Weihnachtet verhaeltnissmaessig wenig

Back to life.
So fuehlt man sich nach all diesen ruhelosen Dezembertagen, nach Reisen, erleben, Weihnachten, Neujahr.. nach dem Meilenstein auf meinem AFS-Weg “Sie haben die Haelfte ihres Aufenthalts erreicht. Wenn moeglich, nicht wenden!” So steh ich nun hier, ich armes Kind, und bin blockiert zwischen Thai, Kulturen und Rind. Obwohl das Rind hier ja eher in Form des Wasserbueffel zu Tage tritt. Nebenbei bemerkt hab ich schon meinen ersten Versuch hinter mir, eines dieser Monstren zu besteigen. Er schlug fehl, aufgrund des Tieres, dass da wohl etwas andere Vorstellungen vom “Lass den Tino doch mal bitte reiten” hatte…

Wenn ich mich in eure Situation versetze, und mir ueberlege, was in euren kleinen Koepfchen in der Abteilung “Tino – in Thailand” am presentesten ist, so sehe ich da vorallem eins – ganz am Rande auch die Frage, die mich im Bezug auf all meine AFS-Freunde um den ganzen Globus (Clem in Paraguay, Charlie in Suedafrika [die unerwartete Neujahrs-Karte hat mich wirklich in die Stuation gebracht, daran zu denken: ‘Was fuer eine Gnade wurde mir zuteil, dies hier zu machen und Dinge zu erlebn, die ich im nachhinein mit all diesen fasziniernden Menschen –jedweder Nation- teilen darf!’]) bedraengt – Wie zum Buddha sieht denn nun ein solch einschlagender Tag (seine volle Wucht und Kapazitaet hab ich jetzt erkannt und zu spueren bekommen..) in all diesen fremden Laendern, weit ab von seinen Liebsten, aus. Spannende Sache, ich moechte nun meinen Teil dazu beitragen und von meinem thailaendischen Weihnachten das verhuellende Tuch des Schweigens nehmen..

Nehmen wir nun den Faden der Erzaehlung des letzten Bloggs wieder auf.
>>Nachdem sich die ersten 2 Dezemberwochen mit kleinen Gedanken an dies und das dahin zogen, nachdem ein Adventskranz erstellt wurde und die Proben mit meinen Ballarina-Engeln aufgenommen wurden, belaestigte mich Gevater Stress. Weit ab von jeglicher Weihnachtsbesinnlichkeit oder ueberhaupt der Presents eines tiefgreifenderem Interesse an diesem Globalen Ereigniss (was ja nun die buddhisten [95% der Thais also] wirklich nicht affektiert) als “Plastikbaum im Supermarkt” und “seinen Freunden am Weihachtstag (“wann war das nochmal..”) ein paar Suessigkeiten bringen” (keiner weiss hier ueber den Grund und die damit verbundenen Ideale und Traditionen des Christmas bescheid. (Lassen wir die Aussage zu der Frage im Unterricht “Was bedeutet Weihnachten?” –‘Give-me-more-Presents’ bei dieser Erklaerung ausser Acht)..
ganz ehrlich, Woher auch? Wissen wir, was Makha Puja-Day oder Wesak bedeutet?!

Weiter – da wir hier als westliche Ausgeburten zu 5t an der Front stehen - bereit, sich fuer die Naeherbringung unserer Kultur in die Schlaflosigkeit des selbstbescheerten Weihachtsstresses zu werfen- teilten wir also die Aufgaben unter uns auf. Wir hatten vor, diese eine Chance, den Kindern hier zu zeigen, was jedes Jahr ueber jede Nation verteilt fuer so viel Aufbrausen sorgt (ich moechte bemerken, dass auch die Phillipinen als von den Spaniern indoktriniertes Land Weihnachten zelebrieren und das auch in Bankgok an jeder Ecke und in jeder Mall geschmueckte Baueme, Dekorationen und Musik wahrzunehmen war). Von unseren Mitarbeitern im English-Department war da nicht viel Hilfe zu erwarten.
Von Ajan Arunocha (Head of English Department) wurde lediglich der Auftrag erteilt: am 26. moechten wir eine Christmas-Celebration haben, also organisiert Spiele, Aktivitaeten und Auffuehrungen..
Unser Wunsch, die Thailehrer doch wenigstens soweit einzubinden, dass sie in dem Play “Christmas Today” mit dem gesamten Department und ein paar Schuelern im Chor singen, zerschellte an dem dezenten, schluepfrigen Herauswinden. Sooo standen wir wieder alleine da.
Ich fuer meine Teil (im Bezug auf die Schulaktivietaet) probte sodann jeden Nachmittag nach der Schule bis um 17:00 mit der zusammengetrommelten Gruppe von Maedels (teils 5/1, teils 3/1 *)
die Szene in dem Nativity-Play, wo die Engel den Schaefern auf den Feldern erscheinen.
Nebenbei musste unsere wirkliche Weihnachts-Zusammenkunft am 24. organisiert werden, was natuerlich, wenn man die jungspuntigkeit und das ‘jojo, schaun wa mal”Benehmen von Brian,Jenny und Jo-Ann bedenkt, Lynne (naturliech wuerde es in ihrem Haus stattfinden), und mir, fuer den ja eigtnlich der ganze Trubel gemacht wurde, da jeder wollte, dass ich trotz allem doch noch etwas Liebe bekam, zuteil kam…

Zu den Engeln muss ich sagen, dass es wirklich ein tolles Projekt war. Wie sich diese Maedchen entwickelten und sich dieser voellig Fremden Bewegungsmoeglichkeit annaeherten. Und sie setzen sich wirlich dran und Probten und lernten schnell – ich war richtig stolz auf meine Gruppe. 11 Maedles, davon 3 Schaefer und 8 Engel, mit der “Morgenstimmung” von Grieg (ich hatte ja zum Glueck die Jungelkind-CD dabei), tanzen Ballett. Es war wirklich ein gemeinschaftlicher Erfolg, und wir profitierten alle davon.
Da ich also, Lynn war durch ihre Plays voellig ausgelastet, ja irgendwie eine Weihnachtsfeier organisieren musste (jetzt weiss ich, wie Maman sich bei unseren Weinachten fuehlen muss), fuer das Wochende vom 23.-25. das gesamte Menue festlegen musste, blieb keine Zeit mehr fuer was anderes. Und dann muss ich natuerlich noch dezent anhaengen, dass ja auch diese Weihnachtsemails und der Kontakt zur Aussenwelt getragen werde musste. Alles in allem, ihr koennt euch vorstellen, wie rot meine Augen von Uebermuedigkeit gewesen sind, ohne dabei von irgendjemanden –nicht meiner Host-Familie etc.- Hilfestellung oder Einmischungen/Interesse zu bekommen. Wir tragen es mit Vernunft!

Der 23. War also angeruckt. Samstag, frueh morgens. Schwingen wir uns auf unser Fahrrad und versuchen, auf dem, was man hier allgemein “Strassen” nennt (persoenlich spricht mir der Ausdruck “Loecherlabyrinth” eher zu), eine 10 Kilo schwere Riesentuete zu Lynns Haus 5 Strassen weiter zu transportieren. Im Gepaeck befanden sich 2 schon vorbereitete Teige, all meine Buecher, CD’s, alles was ich an Weihnachtsstimmung und dessen Beiwerk auftreiben konnte, meine feinen, aus “Ueberland” (ich sage nicht Uebersee, wir sind ja ausser ueber das Schwarze Meer nur ueber Land hierher geflogen) zu mir gekommene Geschenke und natuerlich noch das ganze Mehl, Zucker und andere Backutensilien. Denn wie ihr euch nun denken koennt: ‘Kein Festtag ohne Baeckerei und Kleckerei’ hiess dieses Jahr mein Wahlspruch! Sogar hierzulande ist es also nachweislich und aus Erfahrung moeglich, Kekse zu backen.. Den ganzen Morgen hatte ich meine Freude zwischen Mehl und Milch, zwischen Markt und Baeckerei meines Ex-Onkels, nach wie vor gute Verbindung, und am Ende des Tages, nachdem alle Gleichgesinnten -sprich Fallangs- zusammengekommen waren, stand ich vor einem Berg von Vanillekipferln, Muerbekringeln, Orangensternen, Apfelkrumbels..
Lasst mich noch kurz aus der Keksdose ein paar Erfahrungen verspruehen – beim Backen (daher ging ich ja zu meiner Tante und meinem Onkel, in Thailand gibts ja sonst keine Oefen..) hatte ich eine riesen Gaudi, wenn ihr mir den Ausdruck erlaubt. Das Herz bluehte auf, als ich meinem Onkel zusah, wie er sich einen Spass daraus machte, aus meinem Plaetzchenteig einen Muffin-Mann auszuschneiden und ihm mit meinen Drops noch Knoepfe zu verleihen (am Anfang war er noch seeehr skeptisch, schiesslich kommt sowas “FreinachderNase”Machen hier im Alle-haben-Gleich-zu-sein-Thailand nicht oft vor. So waren auch seine Schoenheitsideale fuer das perfekte Weihn.-Konfekt ganz andere als meine – geometrisch und einheitlich perfekt, alle ein-wie-das-andere und schoen ohne Kanten und Krotzen). Ach, und Lucies (wahrscheinlich nur aus Deko) mitgeschickten Haselnuesse waren fuer meine Tante und meinen Onkel (wohlgemerkt Baecker!) eine ganz ausserordentlich faszinierede Angelegenheit. Tatsaechlich hatten sie noch nie Haselnuesse gegessen oder gesehen, und meine Tante war ganz fasziniert von dem Geschmack.. auch wenn sie mich gefragt hat, ob sie denn “gekocht” sein.. hihi

ich war also nicht faul.
Aber auch die anderen hatten so ihren Teil beigetragen. Nach meiner und Lynns Anleitung kamen alle Zutaten fuer die kommnden Gerichte zusammen, und tatsaechlich hatten wir Brennholz organisieren koennen.. so wurde es ein wunderschoener Vor-Weihnachtsabend im engsten 6er-Kreise (Lynn, Tino, Brian [USA, Visconsin], Jenny, Jo-Ann [Fillip.] und Lynns Freundin Dani [‘Daniela’, Italienisch-Australisch, eine Art astrologisch-interessierte Chantal]). Gluehwein, gutes Essen, Unterhaltung, am Feuer sitzen..
Der 24. brach an, und ich war der erste, der unter seiner warmen Decke (in Wirklichkeit sind des 7 duenne Decken gewesen..) schluepfte, sich in die Kaelte des Morgens begab (das Haus war eisig, weshalb ich mich auch mit Lynns Himalya-Jacke verschoenerte), dei Treppe hinunterschlich, und.. siehe da! An dem Palmenzweig, der unsere Nordmanntanne ersetzen sollte, hing eine Nikolaussocke, schwer und Geschenkeschwanger, dass ich so grosses Mitleid bekam, mich ihrer erbarmte, und ihr die suesse Last entnahm. Die 2 Damen hatten mich schon oben erwartet, und im Kerzenschein und bei der Musik von Claude Challe ‘Buddha-Bar’ schluepften eine faszinierende Kleingkeit nach der Anderen aus dem schmueckenden Papier. Hauptsaechlich waren es natuerlich Lynns Geschenke, erlesene Kostbarkeiten aus aller Herrenlaender, und Omas und Mames Zuwendungen.. eine so schoene Laterne habe ich im Leben noch nicht gesehen, und auch alle anderen sind neidisch!
Der 24., der bei euch mit so viel Waerme, Glanz und Froehlichkeit zelebriert wurde, ergab sich fuer mich als gefuehlstraechtigen Tag, in dem man zwischen Abenteuerlust und den eigenem kulturellen Herzenshintergrund gefangen war, und an dem ich mich von der gesamten Thaikultur abgestossen fuehlte.. aber er fing gut an, wir hatten Crepes! ;)
Also – der 24. Ja, der 24. … Nachmittags wollten wir natuerlich noch die Thais einbinden, es stand ja nicht in unserer Absicht, uns als Fremden-Pack abzugrenzen (obwohl man es fuer diesen besonderen Tag eigentlich schon verstehen koennte..). Nachdem wir einige Pobleme mit der Einladung der Gaeste, sprich alle Leherer aus dem English-Department + Angehoerige, ueberstanden hatten (wir hingen einen Einladungs-Zettel ans Board, mit der ausdruecklichen Bitte, dies als eine persoenliche Einladung zu nehmen; allerdings ist es fuer Thais unmoeglich, zu kommen, wenn der Gastgeber nicht personelich zu einem kommt bzw.: Die Nachricht des Nachmittags-Weihnachtsessen konnte sich nicht verbreiten, da keiner ‘andere auf eine Feier eines anderen Gastgebers einladen' kann.. das Ende der Verzwickung war dann, dass ich zum Glueck von diesem Missstand Wind bekommen hatte und so –als Lynns Stellvertreter- alle foermlich und protokollgerecht persoenlich einlud), trudelten also gegen 15:00 die meisten ein(die Einladung lautete eigentlich 14:00, aber ganz in Charlies Sinne ‘Der einzige puenktliche Thai heisst Taifuun’), begann fuer uns ‘Gastgeber’ eine Hetzjagd und ein foermlicher Kochmarathon. Waehrend Jenny und Lynn sich in der Kueche so schnell wie moeglich um die ganze Verkoestigung sorgten (wir hatten ein recht raffiniertes Menue zusammengestellt, so weit dies unsere eingeschraenkten Moeglichkeiten erlaubten), musste ich die Gesellschaft draussen unterhalten und fuer deren Wohl sorgen; natuerlich war es fuer unsere kulturell anders orientierten Mitgaeste unmoeglich, bei den Vorbereitungen zu helfen. Bei jedem Schritt in diesem Jahr erlebt man doch, wie extrem sich die Horizonte und Werte von Menschen andere Erdteile unterscheiden…
Ich kann es mir –vll. zu eurem Leidwesen- nicht verkneifen, doch noch einige Koestlichkeiten unseres Banketts in From 'Schwarz auf Weiss' fallen zu lassen. Aus Platzgruenden und unzureichender Ausstattung in Lynns Haus assen wir draussen auf Matten (die ich nebenbei jetzt selbst herstellen kann), und bedienten uns (das heisst, ‘wir’ Fallangs, meine Lehrer hatten dazu nicht die noetige Flexibilitaet in der Vorstellung, was sich gehoert) anstatt Teller Bananenblaetter. Alles bestens;
Zu Tisch gesellten sich dann ein Weihnachtshuhn (eine Gans oder Truthan waren nicht aufzutreiben), dem notduerftig (erneut kein Ofen, selbstverstaendlich) mit Alufolie und dem elektr. Wok zu dem gewuenschten Aussehen und [excellenten] Geschmack verholfen wurde. Dann kam noch Honigkuerbis mit Brokolie und Nuessen zu Besuch (Lynns eigene Kreation), und neben einigen vielen Kleinigkeiten schauten letztendlich auch noch Bananen-Kustard, Bruder Fruechtesalat (sogar Erdbeeren konnten wir auftreiben) und Vaeterchen Gluehwein vorbei. Haetten sie wohl lieber nicht tuen sollen, sie alle endeten in unseren Maegen..
Erfreulich aber war die gemeinsame Runde und sehr gluecklich stimmte mich die Bereitwilligkeit besonders Ajan Arunocha’s (welche ja schon gereist ist, was einen erheblichen Unterschied macht), alles mal auszurpobieren. So brach sie sogar mit der Regel “Frauen trinken keinen Alkohol” und probierte von unserem roten, warmen Zaubertrank. Resuemierend ergab sich also ein grosser Erfolg..
Abrundend schmerzte mich der Umstand dann auch nicht uebermaessig, dass (wie ja vorherzusehen) meine Mutter sich mal wieder aus der Einladung herausgewunden hatte und nicht erschien. Was soll ich machen? Sie gab zwar vor ‘unbedingt ihre Freunndin besuchen zu muessen’, blieb aber, wie sich mir im Nachhinein nicht unerwartet offenbarte, den ganzen Tag Nichts tuend daheim.
Den 24. blieb ich dann, trotz meines Nichterwartens einer Erteilung der Erlaubniss von Seiten Mutterns noch eine Nacht bei Lynn. Doch auch hier hiess es wieder, kulturell offen an die Sache ranzugehen, und so ergab sich, dass das –mag es bei uns auch als Ungehoerig fuer einen Schueler gelten, unter der Woche oder vor Schultagen ausser Haus zu uebernachten- hier in Thailand, auf jeden Fall aber in unserem Haushalt, kein Problem darstellt.
Es wurde wieder ein sehr schoener, gemuetlicher Abend mit der einzigen Person im Umkreis, von der ich wirklich Liebe erwarten kann, bzw. sie mich diese so verspueren laesst, wie ich es verstehe.
Um nun diese Erfahrung abzurunden, sei soviel zu Weihnachten gesagt: Ich habe jetzt Voll und Ganz begriffen (‘ich habe meine Lektion gelernt’:), dass dieser Tag, wo auch immer ich seien mag, ein wirklich besonderer Tag ist. Wie sehr man auch imemr versucht, nicht daran zu denken, es holt einen doch immer wieder ein. Man spuert –auch in einem solchen Land, in dem er doch keine Bedeutung hat- einfach, dass es kein normaler Tag ist. Ich erzaehle euch ganz offen, dass der eine oder andere Tropfen ganz unnwillkuerlich und offenbar ohne gedanklichen Grund sich von meiner Traenendruese verabschiete. Ich habe in solchen Momenten nie direkt an ‘zuhause’ gedacht, aber.. wie soll ich es besser fomulieren als – es ist eben, und das spuert man ganz tief in seinem Herzen, kein normaler Tag. Heilige Nacht.

Doch diese ganze Erfahrung des ‘First Noel’ (..ausserhalb des Heimes) war noch nicht zu Ende. Da folgten noch der 25., fuer all meine Leidensgenossen der eigentliche Weihnachtstag, an dem wir alle in die Schule mussten. Ja, ich kann es schon nachvollziehen, dass es fuer sie eine seltsame und missstimmende Sache sein muss, am wichtigsten Festtag des Jahres arbeiten zu muessen.
Auch mir brachte dieser Schultag eine Graue Wolke in den Sinn. Ich fuehlte mich beim Anblick und in der Gegenwart all dieser ‘Fremden’, die fuer mein Empfinden ein absolutes Leck an Einfuehlsamkeit hatten, absolut fehl am Platz. Selbstverstaendlich konnten meine Freunde meine melancholischen Gefuehle an diesem Tag nicht nachvollziehen, zumal sie ja noch tatsaechlich glaubten, der eigentliche Weihnachtstag sei erst am 26., weil da die Schulveranstaltung fuer Christmas stattfand…vergeben, vergessen, ich waere gegenueber einem Thai-AFSer in Deutschland auch nicht der beste Freund gewesen, zB. an Songkran Day..

Der 26. verlief gut. Wir hatten zwar erheblichen Stress, ganz alleine dieses Riesen Event zu koordinieren, aber es brachte mir Stolz auf meine Maedels, da sie ihre Sache so gut machten. So ging am Abend des 26., an dem ich erschoepft sogar noch frueher als gewoehnlich 20 Uhr ins Bett fiel, die 6. Jahreszeit (bekommt ihr sie zusammen?) zu Ende, in einem Land in dem es von Grundauf eigentlich nur 3 gibt.

Den Anschluss machte ein Schultrip nach Pi-Mai, zu dem mir Ajan Arunocha verhalf. Pi-Mai wird oft als das “kleine Angkor Wat” gelobt, und hat trotz seiner kleinen Groesse [ ;) ] die Pracht und die Glorie vergangener Zeiten, alles getaucht in die Schlichtheit der Formen. Unbedachte Tuerfluten reihen sich, allesamt aus behauenem, schwerem Stein, den die Zeit nichts anhaben zu scheint als ihn noch erwuerdiger erscheinen zu lassen; Mythologische Szenen aus einer Zeit, in dem die Welt des Ostens und das Reich der untergehenden Sonne noch nicht in Beruehrung gekommen waren…

Jo. Die folgenden 3 Tage, bis zum 30., waren an der Schule Testwoche, soddass ich frei bekam und die Gelgenheit nutzte, mit Lynn ein bisschen aus dem stillen Isaan-Nezt auszubrechen. Sie nahm mich mit nach Kalassin, einer Provinzhauptstadtstadt am oestlichen Grenzufer des Mekongs - eine Stadt, die vorallem durch ihre direkte Naehe zur Laotischen Nachbargemeinde auf der anderen Seite gekennzeichnet ist. Ein wuselnder Markt mit Silberprodukten, Seide, Strassenhaednlern und einem interessanten Idianisch-Thai-Teeverkaeufer..
Die Reise war vorallem dazu gedacht, 1. Chilli zu chippen [damit diese nach Europa eingeflogen werden kann] und 2. Lynns alte Freunde in ihrem ehemaligen Dorf zu besuchen. Es ist erstaunlich, wie unterschiedlich offenherzig und freundlich die Menschen aus der Stadt [obwohl man auf en ersten Eindruck Phu-Khieo wirklich nicht als eine 'City' erkennen wuerde, aber es waechst rasant!] und die wirlichen Isaa-Aner in den Doerfern sind… zum Glueck komme ich auch bei mir mit allen Facetten der Gesellschaft zusammen, da es bei mir 100 meter ausserhalb der ‘Stadt’ ueber Kilometer nur ein Gebilde aus verschiedenen Doerfern ist. Auf der Rueckfahrt blieben wir dann in Khon-Kaen –groessste Stadt im Isaan und in der Achse Bangkok-Chiang Mai-Khon Kaen – um einiges zu erledigen. “Erstaunlich fuer mich war, dass..” wir, ganz nach Lynns Reiseerfahrung und dem Rest Anspruch auf Luxus, den sie aus dem Leben vor Ivi’s Tod (ihrem Sohn, entschuldigt die Indeskretheit) mitgebracht hat, im ‘Sofitel’, einem deutschstammigen Nobelhotel, Halt machten und uns mit oestlich-westlichem Stilleben und Service berieseln liessen.
So laesst’s sich’s leben, “von Zeit zu Zeit braucht man so was”, so Lynn bei der Tasse Creation de Café au Noix.

Neujahr: den 31., meine Mutter und Schwester waren selbstverstaendlich zum Wat Dammagei ausgeflogen, um ihren Zwang nach einem spirituell-unterwuerfigen Leben nachzugeben, verbrachte ich, gluecklich und erleichtert, trotz allem leicht kraenklich, bei meiner Freundin Miu, das heisst – auf der Farm ihrer Grossmutter.
Neujahr hier in Thailand ist ein mittelmaessig wichtiges Fest. Feuerwerk etc. spielen keine Rolle, es ist eigentlich nur die Zeit, in der alle Familienangehoerigen zusammenkommen, 3 Tage lang einen Fressmarathon abhalten,dann noch mit kleinen Geschenken von Freund zu Freund wandern (bloss keinen auslassen, das waere eine ewig unterschwellig brodelnde Beleidigung), sich ein Neues Jahr wuenschen ("Sawaat-Di Bpi-Mai"). Ich erlebte so also mal wieder das richtig einfache Leben, wir schliefen in den Strohhuetten auf dem Feld, ritten Kuehe, Fischten im Wasser-Tung, ernteten und schnitten Kokosnuesse etc. Den Countdown hab ich durch meine Erkaeltung und Ermattung leider verschlafen (wie ich spaeter erfuhr, versuchte meine Freundin verzweifelt, mich wach zubekommen), bereuen tu ich’s nicht, ich hatte denn besten Schlaf seit.. ja, seit wann?
Es ist ein tolles, friedenbringendes Gefuehl, wenn du morgens ausgeschlafen um 5:30 aufwachst, geweckt von ein paar Haehnen in der Naehe, ueber dir der wunderbarste Sonnenaufgang mit Schaefchenwolken, den du dir mit deinem kleinen Herzen wuenschen kannst. Du siehst dich um, und denkst dir “wie zum Buddha bin ich hier auf dieses Reisfeld gelangt”, drehst dich um, und neben dir (auf der Art blaetterueberdachten,niedrigen Tisch, den du ueberall als Feldarbeiter-Unterschhlupf findest) die Grossmutter deiner Freundinn schlafend liegt, die ohne Dank zu erwarten bei dir auf dem Feld bleibt, um ueber dich im Schlaf zu wachen..jaja, da lacht das Herz.

Nun gut, so siehts bei mir aus. Und bei euch?
Ich bitte euch, gehabt euch wohl –
>> Das ich reizend bin, Harriet, reicht nicht aus, um mich zum Heiraten zu veranlassen; ich muesste dazu auch andere Leute reizend finden, oder zumindesten einen anderen Menschen. Ich werde nicht nur gegenwaertig nciht heiraten, sondern ich ahbe ueberhaupt nicht die Absicht, es zu tun!<<

Und waehrend wir uns unter Bauemen tummeln und nach Elfen suchen, vergesst nicht, dass alles eine Illusion ist. Wenn ihr die Augen zumacht, ist da nichts von der euch umtrubelnden Welt, als euer Herzschlag und euere Entitaet..

Ich fange an zu fantasieren,
Geschwind ans Zeichenbrett, solch ein Zustand laesst nicht auf sich warten!

Mit dem Herz in der Hand und einem fuer euch bestimmten Laecheln
Bis demnaechst

Mitmensch Tino