Montag, September 25, 2006

la route glisse et s'eloigne - (chant de Bilbo)

Eh ben enfin! J'ai enfin réussi à me réserver un petit endroit tranquille et à trouver du temps.Eh oui, il s'est passé pas mal de choses chez votre cher (adjectif dont je présume avec espoir qu'il est correct) Tino, il y a eu quelques changements, mais tout va pour le mieux. Peut-être même encore plus que ca - comme on a sans doute remarqué, je suis en trés bonne forme - je ne m'attendais plus durant mon séjour ici à vivre une si longue période de bon temps, de bonheur et de satisfaction; par chance les yeux m'on été ouverts...
Bon, passons promptement au sujet:
Ca a donc commencé la semaine dernière:après avoir passé les 8 premières semaines quasiment dans une "famille de transit" (puisque malheureusement ca n'a pas été plus que ca), j'arrive enfin à mon lieu de destination, dans ma véritable famille d'accueil...
J'intercale encore un petite remarque: j'ai appris qu'AFS-thailande agit de la facon suivante pour les familles d'accueil: les formulaires des élèves et des familles sont rassemblés au Office, et après avoir été filtrés on adjoint une famille à un certain élève "qui convient" - je suis désolé, je ne voudrai pas paraître ingrat, mais avec moi ils étaient COMPLETEMENT à côté de la plaque. J'ai quand même l'impression qu'il résultait de toutes les descriptions (la mienne incluse) que j'étais actif et loquace (moi même je disais bien que peut-être "ma sociabilité casse de temps en temps les pieds aux autres"). Je ne peux donc comprendre que par une méprise le choix de me mettre dans une famille qui, dans les formulaires, était décrite comme "quiet".
 
Bon, peut-être que ca n'intéresse personne. Continuons donc avec l'importante description de ma situation (suit un jeu de mot intraduisible en francais, qu'il juge lui-même bête hmhm  n.d.t.). Mardi les adieux avec ma famille temporaire n.1 se sont trés agréablement passés, chose étonnante et inattendue. Je me suis retrouvé après la classe face à une Mae' Noy déjà informée, et elle a dit "tu vas vivre à présent avec "Ajan"(prof)" - "oui, mais on reste amis, oke?" - Mai bpen rai - "Ca ne fais rien, c'est mieux comme ca".
Ouai, j'ai donc rassemblé mes affaires (en allemand "mes 7 affaires" voir la suite n.d.t.) (qui se sont transformées de facon effrayante durant ces derniers 2 mois en 70 affaires, pour rester dans la métaphore) et là aussi mon ex-maman d'accueil m'a aidé sans dire un mot. Le soir on est allé une dernière fois chez mon ex-grand-mère (que je n'ai jamais pu souffrir) pour prendre congé. Je vais leur manquer, je dois leur rendre visite, on reste amis - mais ce n'est qu'avec mon oncle boulanger et ma tante que ca a été vraiment touchant - j'ai toujours aimé ces gens amusants, douillets et chauds! Comme toujours nous étions tous seuls dans la boulangerie et nous avons travaillé, et il a médis (pas du tout facon thailandaise!) de sa (ma) famille ou au moins signalé en le soulignant qu'il comprenait  pourquoi je ne pouvais pas y être heureux ... eux ils voudraient que j'aille les voir de temps en temps après l'école et pour le Nouvel An etc...
Pour finir on a fait un feu d'artifice dans le cercle de la famille (dans le style de Mae' Noy, donc rien de dangereux, donc: des pétards!) Tout allait pour le mieux!
Et pourtant - même si les adieux étaient beaux - je ne pouvais prendre de meilleure décision que celle de vivre où je suis maintenant. Je vais à présent essayer de vous mettre au fait:
notre maison est toujours en ville, mais à présent dans un de ces quartiers (la ville entière est composée de quartiers ...) J'ai ma propre chambre, ma soeur partage la sienne avec ma Yai (mamie), mes parents bien sûr sont ensembles. C'est une petite maison, ma Yai est bonne jardinière. Je vais mettre des photos.
Pour expliquer les conditions de vie ... bon, c'est pas vraiment chaotique, mais pas trop rangé. C'est pas dégueu, mais quand même pas trés propre. Je dois laver et repasser mon linge moi-même (j'ai du mal à être à jour pour cette dernière activité et j'ai pas encore trop le truc). Ensuite je dois passer la serpillière (laver par terre, ma pauvre soeur est responsable de la vaisselle - j'ai eu du pot!)
MA Yai est tout simplement époustouflante! Elle est tout le temps en train de me parler et nous faisons la cuisine ensemble et tout...et elle est, d'une manière vieille et calme, trop rigolote! J'aimerai que vous voyiez comme elle se moque de la facon dont je mets mon linge à sécher ... et elle est encore trés en forme pour ses 68 ans. Elle fait comme moi de l'aérobique tous les deux jours, mais autre part (avec de la musique rock-laos).
Bon - je ne pense pas pouvoir vous expliquer comment on vit ici - mais croyez-moi, tout est simplement ... merveilleux. Tout est si simple et naturel. C'est comme si je vivais chez de vieux amis ou comme si on se connaissait depuis toujours. Et pour eux c'est la même chose ... je n'ai donc plus l'impression d'être constamment évalué - nous pourrions déjà vivre depuis 8 mois ensembles comme famille d'accueil, nous aurions les mêmes rapports. En plus on partage tout - ou disons: autant qu'il en convienne pour une vraie famille.
 
Bref, j'ai assez écrits de mots vides - je vois bien que je ne peux pas vraiment vous décrire mes conditions de vie - mais au moins vous savez que je me régale. Ma Mae'  aime voyager et même les visites de musées. C'est ainsi que nous nous sommes déjà un peu balladés, en combinaison avec des commandes de boulot de mon père (en fait il est co-directeur d'une école primaire à 12 km d'ici, mais en même temps il installe des antennes paraboliques pour le DMC / Wat Pratammagei Channel. Et pourtant il ne travaille pas beaucoup et est la plupart du temps à la maison une demi-heure après la fermeture de l'école).
Bon - voilà pour ca. Que dire encore? En ce moment j'ai la tête pleine de choses - je dois planifier mes vacances qui durent 4 semaines et, de manière effrayante, commencent déjà la semaine prochaine - durant la première semaine j'irai sans doute à Phuket (c'a s'est fait aujourd'hui) chez la soeur de ma prof Ajan Arunocha. Ensuite, si c'est encore permis par AFS, j'irai à Ayutaya où, après longues tergiversations, nous voulons tous nous retrouver (les copains d'AFS) et faire un camp de massage qui dure 10 jours. Après j'irai peut-être 3 jours à Bangkok avec Lynn (foreign-teacher, Simbaboué). Voilà, c'est à peu près tout ... ensuite je vais faire un Week-Exchange avec Lena (je dois m'excuser de tout mon coeur, mais je mélange constamment les noms de mes amis: donc, ma nouvelle Clem s'appelle LENA, Laura est une aussi bonne copine à Nan), et peut-être que j'irai aussi avec Lynn à Chiang-Mai et de là en Birmanie en décembre. On verra.
 
Oh, j'oubliais: internet! Bon, la simplicité c'est terminé - notre ordi ici à la maison a 12 ans (oui, pour Word ca suffit, c'est pour ca que j'y suit en ce moment), mais il n'est pas à la hauteur de mes exigences -à notre première rencontre il m'a envoyé une décharge pour me dire bonjour. On a pu remédier au problème - dans notre école, dans la salle ICT (ordis), j'ai à présent mon propre ordi, qui en fait est prévu pour un professeur. 2 fois par semaine (le mercredi et le lundi) j'ai inscrit 2 heures dans mon emploi du temps, mais j'y ai aussi bien accès quand je n'ai pas cours. Super-neuf, super-bien, super-génial. Et pourtant, à des jours comme aujourd'hui, ou au week-ennd, je n'y ai pas accès, donc pas d'internet: aujourd'hui c'est mercredi, mais pas classe.Ma mère m'a expliqué, " ce matin il y a eu une révolution (je pense que "manifestation" est plus correct) et bon, bref, tous les établissements d'état sont fermés aujourd'hui".
Bon je pense que pour l'instant c'était tout - si tout se passe comme prévu (ou plutôt, comme je l'ai organisé, j'ai un peu peur de ces vacances archi-remplies où les évènements inconnus se poursuivent) je n'irai plus dans l'internet pendant un moment - et plus non plus sur skype et je ne sais quoi encore -
 
Valentin-Tino
P.S.    j'ai mantenant Tintin au Tibet en thailandais - comme je connais l'histoire par coeur, je pense bien pouvoir y exercer ma lecture.
P.S.S. je suis clairement armé pour rester ici encore un certain temps, parce-que j'ai à présent un certain soutien, même si je continue d'avoir mes petits soucis et downs (vous ne pouvez pas vous imaginer comme c'est énervant! On passe constamment d'une super forme à la déprime, dans cette situation instable tu passes ton temps à tomber d'un sentiment de bonheur à un trou)- malgré tout, ou peut-être à cause de ca je me réjouis d'avance du jour (et souvent j'ai des rêves animés ... j'étais déjà à la maison, deux fois à Giessen chez mes shakespeariens et chez divers autres) et du moment où je serai enfin de retour à la maison, chargé d'une quantité d'expériences que je pourrai partager. Et je me réjouis d'avance du trajet de l'aéroport à la maison, quand papa filera en trombe à 200 à l'heure (avec Cheb Khaled) sur l'autoroute ... les thailandais dépassent rarement les 80 à l'heure.
 
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Eh bien aujourd'hui jeudi, un jour après le putsch, je dois remettre quelques pendules à l'heure. Ce que je n'ai pas du tout réalisé hier (et vu la facon dont les thailandais on réagis, c'était pas facile de deviner) je le vois clairement aujourd'hui. Hier soir j'ai regardé DW (Deutsche Welle), mes parents aiment bien regarder la télé allemande (ils apprennent déjà des mots et des choses sur la culture allemande avec zèle ...). Bien - après les explications de ma mère hier je n'avais pas réalisé ce qui se passe ici. Et je n'aurai jamais cru (vu qu'ici ca a été pris avec placidité) que c'était le sujet N.1 dans le reste du monde!
Alors -Thaksin, premier ministre, a été chassé du pouvoir, il y a eu un putsch militaire. Hier nous n'avions pas cours.En ce qui concerne les thais ... aucune idée, ca ne les touche pas particulièrement, et, du moins c'est mon impression, ils ne se cassent pas trop la tête. En plus, avant le putsch, il n'y a pas eu dans les médias un TRAITRE mot prévoyant ce qui allait arriver - et des conflits comme ca ne se créent pas du jour au lendemain...
Alors - de quelle manière ca me touche personnellement? Juste par un fait ... c'est vrai, ici personne n'en parle, et c'est pas la peine d'avoir peur, ca ne va pas vraiment nous affecter. Mais pour une chose il y a des conséquences: les (grandioses) vacances à Phuket tombent à l'eau. La fille de ma prof vit au Japon et le gouvernement japonais ne permet pas les déplacements pour la Thailande, raison pour laquelle nous n'allons ni À Bangkok ni à Phuket. Pour ma prof Ajan Arun c'était un coup dur, car sa fille lui manque beaucoup (elle me l'a déjà dit souvent)... dommage dommage - mais nous rattraperons ca aux prochaines Grandes Vacances (à la fin de mon année, 10 semaines!)
 
Ensuite je vous dis encore ce que j'ai sur le coeur. En premier: c'est plus vraiment le mal du pays, mais j'ai quand même encore souvent la nostalgie de vous et de "là-bas" - ou je me réjouis de mon retour. A la télé DW-TV j'ai vu la journaliste dire les informations devant le Bundestag, et: les arbres sont tous rouges! COMMENT vous pouvez me faire ca! Moi qui adore l'automne; au moins je suis sûr que j'en profiterai d'autant plus l'automne prochain...
Encore quelque chose sur ce sujet: d'un côté je me réjouis bien sûr de mon retour. Mais - j'ai aussi peur. Peur de perdre tant de gens. Les Giessener, qui s'éparpillent avec leur bac, ...Samantha est un autre exemple - j'ai déjà souvent eu envie de lui écrire um mail en Alaska, mais je n'ose pas. J'ai une grande peur de devoir payer cher là-bas mes expériences d'ici.
 
Encore un truc (ceux qui n'ont plus envie de lire n'ont pas besion de se torturer - en dessous j'inscris ma nouvelle adresse, ce qui suit ne sont plus que mes pensées ...) Eh bien - c'est une découverte étrange - au fond on le sait tous, mais faites-vous la réflexion: quand on est heureux, on ne demande pas pourquoi. C'est que quand on a le cafard, et qu'on cherche des solutions, qu'on commence à demander un effort à notre tête et à réfléchir sur notre vie et les raisons de tout. Mais est-ce-que ce n'est pas complètement ingrat? Est-ce-que le bonheur n'a pas mérité le droit d'être considéré par nous avec le même respect? Et ne serai-ce pas une aide de se demander pourquoi nous sommes heureux, pour pouvoir se le remémorer dans les moments durs? Et  pourtant nous avons peur, je m'en apercois surtout chez moi, peur de se demander pourquoi tout va bien, sans doute car nous pensons effaroucher le bonheur, ou détrousser la faveur de sa magie et de son efficacité. Il nous reste encore à éclaircir si nous enrichissont notre bonheur en l'analysant et en le dénominant, ou si nous ne le transformons pas par là en simple produit de pensée, translucide et désolant - mais qui ose prendre des risques en temps propices?
Voilà -et maintenant envoyez-moi en vacances - j'éspère avoir prochainement la possibilité d'aller sur internet. C'est bizarre d'imaginer comment pour moi un période incertaine et nouvelle commence, alors que vous allez comme toujours à l'école - bizarre. Que vous ne viviez pas ca avec moi... que vous ne soyiez pas là ...
Bien bien, mon adresse et après hop!
 
svp prendre l'adresse sur le texte allemand merci n.d.t.

Freitag, September 22, 2006

lunettes du temps

Encore? J'ai encore un truc a vous raconter - ca m'est venu en lisant la description de Clémentine sur le sujet "tenir bon"  ( on se ressemble bien tous - et de ce fait notre situation personnelle devient futile  tsts).
 
 
Voilà -comme je me trouve ici dans un endroit totalement étranger, au milieu de personnes  étrangères qui ont une facon de penser  étrangère, je peux me permettre, de temps en temps, d'observer ma propre personne de manière éloignée, puisque parfois je devient étranger à moi-même en m'adaptant à ma nouvelle vie.
Donc - le temps.
Grâce à cette possibilité que je viens de décrire, j'ai essayé avant le camps AFS -plus précisément tout seul,dans le car qui m'emmenait vers Bangkok, de déterminer à quelle vitesse se déroulerait tout ce qui allait arriver et qui pour moi était encore assez ... amorphe(je vous en prie, quelle notions avais-je d'un camp AFS). Bref: à ce moment-là je projetais fermement d'observer la rapidité à laquelle de déroulerait la semaine - ou plutôt de me rappeler vers la fin combien de temps est passé et d'essayer de me réintégerer psychologiquement après le camp dans la situation (d'ignorance) où je me trouvais avant le camp. Et miracle: j'avais enfin l'impression de savoir comment c'est quand on se rend compte à quelle vitesse le temps passe. Alors- c'est une expérience bizarre et une connaissance bizarre que je porte en moi: pour nous personnellement le temps s'écoule dans des différentes dimensions et à des vitesse différentes -et pourtant en soi il est neutre; essayez sérieusement de passer mentalement de la situation présente à une situation antérieure -même si on sait combien de temps s'est écoulé d'un moment à l'autre, on a l'impression que (suivant la situation) il est passé vite, insaisissablement ou lentement.
Décidez de penser, la semaine prochaine, que maintenant/autrefois vous ne pouvez pas vous imaginer à quelle vitesse la semaine (je ne sais pas si je dois écrire "prochaine" ou "dernière" - confusion) s'est déroulée et ce qu'on peut en tirer.
 
Eh bien - avant même de m'en être rendu compte, mais en même temps peut-être pas (puisque je vis chaque moment d'après la chronologie neutre), je me retrouve devant notre porte bleue - une montre, c'est quand même quelque chose d'étrange, n'est-ce-pas?
 

Die Strasse gleitet fort und fort.. - (Bilbos Lied)

Na endlich! Hab ich es endlich geschafft, ein ruhiges Plaetzchen zu schaffen
und Zeit zu finden.
Ja, bei eurem lieben (das letzte Adjektiv setze ich hoffnungsvoll voraus)
Tino ist in der letzte Zeit recht viel passiert, es gab einige
Veraenderungen, aber alles steht zum Besten. Vll. sogar mehr als das -
Wie man nun womoeglich schon erkannt hat, geht es mir sehr gut - solch eine
schoene Zeit und solches anhaltendes, ausfuellendes
Gluecks\Zufriedensheitsgefuehl hatte ich nach meiner ganzen Zeit hierueben
gar nicht mehr erwartet; zum Glueck wurde ich eines Besseren belehrt..
Nun, kommen wir doch bitte geschwind zum Punkt:
Letzte Wochc ging es also los: Nachdem ich die ersten 8 Wochen nun quasi
bei einer "Zwischenfamilie" (denn mehr war es ja nun leider nicht) verlebt
hatte, komme ich nun endlich an meinen Bestimmungsort, in meine richtige
Gastfamilie ..
noch ein kleiner Einschub: Ich habe erfahren, dass AFS-Thailand das mit den
Gastfamilien so handhabt: Die Formulare der Schueler und der Familien kommen
im Office zusammen, und nach einer bestimmten Filterung wird einer Familie
ein ganz bestimmter 'passender' Schueler zugeordnet - es tut mir Leid, ich
moechte auch nicht undankbar wirken, aber bei mir hat man sich da VOLL
vertan. Ich denke, aus allen Beschreibungen (meiner eingeschlossen) ueber
mich ging wohl hervor, ich sei aktiv und gespraechig (ich selbst sagte ja,
das "meine Geselligkeit bei Zeiten anderen Menschen auf die Nerven gehen
mag") sei. Warum ich dann in diese, sogar den Formularen nach "quiet Family"
kam, kann ich nur mit einem Versehen beurteilen ;))

Also - dass interessiert hier womoeglich keinen. Fahre ich also nun mit den
wichtigen Schilderungen meiner Situation fort (obwohl ich ja schon in letzter
Zeit genug fortgefahren bin, sogar auf andere Kontiente.. dummes Wortspiel
am Rande, hm hm)
Dienstag verlief der Abschied von meiner temporaeren Familie Nummer 1
ueberraschend und unerwartet schoen ab. Nach der Schule stand ich der
bereits informierten Mae Noy gegenueber, und sie sagte 'Du wirst jetzt mit
Ajan (Lehrer) leben' - 'Ja, aber wir bleiben Freunde, oke?' - ' Mai bpen rai
- es machts nichts oder auch es ist das Beste so'.. jo, dann hab ich meine 7
Sieben Sachen gepackt (aus denen allein schon waehrend meinen zwei Monaten
hier beaengstigender Weise 70 Sachen geworden sind, um in der Metapher zu
bleiben), und auch dabei hat mir meine Ex-Gastmama stumm geholfen. Am Abend
ging es dann ein letztes Mal zu meiner Ex-Grossmutter (die ich nie leiden
konnte), um sich zu verabschieden. Sie werden mich vermisen, ich solle sie
besuchen kommen, wir bleiben Freunde - so richtig ergreifend wurde es dann aber
erst mit meinem Baecker-Onkel und meiner Tante - diese lustigen, molligen,
warmen Leute hab ich immer gemocht! Wir waren wie immer alleine draussen in
der Baeckerei und haben gearbeitet, und er hat mir (gar nicht Thai-Art!)
ueber sein (meine) Familie gelaestert oder zumindest unterstreichend
gemeint, er verstehe warum ich nicht so gleucklich sein konnte.. ihn soll
ich nach der Schule ab und zu besuchen kommen, und zu Neujahr etc.
Zum Abschluss haben wir dann im Familienkreis noch ein Feuerwerk (nach Mae'
Noy - Style, also nichts was irgendwie gefaehrlich sein koennte.. also:
Knallerbsen!) zum Abschied gemacht. Alles lief also bestens!

Trotz allem - so schoen der Abschied auch war - die Entscheidung, hier zu
leben, wo ich jetzt bin, war die Beste, die ich machen konnte. Ich werde
euch nun mal versuchen ins Bild zu setzen:

Unser Haus liegt nach wie vor in der Stadt, nur nun in einer dieser
Siedlungen (die ganze Stadt besteht aus Siedlungen..). Ich habe mein eigenes
Zimmer, meine Schwester wohnt mit meiner Yai (Oma), meine Eltern natuerlich
auch zusammen. Es ist ein kleines Haus, meine Yai ist eine gute Gaertnerin.
Bilder setze ich dann auch rein..
Um so die Lebensumstaende zu erklaeren.. nun, es ist nicht wirklich
chaotisch, aber eben nicht aufgeraeumt. Es ist nicht dreckig, aber eben doch
irgendwie schmutzig. Die jenigen, die was damit anfangen koennen - wie bei
den Auzets in etwa.
Ich muss nun meine Waesche selbst waschen und buegeln (mit letzterem komme
ich nicht wirklich nach und hab da auch noch net so den Dreh raus ;).
Desweiteren faellt mir das Boden-Mobben (also.. wischen) zu (meine aermste
Schwester ist fuer den Abwasch zustaendig - Schwein gehabt! ).
Meine Yai ist einfach nur der Hammer! Sie redet staendig mit mir und wir
kochen zusammen und alles.. und sie ist auf diese alte, ruhige Art so
witzig! Ich wuenschte, ihr koenntet sie sehen, wenn sie sich darueber lustig
macht, wie ich meine Waesche zum Trocknen haenge.. und fuer ihre 68 Jahre
ist sie noch sehr fit. Macht wie ich alle 2 Tage Aerobic, aber woanders (mit
Laos-Rockmusick:).
Nun.. ich meine, ich kann euch ja nicht erklaeren, wie wir hier leben - aber
glaubt mir, alles ist einfach nur.. wunderschoen. Alles ist so.. einfach und
selbstverstaendlich. Ich komme mir vor, als wuerde ich bei alten Freunden
leben oder als wuerden wir uns schon seit immer kennen. Und fuer sie
verhaelt es sich genauso.. ich habe nun endlich nicht mehr das Gefuehl,
staendig bewertet zu werden - wir haetten ebensogut schon seit 8 Monaten als
Gastfamilie zusammenleben koennen, es waere der gleiche Umgang.

Ausserdem teilen wir alles – oder sagen wir: Soviel,wie sich fuer eine richtige Familie gehoert.

Nun, genug lehre Worte niedergeschrieben -ich merke, ich kann euch doch
nicht wirklich beschreiben, in wie fern ich hier aufgehoben bin - aber ihr wisst
jetzt schon mal, dass es sehr schoen ist.
Meine Mae' liebt das Reisen und sie hat sogar etwas fuer Museen uebrig. So
sind wir an diesem Wochenende schon wieder ein bisschen getourt, verbunden mit
einigen Arbeitsauftraegen von meinem Vater (eigentlich ist er irgendiwe
Co-Direktor an einer Grundschule 12km weg, aber nebenbei installiert er
noch Satelitenschuesseln fuer den DMC [Wat Pratammagei-Channel]). Trotz
allem arbeit er nicht viel und ist meistens schon eine halbe Stunde nach
Schulschluss wieder daheim.

Gut - soviel also zu dem.
Was gibt es sonst noch zu sagen?
Im Moment hab ich den Kopf voller Sachen -
Ich muss meine Ferien planen, die 4 Wochen andauern, und erschreckender
Weise schon naechste Woche anfangen - in der ersten Woche werde ich allen
Anscheins nach (hat sich heute ergeben) nach Phuket, zu der Schwester meiner
Lehrerin, Ajan Arunocha.Dann werde ich, falls AFS das noch erlaubt, nach
Ayutaya, wo wir nach langem Hickhack versuchen, uns alle zu treffen
(AFS-Freunde-Maessig), und da fuer 10 Tage einen Massage-Kurs haben. Danach
fahre ich vll. fuer drei Tage mit Lynn (Foreing-Teacher, Simbabwe) nach
Bangkok. Das wars dann eigentlich auch schon.. spaeter werde ich
Week-Exchange mit Lena machen (ich muss mich mit dem groessten meines
Herzens entschuldigen, aber im Schreiben werfe ich staendig die Namen meiner
Freunde durcheinander: Also, meine neue Clem heisst LENA, Laura ist eine
nicht minder gute Freundin in Nan) und vll. Komme ich im Dezember mit Lynn
nach Chiang-Mai und von da nach Burma. Mal schauen.

Oh, ich vergass:
Internet! So, jetzt hats sich mit der Einfachheit - unser Computer hier
zuhause (ja, fuer Word taugt er noch, deswegen sitze ich gerade hier dran)
ist 12 Jahre alt und nicht das, was fuer meine Zwecke brauchbar ist - bei
meiner ersten Begengung mit ihm gab er mir einen Stromschlag als
Begruessung.
Aber dem konnte Abhilfe verschafft werden - in unserer Schule, im ICT-Room
(Copmuter Raum also..) hab eich jetzt meinen eingenen Computer, der
eigentlich fuer Lehrer bestimmt war. Zweimal die Woche (Mittwoch und Montag)
habe ich 2 Stunden fest in meinen Stundenplan eigeplant, ansonsten komme ich
aber auch in meinen Freistunden oft dran. Super neu, super gut, super
prima.. trotzallem kann ich an solchen Tagen wie diesen (heute ist Mittwoch,
aber keine Schule. Meine Mutter erklaerte mir, heute morgen sei eine
Revolution (ich denke, Demonstration ist besser angebracht)angezettelt
worden, und naja.. alle staatlichen Institutionen sind heute zu) kann ich
also nicht ins Internet, und an Wochenenden auch nicht. Blabla

Nun - ich denke, das wars fuers erste -
Falls tatsaechlich alles wie geplant (oder eher: wie fuer mich vorgesehen,
ich habe ein bisschen Angst vor diesen vollgepackten Ferien, in denen ein
neues unbekanntes Erlebniss sich dem anderen die Klinke in die Hand gibt)
ablauft, werde ich dann wohl jetzt ziemlich lange nicht  mehr ins Internet
oder an Skype oder wie auch immer-

Valentin-Tino

PS: Tintin in Tibet hab ich jetzt auch auf Thai - Da ich die Geschichte
auswendig kenne, kann ich damit gut mein Lesen ueben.

PPS: Ich bin jetzt ganz eindeutig dazu geruestet, hier noch
etwas laenger zu bleiben – weil ich nun einen gewissen Rueckhalt habe, und auch wenn ich staendig meine kleien Sorgen und Downs habe (ihr koennt es euich gar nicht vorstellen, wie aetzend das ist! Staendig kommt man von einem Hoch ins naechste Tief, in dieser ungehaltenen, ungewissen Situation kannst du staendig vo Gluecksgefuehlen in ein Loch fallen – aber alle Gefuehle haben ein Ende..) - nichts desto Trotz, oder gerade deswegen um so mehr freu ich mich riesig (und traeume schon desoefteren lebhaft davon.. Ich war schon daheim, in Giessen bei meinen Shakespearern 2mal und bei diversen anderen) auf den Tag und die Zeit, wenn ich endlich wieder daheim bin, beladen mit einer menge von Erfahrungen, die ich teilen kann. Und ich freu mich riesig auf die Heimfahrt vom Flughafen, wo der Papa dann mit 200 die Autobahn dahin saust (mit Cheb Khaled).. die Thais kommen ja selten ueber die 80 km\h..

 

 

 

 

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So, heute, Donnerstag, ein Tag nach dem Putsch, muss ich noch einiges klarstellen –

was ich gestern gar nicht gecheckt habe (und durch die Tatsache, wie Thais damit umgehen, auch gar nicht so einfach herauszubekommen ist), liegt heute klar vor mir. Ich habe gestern Abend DW-TV (Deutsche Welle) geguckt, meine Eltern moegen es, deutsches Fernsehen zu gucken (sie lernen ja schon recht eifrig deutsche Woerter und Kultur..). Nun –

mir war nach der Erklaerung meiner Mutter gestern gar nicht bewusst, was hier abginge. Und ich haette auch (da das ganze ja so gelassen hingenommen wurde) auch nie erwartet, dass es ueberall auf der Welt Thema Nummer Eins war!

Nun – Thaksin, Primeminister, wurde gestuerzt, es gab einen Militaerzturz. Gestern fiel die Schule aus. Die Thais fuer sich.. keine Ahnung, es beruehrt sie nicht besonders und die machen sich da auch keine grossen Gedanken, so scheint es zumindest.. was desweiteren darauf weist, ist, dass man im Vorhinein zu dem Putsch KEIN STERBENSWOERTCHEN in den Medien darauf kommen koennte, das soetwas bevorstuende – und solche Konflikte kommen ja nicht von heute auf morgen..

 

Nun – inwie weit ich davon beruehrt bin? Nur durch eine Tatsaceh.. also, wirklich, hier redet eigetnlich sonst keener davon, keine Angst, ich denke, es wird uns nicht wirklich affektieren.. Nun, aber in einer Sache gibt es das chon Auswirkungen:

Der (grossartige!) Urlaub in Phuket muss abgeblasen warden. Die Tochter meiner Lehrerin lebt in Japan, und die japanische Regierung erlaubt die Einreise nach Thailand nicht, weshalb wir jetzt nicht nach Bangkok und dann nicht nach Phuket fahren. Fuer meien Lehrerin (Ajan Arun) war das schon ein derber Schlag, da sie (hat sie mir schon frueher oft gesagt) ihre Tochter sehr vermisst.. schade schade – aber wir holen das in den naechsten Grossen Ferien nach (die sind am Ende meines Jahres, 10 Wochen !)

 

Dann rede ich hier grad noch was anderes von der Seele:

Erstens: also, so richtiges Heimweh ist es ja nicht mehr, aber.. ich sehne mich doch oft nach euch und nach “dort” – oder freue mich auf meine Heimkehr. Im DW-TV hab ich die Nachrichtensprecherin vor der d. Bundestag gesehn, und: die Baeme sind alle rot! WIe koennt ihr mir das antun! Dabei liebe ich den Herbst sosehr . nun, ich bin mir sicher, das ich den naechsten Herbst dann sehr sehr geniessen kann..

Noch eine Sache hierzu: Einerseits freue ich mich natuerlich auf meine heimkehr. Aber – ich ahbe auch Angst. Angst davor, so viele Menscehn zu verlieren. Die Giessener, die nach ihrem Abi alle auseinandersquatschen, und.. nochein Beispiel ist die Samantha – so oft wollte ich ihr eine Email schreiben, nach Alaska, aber ich traue mich nicht. Ich habe grosse Angst davor, dass ich meine Efahrungen hier mit einem hohen Preis da bezahlen muss.

 

Noch etwas (wer nicht mehr weiterlesen mag, soll sich nciht quaelen- weiter unten schreibe ich gleich noch meine neue Adresse, das folgende sind nur meine Gedanken..) Nun – es ist eine ganz seltsame Entdeckung – Im Grunde wissen wire s zwar alle, aber macht euch mal Gedanken drueber: Wen wir gluecklich sind, fragen wir nicht danach, warum. Erst wenn es uns mies geht, und wir nach Loesungen suchen, fangen wir an, unsern Kopf anzustrengen und machen uns ueber unser Leben und dei Gtruende fuer alles Gedanken. Aber ist es den nicht furchtbar undankbar? Verdient das Glueck denn nciht den gleichen Respekt, von uns bedacht zu warden? Und waere es denn nicht hilfreich, zu ueberlegen, warum wir gluecklich sind, damit wir es in schweren Zeiten uns ins Gedaechtnis rufen koennen. Trotzallem ahben wir Angst, ich merke es gerade bei mir, Angst zu fragen, warum e suns gut geht, wohl weil wir denken, dass wire s dadurch verscheuchen, oder der Gunst ihrer Magie und ihrer Wirksamkeit berauben. Es ist bleibt nun zu klaeren, ob wir unser Glueck dadurch bereichern, dass wire s analysieren und bennenen, oder ob wire s dadurch nur zu einem durchschaubaren, trostlosen gedankengebilde machen –

Aber wer wagt es schon, in guten Zeiten zu riskieren?

 

So – entlasst mich nun in meien Ferien – ich hoffe, ich komme auch waehrend der naechstens Zeit an einen Internetanschluss. Es ist seltsam sich vorzustellen, dass fuer mich eine ganz ungewisse, neue Zeit anbricht, waehrend ihr ganz gewoehnlich zur Schule geht – seltsam. Dass ihr das nicht miterlebn koennt! Dass ihr nicht dabei seid…

 

 

Nun denn, noch meine Adresse, und dann auf!

 

Familien Name: Promkaew – wird aber nicht benoetigt

 

46 Mooban Omtong

Pakpang

Phukhieo

Chayaphum

Thailand 36110

 

Haustelefon: 066 – 44 - 844398

Donnerstag, September 21, 2006

Zeitglaeser

Schon wieder? Nur eines muss ich loslassen-
ich kam darauf, als ich Clementine's Schilderung zum "Durchhalten" las (wie wir uns doch alle aehneln - und wie dadurch unsere eigene Situation nichtig wird >tsts)

Nun - da ich mich hier in total fremden Gefilden unter fremden Leuten und fremden Denkensweisen befinde, erlaubt es sich mir auch, von Zeit zu Zeit meine eigene Person von einer entrueckten SIchtweise zu betrachten - es faellt mir deutlich leichter, mich selbst von ausserhalb zu betrachten, da ich mir ja selbst auch fremd werde von Zeit zu Zeit, indem ich mich hier anpasse..
Also - die Zeit.
Ich hatte mir, dank dieser Moeglichkeit, die ich so eben beschrieb, vor dem AFS-Camp, genauer gesagt im Bus alleine nach Bangkok, ueberlegt, wie schnell all das, was ja fuer mich zu diesem Zeitpunkt noch total .. formlos war (was hatte ich denn bitte fuer Vorstellungen und Ideen von einem AFS-Camp). Kurz um: Ich hatte mir zu der Zeit ganz fest und rational vorgenommen, zu beobachten, wie schnell diese Woche vorbeiginge - bzw. mich gen Ende noch einmal daran zu errinern, was fuer eine Zeit vergangen ist und versuchen, mich nach dem Camp in die (unwissende) Situation vor dem Camp hineinzufuehlen. und siehe da: Ich hatte endlich das Gefuehl, zu wissen, wie es ist, zu merken, wie schnelle Zeit vergeht. Nun - es ist eine seltsame Erfahrung und ein seltsames Wissen, dass ich jetzt mit mir rumtrage: Fuer uns persoenlich verrinnt Zeit in versch. Dimensionen und Schnelligkeiten - doch an sich ist sie neutral;
Versucht doch bitte auch mal ganz ernsthaft, euch von einer (jetzigen) Situation in einer vorhergegangene Situation zu denken - wie kann man sich vorstellen, dass von hier nach da diese bestimmte Zeitspanne verging, scheint sie uns doch (von Fall zu Fall) schnell, ungreifbar ode langsam vergangen zu sein.
Nehmt euch jetzt vor, naechste Woche daran zu denken, dass ihr euch jetzt/damals noch nicht vorstellen koennt, wie schnell die Woche (ob ich jetzt "die letzte" oder "die kommende" schreiben soll, weiss ich nciht - konfusion)verging und was sie ergeben wuerde..

Also - ehe ich mich versehe, aber irgendwie auch nicht (weil ich ja jeden Moment nach der neutralen Zeitrechnung verlebe) stehe ich wieder vor unsereren blauen Haustuer - seltsame Sache, so eine Uhr, nicht war?

Freitag, September 15, 2006

COC - territoire international

je souhaite à tous une magnifique journée!


Pour commencer - je voudrais formuler plus clairement des détails concernant mon dernier blog ...
nouvelle famille: communauté - comme je disais, je ne sais pas comment ca se passera, mais ca pourrai ressembler à une communauté. J'ai pensé cela car j'avais du mal à imaginer comment vivre avec ma prof. Je la connaissais déjà et nous avions plutôt des rapports d'amitié - je peux me rétracter sur ce sujet (pas en ce qui concerne l'amitié!). Je vais bel et bien changer de famille, ce qui signifie vivre dans une nouvelle FAMILLE. Je m'en suis bien apercu ces deux derniers jours. Bien que je ne déménage que demain matin (mercredi matin), je l'appelle déjà Mae' et elle me traite avec une gentillesse extrême comme si j'étais son fils -mais par chance sans cette surprotection énervante.Je vais définitivement m'intégrer dans une union familiale et pas une sorte de communauté comme je m'étais demandé avant.Voilà pour ca, tout va bien!
En ce qui concerne mon père - je disais que la description la plus correcte étais de dire qu'il est "kind" (signifie "enfant" en allemand, n.d.t.). Je n'exprimais pas par là qu'il se comporte comme un bébé, c'était une expression anglaise!
aiaiaiai, combien de fois il faut dire les choses?!

Ceci dit -à présent je voudrais clore le chapitre, demain je déménage, je me sens super bien en ce moment, j'attends avec impatience et bonheur ce qui va se passer, donc: les rapports sont à suivre ...


Aujourd'hui j'ai des choses beaucoup plus importantes à raconter: j'ai passé ces derniers jours à Grung Theep (Bangkok en thai) et Prachuab-Kilikhan dans le sud, où a eu lieu le COC (Cultural Orientation Camp.


Commencons par le commencement - ou plutôt non, je voudrais d'abord mentionner rapidement que cet évènement a été très important et merveilleux pour moi et que depuis je me sens extrêmement mieux et j'attends l'avenir avec plaisir -nous avons tant prévu pour le reste de l'année!


Mardi départ pour Bangkok.Lorsque je suis arrivé, après 6 heures de car (VIP-bus, les coûts pour ce trajet où on traverse le pays à peu près 6 Euros), la deuxième heures de l'après-midi avait sonné et il fallait que je me dépêche - puisque je voulais sonder Bangkok de mon propre chef, et ma première étape devait être la Jim-Thompson-House (Jim Thompson a fondé la Thai-Silk-Company et étais collectionneur d'objet d'art, qu'il exposait dans sa maison, laquelle est composée de 6 maisons antiques en taek et un ravissant jardin au milieu de Bangkok. Après sa mystérieuse disparition en 1956 dans la jungle de Malaysie, la maison est devenue accessible au public). J'y suis allé en motocycle, le chauffeur a exigé un prix trop haut mais j'étais pressé et en tant que Falang de petite taille je n'ai pas pu marchander en dessous de 150 Bahts (3 Euros). Mais bon - il a serpenté comme un chef dans le traffic-jam de Bangkok et il s'est vraiment dépêché pour moi. Après le long trajet en car c'étais extrêmement rafraîchissant.
La Jim-Thompson-house était admirable, les photos le démontrent bien.
Bon- je ne vais pas vous ennuyer avec tous les détails de la journée - je vous raconte juste qu'ensuite j'ai retrouvé P'Ahm et Marvin et encore un ancien AFS (Uwe) d'allemagne et qu'avec eux vécu Bangkok durant 2 longs jours - je n'aurais jamais cru que je pourrai aimer cette ville jeune, chaotique, à laquelle il manque complètement une belle architecture et de l'art -mais je l'adore! D'une certaine manière c'est ... fantastique!
Juste 2 petites anecdotes:
Le National Museum: c'est tout simplement incroyable! Je veux dire ... c'est quand même le musée NATIONAL, je veux dire je sais que les thailandais ne sont pas trop performants pour de qui est de conserver les témoins de l'histoire, et je sais aussi qu'ils n'y tiennent pas particulièrement.De toute facon ils n'aiment pas les musées. Mais quand même ... ca m'a crevé le coeur de voir tous ces objets fantastiques si mal exposés et restaurés. N'importe quel restaurateur serait en mesure de nettoyer l'or en un rien de temps et de conserver les pièces mais ... comme j'ai déjà remarqué: manque de qualité.Est-ce que je me suis déjà penché sur la question? Je veux dire, bien que ca semble être une affirmation dure et extrême, j'ai découvert cela de concert avec beaucoup d'autres personnes. Bof, tant que les choses sont belles et bien arrangées, pour les thais après le premier usage ca peut se déglinguer - de ce côté les gens ici manquent d'une certaine fierté de vouloir faire les choses vraiment bien. Réaliser un travail de qualité ... Mais c'est un autre sujet...


Première rencontre avec mes camarades: nous traversions le fleuve en bateau pour atteindre l'autre côté (vers le Wat Arun, celui avec les assiettes). Là une passerelle conduit au bateau, l'autre à la rive. Nous prenions le chemin vers la rive, et dans l'autre sens me croisent deux filles. Je regarde la première, la dépasse, me dis "j'ai l'impression que tu la connais", me retourne, elle fait la même chose au même instant et nous nous désignons comme avec un pistolet et nous exclamons "AFS!" et oui, c'est comme ca que je rencontrais Hillary (la rousse qui ressemble à un hamster, bonne copine, très intéressante) et Maleika (italie, parle francais, donc forcément compagne). C'a avait quelque chose, cette rencontre. Bizarrement nous avons croisé leur chemin plusieurs fois dans la journée, pourtant Bangkok n'est pas particulièrement petite.

Voilà-
maintenant passons au COC.
Il ne n'aurais rien pu m'arriver de mieux en ce moment, où les doutes et le déplaisir me rongeais encore.
Evidemment je pourrais vous décrire la magnificence de la mer et des îles, vous dire combien les activités de groupe étais amusantes, que nous n'atteignions nos lits jamais avant 3h du matin etc, mais je ne vais pas le faire ici. Pour ceux que ca interesse, regardez svp les images avec les commentaires.Non, je voudrais plutôt décrire le facteur qui m'a donné une telle poussée d'énergie et de plaisir et de bien-être et de réjouissance pour l'avenir - mes amis!

Cette situation et cette athmosphère AFS sont à chaque fois quelque chose d'incroyable. Nous parlons tellement entre nous, nous nous plaignons en rigolant de tout un tas de choses et vivons tellement vraiment la même aventure.C'est absolument incroyable, quoiqu'on raconte, qu'on ressente, qu'on pense, ce qui t'énerve, ce qu'on aime bien, on partage tout et ca finit toujours par "OUIIII! et tu sais, chez moi ils font pareil, et tu ne trouves pas que ceci ou cela ..."Et pourtant - et ca c'est déjà en soi un fait assez fort - on vient nous-même de cultures totalement différentes.Mes meilleurs amis viennent d'allemagne, de la belgique (flamand), de la turquie, d'islande, du brésil, de partout !
Et pourtant nous sommes si unis!
bien - j'ai par exemple déjà réglé le weekexchange avec ma "nouvelle Clémentine", Laura, et dans le cadre de groupes plus grands nous planifions de nous retrouver avant le prochain camp (midstay-camp dans 4 mois) et de vivre des choses ensemble.J'essaye de vous décrire les gens du mieux possible avec les photos, je voudrais quand même que vous ayez une idée de mes supers nouveaux amis.

Oh, et ne soyez pas jaloux, réjouissez-vous au contraire que j'ai la possibilité de faire connaissance de tant de nouvelles personnes géniales et intéressantes, venues du monde entier. Et pas de panique, je n'oublie aucun de vous - peut-être que j'aurai la possibilité de vous faire rencontrer mes nouveaux amis.
Je me suis déjà mis d'accord par exemple avec Greta (Maria Bjoernsdotter) pour aller la voir dans l'avenir en islande, au milieu de rien, dans sa famille dans un rassemblement de fermes éloignées les unes des autres qui s'appelle une commune, et j'irai à son école, qui couvre toute la région du nord, cad 100 élèves, avec des classes de max. 14 élèves, la plus petite classe 4 élèves. Vous comprenez ce que veux dire? On a l'impression que le monde est dans un coin et juste un village, et ca fait ressentir comment toutes les cultures pourraient vivre ensembles (et pas à côté les uns des autres.) Voilà, ici je n'en apprends pas juste sur l'asie et la thailande mais sur le monde entier.

C'est un Valentin rafraîchit qui vous écrit, enfin prêt à tout et motivé jusque dans la plus fine artère pour absorber le monde comme une éponge - en espérant que vous y trouverez aussi votre compte.

Bon - c'était de nouveau un blog compliqué, influencé par des vagues de sensations, et demain je déménage!
PS.: ma (ex-)mère a déjà demandé pendant mon absence à ma responsable AFS si elle ne connaissait pas par hasard une famille qui pourrait recevoir un jeune (donc moi) ... c'est donc bien en effet la meilleure solution, et tous mes sentiments de culpabilité partent en fumée.
PSS.: la crainte que j'avais que ma nouvelle mère me poursuive avec ce Wat (Pratammagei) est aussi sans fondement. Elle m'a dit aujourd'hui que tout simplement elle y va une fois par mois, et si j'en ai envie je peux l'accompagner, sinon je reste à la maison (avec ma mami)... je me sens bien!

Nouvelles d'imporrtance

Aujourd'hui -maintenant- je vais vous informer que -je le dis carrément et sans emberlificotis ... je vais changer de famille. J'imagine aisément combien nombre de vous, choqués, se demandent: quoi? -mais croyez-moi, c'est ce que je peux faire de mieux.

Une courte introduction: oui, c'était pour moi un idéal de ne changer de famille "en aucun cas". Mon entreprise, c'était d'y arriver, de vivre un an avec "ma" famille. Mais comme souvent déjà depuis que je suis ici je dois reconnaître: tout ca on s'en fout! Je peux balancer tous mes préjugés et mes buts par-dessus bord.
Bon, en ce qui concerne les raisons, je ne peux pas donner d'indication directe -mon mécontentement vis-à-vis de ces gens se suis comme un fil rouge au travers de mes précédents rapports.
En bref:
Un de mes frères m'ignore -et contrairement à ce que décrètent mes parents d'accueil ca n'a rien à voir avec sa timidité. Il est, comme a trouvé Biw (ma meilleure amie) trés justement dans mon dico anglais-thai: "cruel" (anglais, n.d.t.) C'est tout à fait ca!
Mon second frère, qui en fait n'est pas le fils naturel de mes parents d'accueil, est horrilble. Il est insolent, me traite avec impudence, comme si c'était lui le plus âgé (il a 9 ans!), c'en est à exploser! Pour couronner le tout, il fait toujoursce dont il sait que j'aimerai le faire (que ca tienne à son âge ou à une mauvaise éducation)... anedocte éclairsissante: dîner à l'extérieur. Il y a un terrain de jeu. 3 balances.Toutes libres. Je me dirige vers celle du milieu pour m'y asseoir. Il arrive en courant par l'autre côté et s'assied avant moi. Puis il me dis du ton qu'on utilise pour parler à un chien, avec l'aide des quelques mots d'anglais qu'il connaît: "no! no! Tino!" et montre l'autre balancoire... Aaaaargh. Et encore, c'était une des situations encore acceptables...
Vient s'ajouter cette vie de famille inexistante.Je n'ai pas l'intention de vous énerver (et moi même!) avec toute cette histoire, en récapitulant je dirais que ma famille s'intéresse peu à moi, m'entrave beaucoup -longe trés courte- et que je ne recois ni amour ni attention et que je fais plutôt fonction d'objet d'entraînement en anglais pour toute la famille ... blabla


Donc -après de longues réfléctions, des conversations approfondies avec Lynn (elle a tant d'expérience!) , avec mes profs et avec amis j'ai conclu que, quelque soit l'enjeu, une chose est décisive: mon bonheur.
En effet, les souvenirs que je garderai de cette année ici seront en fonction de si j'ai été heureux.Et la seule condition pour tout supporter ici et de rester, c'est d'être satisfait.
Résultat: il n'y a qu'une possibilité, et en plus prometteuse: changer.
Je vais donc aménager chez ma prof d'anglais -la semaine prochaine, après le camp AFS- Ajan Konjulee (celle qui m'a amené à Ayutaya).
Elle a un fille, mignonne et gentille, Ma-Miau, un mari qu'on décrit au mieux par "kind", et une grand-mère que je ne connais pas encore...
Beaucoup de choses vont changer -
j'aurai franchement plus de libertés. Oui, je vivrai peut-être moins la "culture thai" ou ce genre de choses. Je sais qu'à présent beaucoup de personnes d'AFS vont pousser de hauts cris et décréter que ce n'est pas correct. Ils ont tout à fait raison.Ca ne correspond pas trop aux principes AFS du style vivre dans une famille d'accueil la vie d'un thai etc blabla. Poutant! Poutant je vais me régaler. En plus je ne sais pas si j'apporterai au monde plus de "paix par l'entente des peuples" en restant dans une famille qui ne me permet ni aventures ni évènements (tout à fait dans le style thai) ou en vivant chez une amie qui parle bien anglais et me laisse aller chez mes amis ou mes foreignteachers.
Je voudrais, quelques soient les hauts buts précieusement moraux d'AFS, vivre une bonne année. Car à quoi ca me servira plus tard, durant mes études et ma vie d'adulte, de repenser à mon année et de pouvoir dire: eh oui, au moins je sais que j'ai vécu pendant un an la vie désolante et dirigée par la télé d'un garcon thai.
Sûrement j'éxagère. Seulement j'ai tout cet amas confus de sentiments et pensées en moi -car tout à présent est VRAIMENT nouveau. Maintenant je me suis détaché de toutes mes idées et principes. Je sais que je vais me régaler et que je vais vivre avec des gens qui me demanderont ce que j'ai fait dans la journée, qui ne me bombardent pas de règles strictes qu'ils sont les premiers à rompre (ainsi Mae-Noy), et qui ne souhaitent qu'une chose en ce qui me concerne: mon bonheur.
Je vais donc bientôt vivre avec des gens dont je ne peux peut-être pas tout à fait dire qu'ils sont ma "famille d'accueil", mais au moins des personnes que j'apprécie vraiment!
Voilà. C'est tout en ce qui concerne ce sujet.Je vais donc bientôt changer.J'ai déjà commencé à rassembler mes affaires.Mais j'ai vraiment la trouille du D-Day, du jour où je dirai à ma famille que je les quitte, et du moment où, mes valises à mes pieds, je devrai regarder Mae-Noy droit dans les yeux, elle dont je m'attends à ce qu'elle n'essaye même pas de me comprendre. Ils ne sont tout simplement pas capables (et c'est pour ca que je pars) de regarder plus loin que leur horizon. Et de penser que c'est le mieux pour moi (en gros me souhaiter bonne chance).
Well, il me faut passer par là! Mais tous me soutiennent, car aucun des profs n'aime mes (ex-)parents d'accueil.

Oke -demain c'est le départ !! Yeah !!!!
Vers Bangkok, mardi et mercredi, puis de jeudi à dimanche le camp AFS dans le Sud, puis lundi rendez-vous avec Lilli à Bangkok.Ohhh, ca va être excitant! J'arrive mardi vers 14h à Bangkok et j'aurai toute la journée pour découvrir Bangkok TOUT SEUL (j'irai sans doute à la Jim-Thompson-House et au National Museum), pour ensuite rencontrer en fin de journée un Staff AFS (Pee Ahm, 26 ans) et Marvin (d'allemagne) de Chiang Rai.


Ceci dit,
j'arrête ici.
Je me sens bien!
D'autant plus que dans l'avenir m'attendent plein de choses qui me réjouisssent d'avance (je pourrai peut-être vous raconter mes projets une autre fois).
Tino, toujours le même.

Dienstag, September 12, 2006

COC - Internationales Gebiet

Einen wunderschoenen guten Tag allerseits!

Zu Beginn - ich muss mich bezueglich meines letzten Bloggs nocheinmal klarer fomrulieren..
Neue Familie: "WG" - wie ich damals schon sagte, habe ich "keine Ahnung wie es sein wird, es koennte aber wie eine WG aussehen". Dies sagte ich, weil ich mir zu dem Zeitpunkt einfach nicht vorstellen konnte, mit meiner Lehrerin zusammen zu leben. Ich habe sie ja schon vorher gekannt und wir gingen immer mehr wie Freunde miteinander um -- das kann ich jetzt aber wieder zuruecknehmen (nicht das mit den Freunden!). Ich werde tatsaechlich die Familie wechseln, sprich tatsaechlich in einer neuen FAMLIE leben. Das hat sich gerade in den letzten zwei Tagen herausgestellt. Auch wenn ich erst morgen (Mittwoch frueh) zu ihr wechseln werde, nenne ich sie jetzt schon Mae' und sie behandelt mich ausgesprochen lieb und wie ihren Sohn - zum Glueck aber ohne dieses nervige Ueberbehueten. ich werde also tatsaechlich in einen Familienverband eintreten, nicht wie zuvor angenommen in eine Art "WG". Soviel dazu, alles ist gut :)
Nun zu meinem Vater - ich sagte damals, die treffensde Formulierung waere, er seie "kind". Damit meinte ich nicht, er verhalte sich wie ein Baby, sondern die englische Sprechweise! eieiei, dass man immer alles dreimal sagen muss! ;)

Nun - jetzt moechte ich dieses Thema ersteinmal abschliessen, morgen werde ich umziehen, fuehle mich zur Zeit super gut, bin schon ganz gespannt und freue mich, also: Berichte folgen dann spaeter..

Es gibt heute etwas viel wichtigeres zu erzaehlen: ich war schliesslich die letzten Tage in Grung Theep (Thaiwort fuer Bangkok) und Prachuab-Kilikhan im Sueden, wo ja bekanntlich das COC (Cultural Orientation Camp) stattfand.

Fangen wir vorne an - oder nein, ich moechte noch kurz erwaehnen, dass das ganze sehr sehr wichtig und wunderbar fuer mich war und das ich mich jetzt ausgesprochen besser fuehle und mich auf die Zukunft freue - wir haben soviel ausgemacht fuer das restliche Jahr!

Dienstag ging es nach Bangkok. Als ich dort ankam, nach 6 Stunden Busfahrt (VIP-Bus, Kosten fuer diese Fahrt durchs ganze Land liegen bei 6 Eruo), hatte eben die zweite Stunde des Nachmittages angebrochen und ich musste mich beeilen - schliesslich wollte ich Bangkok auf eigene Faust erkunden,und meine erste Station sollte das Jim-Thompson-haus sein (Jim Thompson war der Gruender der Thai-Silk-Company, und sammelte Kunstgegenstaende in seinem haus, dass sich aus 6 antiken Teak-Haeusern und einem wunderschoenen Garten in mitten Bangkoks zusammensetzt. Nachdem er 1956 auf misterioese Weise in Jungle von Malaysia verschwand, wurde aus seinem Haus der Oeffentlichkeit zugaenglich gemacht). Ich fuhr mit einem Motorcycle dort hin, der Fahrer hatr zwar einen eigentlich zu hohen Preis verlangt, aber ich hatte es eilig und als Falang-Kleinwuechsiger konnte ich nicht unter 150 baht (3 Euro) handeln. Nun - er hat sich aber wie ein Meister durch den Bangkoker Traffic-Jam geschlaengelt und sich fuer mich ausgesprochen beeilt. Die Fahrt war nach der langen busfahrt sehr erfrischend.
das jim-Thompson-haus war wunderbar, dafuer werden wohl die Fotos sprechen.
Nun - ich moechte euch nicht mit meinen ganzen tagesablauefen langweilen - nur eben soviel, dass ich mich nachher mit P' Ahm und Marvin und noch einem Ehemalgien-AFSer aus Deutschland (Uwe) getroffen habe und gemeinsam 2 Tage lang Bangkok erlebt habe - ich haette nie gedacht, dass mir diese junge, chaotische Stadt, die total schoene Arhcitektur und Kunst missen muss, gefallen koennte - aber ich leibe sie! Es ist irgendwie... fantastisch!
Nur 2 kleine Anegdoten:

Das National-Museeum: Es ist einfach unglabulich! Ich meine.. es ist doch das NATIONAL-Museeum. ich meine, ich weiss ja, dass Thais nicht so gut im konservieren von Geschichtszeugen sind, und ich weiss auch, dass sie darauf keinen grossen Wert legen. Museen moegen sie sowieso nicht. Aber.. es brach mir das Herz zu sehen, dass all diese fantastischen Stuecke so schlwecht ausgestellt und restauriert sind. Es waere fuer jeden Restaurator ein Klacks, das Gold zu saeubern und die Artefakte zu erhalten, aber... wie schon festgestellt: keine Qualitaet. Hab ich das schon naeher erklaert? Ich meine, es scheint eine wirlich harte und extreme Behauptung zu sein, aber ich habe mit so vielen Menschen uebereinstimmend entdeckt.. naja, solange Dinge gut aussehen oder es ganz passabel arrangiert ist, kann es fuer Thais nach dem ersten Gebrauch auseinanderfallen - den Leuten hier fehlt irgendwie der Stolz, Dine wirklich gut zu machen. Wirklich qualitative Arbeit zu verrichten.. Aber das ist etwas anderes...

Ein erstes Treffen mit meinen Mitgenossen: Wir fuhren mit einem Boot ueber den FLuss, um eben zur anderen Seite (zum Wat Arun, das mit den Tellern) zu gelangen. Dort fuehrt ein Steg zum Boot, und einer zum Land hin. Wir nahmen den Weg aufs Land, und von der anderen Seite kamen mir zwei Maedchen entgegen. Ich sah der ersten ins Gesicht, ging an ihr vorbei, dachte mir "Irgendwie kennst du die", drehte mich um, sie tat das selbe im selben Moment und wir zeigten wie aus einer Pistole aufeinander und riefen "AFS!". jaja, so traf ich Hillary (die rothaarige, die aussieht wie ein Hamster, gute Freundin, sehr interessant) und Maleika (Italien, spricht Franzoesisch, daher zwanglaeufig Kumpanin. Das hatte schon was, diese Begengung. Seltsamerweise trafen wir uns im Laufe des Tages immer wieder, und Bangkok ist nicht gerade klein.

Nun gut -
nun zum COC.
Etwas besseres haette zu diesem Moment, in dem immer noch Zweifel und Unlust an mir nagten, nicht kommen koennen.
Gut, natuerlich koennte ich euch erzaehlen, wie wunderschoen das Meer und die Inseln waren, wie lustig die Aktivitaeten in der Gruppe, dass wir staendig erst um 3 Nacht in die Betten gelangten und desweiteren, aber das werde ich hier nicht tun. Wer sich dafuer interessiert, schaue sich bitte die Bilder mit den Kommentaren an.
nein, ich moechte vielmehr der Sache Ausdruck verleihen, die mir einen unglaublichen Schub an Enregie und Spass und Wohlbefinden und Freude auf das Zukuenfige verliehen hat - meine Freunde!

Diese AFS-Sitaution und Atmospaehre ist immer wieder etwas unglaubliches. Wir reden soviel miteinander, beschweren uns mit viel Spass ueber allesmoeglichehier und erleben so sehr dass gleiceh. Es ist wirklich unglaublich, egal was man erzaehlte, was man fuehle, was man denke, was einen aufregt, was man mag, alles wird geteilt, und immer heisst es "JAAA! Und weisst du, dass machen die bei mir immer so und so, und findest du nciht auch dass dies und das". Und dabei -und an sich ist diese Tasaceh ziemlich krass- kommen wir doch slebst untereinander auch aus total verschiedenen Kulturen.
Meine besten Freunde kommen aus Deutschland, Belgien (Flaemisch), aus der Tuerkei, aus Island, aus Amerika, aus Brasilien, ueberall her!
Und wir sind so miteinander verbunden!
nun - ich hbae mit meiner "neuen Clementine", Laura, schon zum Beispiel den Weekexchange fix gemacht und auch in groesseren Gruppen planen wir uns auch vor dem naechsten Camp (Midstay-Camp in 4 Monaten) zu treffen und Dinge geimeinsam zu erleben.
Ihr versuche euch moeglichst die Leute mit den Bildern zu beschreiben, schliesslich sollt ihr ungefaehr ein Bild davon haben, wer denn nun meine tollen neue Freunde sind.
Ach, und seid nicht eifersuechtig, sondern freut euch, dass ich die Moeglichkeit habe, soviele neue tolle und interessante Menschen aus der ganzen Welt kennezulernen. Und keine Angst, ich vergess euch alle nicht - vll. kann ich euch ja auch mal mit meinen neuen Freunden zusammenbringen.
Zumbeispiel habe ich mit Greta (Maria Bjoernsdotter ;) schon ausgemacht, dass ich in der Zukunft mal bei ihr bleibe, in Isalnd, in mitten vom nichts, mit ihrer Familie in der Ansammlung von weit auseinander stehenden Farmhausern, die sich Gemeinde nennt, und mit ihr zu ihrer Schule gehe, die die gesamte Noerliche Gegend bei ihr abdeckt, und die aus 100 Schuelern besteht, mit max. 14 und der kleinsten Klasse von 4 Leuten. Versteht ihr was ich meine? Man kommt sich vor - als sei die Welt an einem Fleck und nur ein Dorf, und es laesst einen verspruehren, wie einfach doch alle Kulturen miteinander (gemeint ist nicht nebeneinander) leben koennen. Also, ich lerne hier nicht nur ueber Asien und Thailand, sondern auch ueber die ganze Welt.

Es schreibt euch ein erfrischter Valentin, der nun endlich bereit und bis in die feinste Arterie motiviert ist, die Welt wie ein Schwamm aufzusaugen - und hofft, euch dabei nicht zu kurz zu kommen lassen -


Nun -
wieder ein umstwaendlich, von Gefuehlswellen beeinflusster Blog,
und morgen ziehe ich um!
PS: Meine (Ex-)Mutter hat waehrend meiner Abwesenheit meine Advisorin schon gefragt, ob sie nicht vll. eine Famlie wuesste, die einen Schueler (sprich mich) aufnehmen koennte.. also, es ist tatsaechlich die beste Loesung, und alle Schuldgefuehle sind weggeblasen
PSS: Meine Angst, meine neue Mutter wuerde mich mit diesem Wat (Pratammagei) bedraengen, ist auch grundlos. Sie hat mir heute ganz einfach gesagt, dass sie jeden Monat dort hingeht, und wenn ich will, kann ich mitkommen, ansonsten bleib ich eben daheim (mit meiner Omi).. ich fuehl mich gut!

Montag, September 04, 2006

Bedeutende Neuigkeiten

Ich werde euch heute, jetzt, darueber informieren, dass - ich sage es nun schmucklos gerade heraus.. ich die Familie wechseln werde.
ich kann mir von vielen von euch vorstellen, dass ihr euch jetzt schockiert fragt: Was? - aber glaubt mir, es ist das beste, was ich machen kann.

Ganz kurz eine Einleutung: ja - es war fuer mich ein Ideal, die Familie "auf gar keinen Fall" zu wechseln. ich hatte, mir vorgenommen, es zu schaffen, mit einer, "meiner" Familie ei Jahr zusammen zu leben. Doch wie schon oefters in meiner Zeit hier muss ich erkennen: All das ist schnuppe! Ich kann meine ganzen Voreinstellungen und Ziele fuer dieses Jahr getrost ueber Bord schmeissen.
Also - zu den Gruenden kann ich keine direkte Angabe mache -
meine Unzufriedenheit mit diesen Menschen hat sich ja schon wie ein roter Faden durch meine vorangegangenen berichte gezogen.
Kurz wieder aufgezaehlt:
Mein einer Bruder ignoriert mich - und entgegen der Aussage meiner Gasteltern leigt das kaum an seiner Schuechternheit. er ist, wie Biw (meine bestse Freundin) so treffendend in meinem Tahi-Englisch-Dict. herausgesucht hat: "cruel". Das trifft es recht gut!
Mein zweiter Bruder, der eigentlich nciht der leibliche Sohn meiner Gasteltern ist, ist fuerchterlich. Er ist frech, spielt sich auf unglaublich unverschaemte Weise als mein aelterer bruder auf (er ist neun!), dass einem der Kragen platzt! Dem ganzen sett er noch damit die Krone auf, dass er (mag es nun am Alter oder an der schlechten Erziehung liegen) immer das macht, wovon er weiss, dass ich es moechte.. anschauliche Anegdote: Abendessen auswaerts. Es gibt dort einen Spielplatz. Drei Schaukeln. Alle frei. Ich gehe auf die mittlere zu, moechte mich setzten. Er kommt von der anderen Seite angerannt und setzt sich vor mir drauf. Dann sagt er mit einem Tonfall, wie man ihm huden gegenueber benutzt, mit den paar englischen Woertern die er kennt: "No! No! Tino!" und zeigt auf die Schaukel nebenan.. Aaaaargh. Und das war noch eine eher akzeptable Situation..
Desweiteren dieses eigentlich inexistente Familieneben.
Ich moechte euch (und mich selbst) nicht mit dieser ganzen Sache nerven, zusammenfassend ist es aber so, dass meine Familie sich wenig fuer mich interessiert, ich an kurzer Leine gehalten werde, ich keine Liebe und Zuwendung bekomme und wohl eher als englisch-trainings-Objekt fuer die Familie fungiere.. blabla

Nun - nach langen Ueberlegungen, ausfuehrlichen Gespraechen mit Lynn (sie hat so viel Erfahrung!) und meinen Lehrern und Freunden bin ich zu dem Schluss gekommen, das was auch immer zur Debatte steht - eine Sache ist alles entscheidend: Mein Glueck.
Denn was ich nachher an Errinerungen an mein Jahr hier haben werde, ist vorallem, ob ich gluecklich war. Und das einzige, was mir jetzt hier ertraeglich macht, hier zu bleiben, ist der Zustand von Zufriedenheit.
Also gibt es nur eine Moeglichkeit, zudem noch eine sehr vielversprechende, gute: Wechseln.
Nun werde ich -naechste Woche, nach meinem AFS-Camp- bei meiner Englischlehrerin, Ajan Konjulee (die, die mich mit nach Ayutaya genommen hat) einziehen.
Sie hat eine huebsche, nette Tochter, Ma-Miau, einen Mann, der bestens mit "kind" zu bezeichnen ist, und eine Grossmutter, die ich noch nicht kenne..
Es werden sich viele Dinge aendern -
Ich werde deutlich mehr Freiheiten haben. Ja, ich werde vll. auch weniger "Thai-Kultur" leben oder was auch immer. Ich weiss das nun viele von AFS aufschreien werden und meinen, das sei nicht richtig.
Sie haben ganz Recht. Es entspricht nicht besonders den AFS-Prinzipien von wegen in einer Gastfamilie das Leben eines Thai leben etc. pp. Aber! Aber ich werde eine grossartige Zeit haben. Und ob ich der Welt wirklich mehr "Frieden durch Voelkerverstaenigung" bringen kann, wenn ich jetzt bei einer Familie lebe, die mich nicht (ganz nach Thai-Style) auf Abenteuer und Erlebnisse laesst, oder ob ich bei einer Freundin lebe, die gut Englisch spricht und mich wohl locker zu Freunden und den Foreignteachern gehen laesst, weiss ich nicht.

Ich moechte hier, egal was die hochgesteckten, moralisch wertvollen Ziele von AFS sind, eine schoene Zeit verbringen. Denn was bringt es mir, wenn ich spaeter, wenn ich studiere und mein Leben fuehre, an mein Jahr zurueckdenke, und sagen kann: Naja, immerhin weiss ich, das ich ein Jahr das trostlose, vom Fernseher bestimmte Leben eines Thai-Jungens gefuehrt habe.


Wahrscheinlich sind meine ganzen Vorstellungen auch uebertrieben. Ich habe nur diesen Wust von Gefuehlen und Gedanken in mir - denn jetzt ist WIRKLICH alles neu. Jetzt habe ich mich vollends von meinen gesamten Vorstellungen und Prinzipien geloest. Ich weiss, dass ich eine grossartige Zeit haben werde, und mit Leuten leben werde, die mcih fragen, was ich denn den Tag ueber gemacht habe, die mich nicht mit strikten Regeln (die zudem noch von ihnen selbst gebrochen werden, so Mae Noy) zubombadieren und die nur eines mir bezueglich im Sinn haben: Mein Glueck!
Ich werde also demnaechst mit Leuten leben, von denen ich vll. weniger sagen kann, sie sind meine "Gastfamilie" (ich weiss es noch nicht, aber vll. wird es eher wie eine Art WG sein), aber eben mit Leuten, die ich wirklich mag!


Nun. Soviel zu dieser Sache. Also, demnaechst werde ich wechseln. Ich habe schon angefangen, meine Sachen unauffaellig zusammen zusammeln. Ich habe aber schon maechtig Schiss vor dem D-Day, dem Tag an dem wir meiner Familie sagen werden, dass ich sie verlasse, und dem Moment in dem ich mit meinen gepackten Sachen vor Mae Noy stehe und ihr in die Augen blicken muss, von denen ich jetzt schon erwarte, dass sie nicht einmal versuchen mich zu verstehen. Sie sind eben (deswegen gehe ich ja auch) einfach nicht faehig, ueber ihren Horizont zu blicken. Und daran denken, dass es fuer mich eben das beste ist (quasi "mir nur das beste wuenschen") werden sie erst recht nicht.

Well, da muss ich durch! Aber ich habe alle hinter mir stehen, denn die gesamte Lehrerschaft mag meine (Ex)Gast-Eltern nicht..


Oke - morgen gehts los!! Yeah!!!!
Nach Bangkok, Dienstag und Mittwoch, dann am Donnerstag bis Sonntag das AFS-Camp im Sueden, dann Montag Treffen mit Lilli in Bangkok. Ohhhhhh, das wird aufregend! Am Dienstag komme ich so um 14 Uhr in Bangkok an und hab dann den ganzen Tag ALLEINE um Bangkok zu entdecken (gehe wohl ins Jim-Thompson Haus und das National Museum), um dann abends einen AFS-Staff (Pee Ahm, 26) und Marvin, Mit-Awayee (auch Deutschland) aus Chiang Rai zu treffen.


Also,
dann mache ich jetzt hier Schluss.
Ich fuehle mich gut!
Zumal in der Zukunft so viele Sachen sind, auf die ich mich freuen kann
(von meinen zukuenftigen Plaenen kann ich euch ja vll. ein ander Mal berichten)

Tino, immer noch derselbe