Samstag, Januar 27, 2007

Noel et Nouvel An

Texte du 6 janvier 2007 / Titre intraduisible!

on dit en allemand: "es weihnachtet sehr", cad "l'atmosphère est très à Noel" et Valentin a changé la phrase en "l'atmosphère est relativement peu à Noel"

Back to life.

C'est ainsi que l'on se sent après ces journées agitées de décembre, après des voyages, pleins de nouvelles expériences, Noel, le Jour de l'An...après la borne sur mon chemin AFS "vous avez atteind la moitié de votre séjour. Si possible, ne pas faire demi-tour!" Me voilà donc, pauvre enfant (citation du Faust / Goethe, un peu transformée n.d.t), et je me retrouve coincé entre Thai, cultures et boeuf. Bien que le boeuf n'existe plutôt ici que sous la forme d'un buffle d'eau. Soit dit en passant, j'ai derrière moi ma première tentative de monter un de ces monstres. Ce fut un échec, dû à l'animal qui se faisait apparement une autre idée de "s.t.p. permet à Tino de te monter..."

Quand je me mets à votre place, et je réfléchis à ce qui est de plus présent dans vos petite têtes concernant le chapitre "Tino-en-Thailande", je vois surtout une chose - une question - que je me pose aussi quand je pense à mes amis AFS tout autour du globe (Clem au Paraguay, Charlie en Afrique du Sud [l'inattendue carte du Nouvel An m'a vraiment poussé à penser "quelle faveur m'a été accordée, de faire tout ceci et de vivre ces choses que je pourrai ensuite partager avec toutes ces personnes fascinantes - quelle qu'en soit la nationalité]): quelle forme prend, par Bouddha, une telle journée de Noel (dont j'ai à présent reconnu et ressenti la pleine puissance...), dans tous ces pays étrangers, loin de ses bien-aimés. Chose captivante, à laquelle je voudrai répondre et lever le voile du silence sur mon Noel thailandais.

Reprenons donc le fil du récit de mon dernier blog.
Après que les premiers 15 jours de décembre se soient un peu tirés en longueur, avec des reflexions sur ceci ou cela, après avoir fabriqué une couronne de l'avent et avoir commencé les répétitions avec mes anges-ballerines, je me trouvais importuné par Compère Stress. Loin de toute l'atmosphère méditative de Noel ou de la présence même d'interêt pour cet évènement global (qui ne concerne absolument pas les bouddhistes [donc 95% des thais]) allant un peu plus en profondeur qu'un "arbre en plastique au super-marché" et "amener quelques douceurs à ses amis le jour de Noel" ("c'est quand déjà...") ici personne n'est au courant du motif de Christmas et des idéaux et traditions s'y rapportant (laissons de côté la réponse en cours à la question "que signifie Noel?" "give-me-more-presents")
honnêtement, d'où voudraient-ils le savoir? Connaissons-nous la signification du Songkran-day, ou ------------ ?!

Prêts, pour mieux faire comprendre notre culture -nous étions quand même 5 créatures occidentales au front-, à nous jeter dans l'insomnie du stress de Noel, nous avions répartis les tâches. Nous projetions d'utiliser cette chance de montrer aux enfants ce qui, réparti sur de nombreuses nations, provoque une belle ébullition (je voudrais remarquer que le Philippines, endoctrinées par les Espagnols, célèbrent Noel, de même qu'on découvre à Bangkok des arbres décorés, décos de Noel et musique à chaque coin de rue et dans chaque mall).Nous ne pouvions attendre aucune aide de la part de nos collaborateurs de l'English Department. Nous avions simplement la commande d'Ajan Arunocha (Head of English Dep.): nous aimerions avoir une Christmas Celebration le 26 décembre, organisez donc des jeux, des activités et des spectacles ... notre souhait de faire au moins participer les professeurs thailandais au "play Christmas Day" avec le department au complet et de les faire chanter à la chorale avec quelques élèves - ce souhait s'est brisé contre des excuses décentes et scabreuses. C'est ainsi queeeeee .... nous nous sommes retrouvés tous seuls.

En ce qui me concerne (pour ce qui est des activités scolaires), je me suis tout de suite mis aux répétitions, chaque après-midi après l'école jusqu'à 5h, avec un groupe de filles que j'avais rassemblées (en partie 5/1, d'autres de la 3/1), pour jouer la scène du Nativity-Play où les anges apparaissent aux bergers dans les champs.
En même temps nous devions organiser notre véritable réunion de Noel pour le 24, ce qui évidemment nous est retombé dessus, à Lynn et à moi (naturellement c'était prévu que ca se passerait chez elle), -compte tenu du sens de l'initiative et du "ouai-ouai" ou "on verra" de Brian, Jenny et Jo-Ann-, moi pour lequel se créait cette animation, car chacun voulait que j'ai malgré tout un peu d'amour...
Pour ce qui est des anges, je dois dire que c'était vraiment un projet génial. La facon dont ces filles ont évolué et leur approche de mouvements qui leur était tout à fait étrangers. Et elles s'y sont vraiment mises et elles répétaient et elles apprenaient vite - j'étais vraiment fier de mon groupe. 11 filles, réparties en 3 bergers et 8 anges, avec la "Morgenstimmung" de Grieg (j'avais par chance pris le CD du "livre de la jungle"), ont dansé un ballet. C'était vraiment un succès commun et nous en avons tous profité.
Comme je devais donc, Lynn étant complètement occupée par ses Plays, organiser d'une manière ou d'un autre une fête de Noel, (maintenant je sais comment maman doit se sentir à nos fêtes de Noel), et déterminer les menus complets pour le week-end du 23-25, je n'avais plus le temps de rien faire d'autre. En plus je dois délicatement ajouter qu'il y avait toutes ces mails de Noel et le contact avec le monde extérieur qu'il fallait assurer. Tout bien considéré, vous pouvez vous imaginer combien mes yeux avaient rougis de fatigue, aucune aide ou signe d'interêt ne venant de qui que ce soit -ma host-family etc- .
Nous le supportons avec raison et bon sens!

Le 23 s'était donc pointé. Samedi, tôt le matin. Sautons sur notre vélo, et essayons de transporter un sachet géant de 10 kg sur ce qu'on nomme ici une "route" (personnellement je trouve l'expression "labyrinthe de trous" plus adéquate) pour aller à la maison de Lynn 5 rues plus loin. Dans les bagages se trouvaient 2 pâtes à gâteaux déjà préparées, tous mes livres, des CD, tout ce que j'avais pu trouver pour une atmosphère de Noel, mes cadeaux exquis venus à moi par terre (nous n'avons survolé que des terres à part la Mer Noire pour venir ici), et bien sûr toute la farine, sucre et autres ustensiles de pâtisserie. Car comme vous pouvez l'imaginer, ma devise cette année était: "pas de jour de fête sans pâtisserie de Noel!" Même ici l'expérience a ainsi prouvé qu'il est possible de faire des biscuits... Je me suis régalé toute la matinée entre farine et lait, entre marché et boulangerie de mon ex-oncle, avec lequel j'ai toujours un bon contact. À la fin de la journée, alors que tous les correligionaires -donc les fallangs- s'étaient rassemblés, je me suis retrouvé devant une montagne de Vanillekipferln, Mürbekringeln, Orangensternen, Apfelkrumbel ... (biscuits de Noel allemands, n.d.t.). Laissez-moi disperser quelques expériences sorties de la boîte à biscuits - je me suis éclaté (si vous permettez l'expression) pendant la cuisson (c'est pour ca que je suis allé chez mon oncle et ma tante boulangers, sinon en thailande il n'y a pas de four...) Le coeur s'épanouit pendant que j'observais mon oncle qui s'amusait à découper un bonhomme-muffin de ma pâte à biscuit et même à lui mettre des boutons avec mes bonbons (au début il était très sceptique, en effet c'est une chose qui n'arrive pas souvent - laisser jouer son imagination - en Thailande-où-tout-doit-être-pareil. C'est ainsi que son idéal de beauté pour la pâtisserie de Noel différait beaucoup du mien - géométrique et uniformément parfaite, chaque biscuit l'un-comme-l'autre, parfaits et sans arrêtes ni égratignures) Ah, et les noisettes que Lucie (sans doute en déco) avait mise dans le paquet ont été pour ma tante et mon oncle (on remarque: un boulanger!) une affaire extraordinairement fascinante. De fait ils n'avaient jamais vu ni mangé de noisettes, et ma tante était toute subjuguée par le goût ... même si elle m'a demandé si elles étaient "cuitent"... hihi

Mais les autres avaient aussi apporté leur participation. Tous les ingrédients ont été rassemblés d'après les instructions de Lynn et les miennes, et nous avions même pu trouver du bois pour un feu... C'est ainsi que nous avons vécu une merveilleuse pré-veillée de Noel dans la stricte intimité à 6 (Lynn, Brian [USA, Visconsin], Jenny, Jo-Ann [Philippines], une amie de Lynn, Dani, [Daniella, italo-australienne, une sorte de Chantal intéréssée par l'astrologie] et moi).Glühwein (vin cuit allemand de Noel, n.d.t.), un bon repas, conversation assis autour d'un bon feu...

La journée du 24 montra son nez, et je fus le premier à me glisser hors de ma couette chaude (il s'agissait en réalité de 7 fines couvertures), à me livrer au froid du matin (la maison était glaciale, c'est d'ailleurs pourquoi je me suis décoré de la veste venue d'Himalaya de Lynn), à descendre furtivement 3 escaliers et... Ô bonheur! une chaussette de Nikolaus (dans laquelle on met les cadeaux de la St Nicolas le 6 décembre en Allemagne n.d.t.) était accrochée à la branche de palmier qui remplacait le sapin de Noel, lourde et si enceinte de cadeaux que, plein de compassion, je l'ai prise en pitié et libérée de sa douce charge. Les 2 dames m'attendaient déjà en haut, et à la lueur des bougies, accompagnés de la musique de C.C. "Buddha-Bar" ont écloré, l'une après l'autre, de fascinantes bagatelles du papier fleuri qui les décoraient. Il s'agissaint évidemment en grande partie des cadeaux de Lynn, objets précieux qui m'accompagneront toute ma vie, et les présents de Oma et maman ... je n'ai encore jamais vu d'aussi belle lanterne de ma vie, et tout le monde en est jaloux!
Le 24, jour qui chez vous fut célébré avec chaleur, éclat et gaieté, fut pour moi une journée chargée de sensations, où je me trouvais emprisonné entre le goût de l'aventure et l'arrière-plan culturel de mon coeur, et où toute la culture thai me repoussait... Mais ca avait bien commencé, nous avions des crêpes!
Donc - le 24. Oui, le 24... l'après-midi nous voulions intégrer les thais, nous n'avions pas du tout l'intention de nous isoler -canaille étrangère- (quoiqu'on aurait pu le comprendre pour cette journée spéciale...). Après avoir surmonté quelques problèmes concernant l'invitation des convives, c'est à dire tous les profs de l'English Department plus famille (nous avions accroché une invitation au board, avec la demande expressive de la considérer comme une invitation personnelle; cependant il est impossible aux thais d'accepter si l'hôte n'est pas venu en personne, ou tout au moins la nouvelle du repas-d'après-midi-de Noel ne pouvait se répandre car personne ne peux "inviter quelqu'un d'autre à la place d'un autre hôte"... la fin de l'embrouillis fut que comme par chance j'avais eu vent du problème, j'ai pu -en tant que représentant de Lynn- inviter chacun personnelllement et selon le protocole); après avoir donc invité tout le monde, ils commencèrent à arriver vers 15h (l'invitation disait 14h, mais comme dit Charlie: "le seul thai ponctuel s'appelle Thaifun [allemand pour typhon n.d.t.]) et là débuta pour nous les "hôtes" une chasse à courre et un marathon de cuisine. Pendant que Jenny et Lynn s'occupaient à la cuisine le plus vite possible des plats (nous avions préparé un menu aussi raffiné que nous le permettaient nos moyens restreints), je m'occupais dehors des invités et de leur bien-être; il était bien entendu hors de question pour nos invités, qui ont une orientation culturelle complètement différente, de nous aider aux préparations. C'est à chaque pas cette année qu'on percoit combien les horizons et les valeurs de personnes venues de divers continents diffèrent...
Je ne peux m'empêcher -peut-être à votre désolation- de laisser tomber quelques perles sur notre banquet. Pour des raisons de place et d'équipement dans la maison de Lynn (c'est normal, cela ne fait que 2 ans qu'elle se trouve en thailande après son expulsion de l'Afrique du Sud, déménagement souvent et dépourvue du désir de rester éternellement ici!)nous mangions dehors sur des nattes (que, soit dit en passant, je sais maintenant fabriquer moi-même) et utilisions des feuilles de palmier en guise d'assiette (c-a-d nous les "Fallangs", les thais n'étant pas aussi flexibles dans ce qui est correct ou pas). Tout allait pour le mieux, à table se joignit à nous un poulet de Noel (une oie ou une dinde restèrent indénichables) auquel on avait procuré l'aspect voulu et le goût [délicieux] à l'aide de papier alu et du wok électrique (à nouveau pas de four, évidemment). Ensuite des courges-miel avec du broccoli et des noisettes nous ont rendu visite (création de Lynn), et pour finir sont passés, à côté de plein de petites choses, un custard de bananes, frère salade de fruits (on a même trouvé des fraises) et compère Glühwein. Ils auraient mieux fait de s'abstenir, ils finirent tous dans notre ventre ...
Mais ce cercle d'invités était très sympa, malgré le ronchonnement impoli (selon nos idées recues) de certains thais, et j'ai été très heureux de constater avec quelle bonne volonté surtout Ajan Arunocha (qui a déjà voyagé, ce qui fait une grosse différence) était prête à goûter à tout. C'est ainsi qu'elle a même rompu la règle "les femmes ne boivent pas d'alcool" et qu'elle a essayé notre potion magique rouge et chaude. En résumé un grand succès.
J'ai donc été moins touché que, (comme il fallait s'y attendre) ma mère s'était défilée et n'apparut pas. Que pouvais-je y faire? Elle s'était excusée en invoquant "une amie à laquelle elle devait absolument rendre visite", mais en fait, comme elle m'a révélé plus tard (et ca n'était pas inattendu) elle avait passé la journée à la maison à ne rien faire.
Je pus rester encore un nuit chez Lynn, permission de ma mère à laquelle je ne m'attendais pas. Mais ici aussi c'était une question d'ouverture culturelle, car, si chez nous il est inconvenant pour un écolier de ne pas dormir à la maison en semaine, ici en thailande et en particulier dans notre maison cela ne présente aucun problème. Ce fut à nouveau une belle soirée tranquille avec la seule personne dans mon entourage dont je puisse attendre de l'amour, ou plutôt qui me le fait sentir de telle facon que je le comprenne. Pour enfin arrondir cette expérience, je dirai de Noel: j'ai à présent complètement et entièrement compris ("j'ai appris ma lecon") que cette journée est, quelque soit l'endroit où je me trouve à ce moment-là, vraiment une journée spéciale. Même si on essaie de ne pas y penser, elle nous rejoint quand même tout le temps. On sent - même dans un pays comme celui-ci, où elle n'a pas de signification- tout simplement que ce n'est pas une journée normale. Oui, j'avoue ouvertement qu'une goutte d'eau ou l'autre a quitté mes glandes lacrymales, sans raison particulière et hors de ma volonté. Ce n'était pas des moments où je pensais particulièrement "à la maison" mais ... comment pourrais-je mieux le formuler que -c'est vraiment, on le sent au fond de son coeur - pas un jour normal.
La Sainte Nuit.
Cependant toutes ces expériences autour du "first Noel" (... en dehors de chez moi) n'étaient pas terminées. Suivait le 25, pour mes compagnons d'infortune le véritable jour de Noel, durant lequel nous devions tous aller à l'école. Oui, je ressens combien ca devait être pour eux une chose étrange et discordante que de devoir travailler à la plus importante fête de l'année. Même à moi cette journée apporta un Nuage Gris dans l'esprit. Je me sentais complètement déplacé au vu et à la présence de tous ces "étrangers" qui n'ont pour tes sentiments qu'un manque absolu de sentimentalité. Bien entendu mes amis ne pouvaient ressentir mes sentiments mélancoliques ce jour-là, d'autant plus qu'ils croyaient réellement que Noel c'était le 26, puisque là avait lieu notre fête de l'école pour "Christmas"...
Le 26 s'est bien passé. Bien que cela fut un super-stress de coordiner cette énorme event tous seuls, mais j'ai eu la récompense d'être trés fier de mes filles qui s'en sont si bien tirées. C'est ainsi que le soir du 26, où je tombais épuisé dans mon lit, encore plus tôt qu'à l'ordinaire (20h), se termina la 5ème saison, dans un pays où il n'y en a que 3.

Tout cela fut suivi d'une sortie avec l'école à Pi-Mai, à laquelle j'ai pu participer grâce à Ajan Arunocha. Pi Mai est souvent loué comme étant le "petit Angkor-Wat" et possède malgré ses petites dimensions la splendeur et la gloire des temps passés, le tout plongé dans la sobriété des formes. Des flux de portes inattendues s'alignent, bâtis sans exception en lourde pierre sculptée, contre laquelle le temps ne semble avoir d'autre conséquence que de les rendre plus vénérables, des scènes mythologiques venues d'une époque où le monde de l'Orient et l'Empire du Soleil Couchant n'étaient pas encore entrés en contact...

Ouai. Les 3 jours qui ont suivis étaient réservés aux examens à l'école, ce qui m'a vallu d'être dispensé de cours et de profiter de l'occasion pour m'échapper un peu avec Lynn du trou tranquille Isaan. Elle m'emmena à Kalassin, ville-frontière est du Mekong, une ville qui est surtout caractérisée par sa proximité directe avec la ville laotienne de l'autre côté. Unn marché trépidant avec des produits d'argenterie, de la soie, des marchands ambulants et un intéressant vendeur de thé indiano-thai...
Le but du voyage était surtout 1. d'implanter un chip à Chilli (afin que celle-ci puisse être introduite en Europe) et 2. de rendre visite aux vieux amis de Lynn dans son ancien village. Il est étonnant de constater de combien diffèrent les gens des villes pour la gentillesse et l'ouverture d'esprit (même si au premier abord Phu-Khieo n'est pas vraiment une ville, mais ca grandit à toute allure!) d'avec les vrais Isaaniens dans les villages... Heureusement chez moi aussi je rencontre toutes les facettes se la société, car passé la "ville" de 100m on se retrouve pendant des kilomètres dans une nuée de villages. Sur le chemin du retour nous nous sommes arrêtés à Khon-Khaen - la plus grande ville de l'Isaan, située sur l'axe Bangkok-Chiang-Mai- pour régler quelques affaires. "Ce qui m'a surpris ..." c'était que Lynn, avec toute son expérience des voyages et le reste de prétention au luxe qu'elle s'est conservé da sa vie avant la mort d'Ivi, Lynn donc nous a installé au "Sofitel", un noble hôtel allemand où nous nous sommes laissé entourer d'un style de vie et d'un service occidento-oriental. C'était bien agréable, "de temps en temps on en a besoin" d'après Lynn sirotant une tasse création de Café aux Noix.

Nouvel-An: ma mère et ma soeur s'étant bien sûr échappées au Wat-Dammagei, cédant à leur besoin d'une vie spirituelle-soumise, j'ai passé le 31, un peu malade, chez mon amie Miu, ou plutôt - à la ferme de sa grand-mère.
Ici en Thailande le Nouvel-An n'est qu'une fête de moyenne envergure. Les feux d'artifices ne jouent pas de rôle (au contraire de l'Allemagne, n.d.t.)c'est simplement un moment de réunion de familles où on organise un marathon de bouffe qui dure 3 jours, où ensuite on va d'un ami à l'autre avec des petits cadeaux (surtout pas en oublier un, ca serait un affront éternellement bouillonant sous la surface), on se souhaite une bonne année ("sawaat.di bpi.mai"). Ainsi j'ai revécu la vie vraiment simple, nous avons dormi dans des cabanes de paille dans les champs, avons chevauché des vaches, pêché dans l'étang, récolté et coupé des noix de coco etc... J'ai malheureusement raté le count-down à cause de ma fatigue et de mon rhume, je m'étais endormi (j'ai ensuite appris que mon amie avait déséspérement essayé de me réveiller), je ne le regrette pas, je n'avais plus aussi bien dormi depuis... oui, depuis quand? C'est un sentiment porteur de paix quand tu te réveille le matin à 5.30h, bie reposé, réveillé par quelques coqs des environs, au-dessus de toi le plus magnifique lever de soleil, taché de petits moutons de nuages que tu ne puisses souhaiter dans ton petit coeur. Tu regardes autour de toi et tu penses "comment par Bouddha me suis-je retrouvé sur ce champ de riz?", tu te retournes, et à côté de toi (sur cette sorte de table basse recouverte d'un toît de feuilles que tu peux partout trouver ici et qui sert de refuge aux travailleurs des champs) dort la grand-mère de ton amie, qui est restée auprès de toi dans les champs, sans l'attente d'aucun remerciement, pour veiller sur ton sommeil ... oui oui, là le coeur rit.

Voilà comment c'est chez moi. Et chez vous?
Je vous demande de bien vous porter -
"que je sois charmant, Harriet, ne suffit pas à me donner envie de me marier; il faudrait que je trouve d'autres personnes charmantes, ou au moins un autre personne. Je ne vais non seulement pas me marier maintenant, jer n'ai pas du tout l'intention de le faire!" (Jane Austen, Raison et sentiments n.d.t., traduction correcte non garantie!)

Et pendant que nous nous ébattons sous les arbres et cherchons des elfes, n'oubliez pas que tout est illusion. Si vous fermez les yeux, il n'y a plus rien d'autre du monde trépidant qui vous entoure que les battements de votre coeur et votre entité.

Je commence à délirer.
Vite à ma planche à dessin, un tel état ne fait pas attendre!

Avec le coeur dans la main et un sourire exprès pour vous

A bientôt
votre prochain
Tino

1 Comments:

Anonymous Anonym said...

hey tino!

leider kann ich keine geburtstagsemail für dich verfassen, da mein computer streikt und ih somit nicht an deine emailadresse heran komme. So muss ich es über diesen Weg machen...

Alles, alles liebe zum Geburtstag! Ich hoffe es geht dir gut und du kannst deinen Tag entsprechend feiern.

Ich liebe dich
Lisa

Ps: in den nächsten Tagen sollte es noch eine Überraschung geben^^

18:17  

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