Donnerstag, März 29, 2007

Derrière chaque coin guettent quelques directions

"personne ne revient d'un voyage tel qu'il en est parti." (Graham Greene) - nous le savons au moins depuis que le propriétaire d'une maison jaune (Schiller, n.d.t.) à Weimar, Thuringe, a décidé de donner à sa maison une touche philosophique (rien ne pouvait mieux s'assortir à une telle ville).
C'est ici que s'introduisent au mieux à nouveau les réflexions temporelles, nous constatons à nouveau: le temps est une chose étrange. Il est encore une fois passé, je me trouve un nouvelle fois derrière les nouvelles expériences; en tête mes pensée AVANT tout ca, mes craintes, mes espérances ...
Mais tout d'abord installons-nous tranquillement sur la chaise de bureau, mettons la musique plus fort - des parents accueillants se sont échappés, me laissant en digne confiance tout seul à la maison -, sombrons dans le passé et ... avant d'oublier: les sorties de secours se trouvent directement à côté de vous, à un clic de souris sur "fermer". Commencons le rapport du matin, départ vers l'infini!
À quelques semaines d'ici, pensons à rebours - après un long massage de fesses dans le car brinqueballant à sol de bois et arrêt à Bangkok. (comme d'habitude accompagné des douloureuses tromperies des conducteurs de taxi, qui dupent malgré mon uniforme scolaire -signal général pour dire "j'ai pas d'argent"-, affirment que le taximètre est cassé et comme par magie des doigts à ma réponse "alors je descend" peuvent bizarrement appuyer sur le bouton pour mettre en marche, le compteur commence son travail économique sans aucun défaut ... Plus ou moins mystérieux, si vous me suivez).
Après de magnifiques paysages et 21 heures arrivée à Phuket, la "perle de la Mer Andamane". Mes hôtes ici se trouvent être des gens extrêmement agréables, chaleureux, un peu âgés; le père quelque peu confus bien que plus jeune que la mère, active et fit. Le fils déjà intégré à la vie active et heureux de trouver quelqu'un avec lequel il peut échanger ses conceptions philosophiques et économiques, manager dans le tourisme, ce qui facilite énormément l'organisation d'excursions éventuelles et leur coût.
En 10 jours j'ai pu ressentir le sommet du paradis à quelques endroits, j'ai découvert des régions dont je n'avais jusqu'alors que des rêves de carte postale, dont je pensais que c'étais une invention de l'industrie du cinéma.
À côté de toutes ces plages blanches, coquillages, perles, touristes à des endroits surpeuplés (ma famille d'accueil m'a emmené en tant qu'autochtones et férus de tout me montrer aux vrais coins beaux et secrets), je me suis retrouvé dans le miracle des coreaux et des poissons multicolores, j'ai vu des îles d'une beauté incroyable (tellement belles qu'elles ont été utilisées pour les tournages des films "the beach" de Caprio et James Bond), j'ai fait de la plongée libre, j'ai vu des oursins avec des piquants de 20 cm - je me suis timidement retenu d'en faire plus ample connaissance-, Nemo a furtivement glissé sans sauvagerie autour de mes mains ... donc un nouveau crochet sur ma liste considérable des "rêves et projets sur cette terre."
Mais je voudrais vous donner un peu plus de détails; par exemple comment je vécus un roman tout a fait privé sur une plage -en fait comme toutes les autres plages, qui massent tes pieds avec de moelleux grains de cristal, peuplées du côté de l'hôtel de petites familles suédoises, d gros allemands avec la petite amie thailandaise, de dames sans soutien-gorges sous des parasols multicolores.Pour quelques heures j'ai glissé dans la peau du bien connu (tout au moins pour ce qui est de l'europe...) Robinson Crusoé, j'ai découvert une anse paradisiaque, vu un pêcheur solitaire attraper ses poissons au javelot et fait fondre mon déjeuner à la nage. Pour plus de détails, je vous raconte que ce scénario a été rendu possible par ma fuite trottante (note de l'auteur: "trotter est la démarche lente, fatiguée, déprimée et en même temps résolue d'un homme auquel la vie n'a plus laissée que la simple volonté de toujours continuer sa marche", dictionnaire Columbia universal ) devant les touristes (qui au nom des trois boudhas permet au mec de se définir comme étant quelque chose d'autre qu'un de ces touristes. Ts, cette jeunesse!), et mon arrivée à l'extrêmité montagneuse de la baie. De là j'apercu, assez cachée, une île à à peu près 1 km. Un petit paradis ovale, au sein de l'eau turquoise. Mon goût de l'exploration ne me laissant plus tranquille, je sautais dans l'eau à température de baignoire et avancais assez longtemps d'un crawl digne de la bonne vieille méthode des planches au cours de sport natal. Enfin arrivé, je me sentis véritablement comme dans un film - ce morceau de terre absolument naturel (rocher, sable?); un mur de rochers autour de moi, habité de crabes de toutes les couleurs, enlacant la mini-forêt au "centre des terres" (je crois que c'est la première fois que j'écris ce mot ... Oho, sonnons les fanfares!), dominée de 4 hauts palmiers. Si je n'ai pas vu de singe durant ma ballade de 5 minutes, en tout cas je l'ai entendu. En fait rien d'extraordinaire ici, où nous rencontrons sans cesse nos cousins du 25. degré (tous les anti-darwinistes cours-circuitent cette énonciation)...
Tournons la page au chapitre 4. Tino n'a ni rencontré Vendredi, ni il s'est donné la peine de se faire remarquer par un bateau. Il se donne naturel, vit une courte vie d'ermite (je ne m'étale pas sur le truc du nudisme à cause de la pudeur des fractions un peu âgées...), et retourne ensuite dans l'eau, après avoir écouté l'océan sur le plus gros rocher. Son chemin, si vous continuez de lire, l'amènera d'abord dans une mini-forêt de mangroves (Valentin étais déjà dans une vraie grande dans la province Panggna ... très interessant, ces plantes qui -comme si elles avaient peur de salir les ourlets de leurs habits dans l'eau-, écartent leurs racines comme des jambes et se tiennent debout dessus. De tels endroits attirent aussi les oiseaux les plus fascinants), composée seulement de 3 arbres géants qui formaient avec leurs tresses de racines un véritable tapis sous ses pieds...
Retour dans le passé simple, première personne du singulier. Après avoir bien bénéficié de la douceur de ces puits d'énergie (je veux dire les racines) pieds nus dans l'eau, j'ai compris de facon douloureuse pourquoi CETTE île - remarquable par son eau magnifique , les arbres sur les écueils alentour - restait inhabitée ou n'était pas surpeuplée; c'est tout simple, qui a envie de s'ouvrir les pieds durant sa promenade sur la plage aux endroits où au lieu de sable des déchets de coreaux couvrent le sol? Eh bien, je m'y suis risqué et ai du abandonner à cause de la trop grande activité des nerfs de mes pieds et de leurs signals de douleur - la mer a gagné!
Après un certain temps j'ai repris ma nageotterie vers la terre de sauvetage. Lalala, ca valait les blessures!
Sinon, qu'ai-je vécu d'extraordinaire? En fouillant dans ma caisse à idées je trouve ... ah oui, un après-midi à Batong-Beach, populaire non pas grâce à ses propriétés naturelles, mais plutôt à cause de tous ces magasins de souvenirs, bars, hôtels, guesthouses, shoppingmall ... ce n'est pas vraiment un endroit où je m'attarde volontiers, mais tout seul comme ca c'est devenu très interessant. Car c'est là que j'ai vu -comme déjà si souvent- combien les gens peuvent être intéressants! J'y ai rencontré des artistes de la rue, qui au bout d'une longue conversation m'ont invités chez pour une formation (hélas hélas je manquait de temps), j'ai eu un entretien interessant avec un Cashmiri (je parle de quelqu'un qui a la nationalité, pas des tapis qu'il vendait...), lequel m'a vendu grâce à son grand coeur une chemise brodée avec une remise de 70% ... bon bref, le plus important a été une nouvelle vue de l'islam.
Là-dessus tout d'abord un détail -1/3 du sud de la Thailande est musulman. Après être passé plusieurs jours de suite devant les mosquées de l'île (une très grande île, pour éclaircir vos idées) a germé en moi le projet de mettre un pied dans un tel endroit. Je voudrais accumuler dans ma vie un maximum d'expériences, et cette grande religion en fait partie. C'est ainsi que j'y suis allé, ai posé des questions, fus instruit. Je dis que je m'interessais à l'islam et me retrouvais tout de suite dans un long entretien avec le muezzin. Vers la fin,- après que j'ai eu gagné quelques nouvelles connaissances dans la religion et la tradition-, le digne homme barbu devint malheureusement très extrême, invectiva les juifs comme étant la source de tous les problèmes du Proche-Orient; selon lui ce n'est pas juste que l'Amérique, l'Allemagne, la France, l'Israel - tous ont le droit d'utiliser la bombe atomique, mais dès que l'Irak possède des armes on lui tape dessus, et de toute facon, les musulmans ne tuent personne, ce sont tous les Israélites - malheureusement mon manque de capacités linguistiques m'a empêché de suivre une véritable discussion, il ne me restait donc qu'a accepter tout ca et rentrer songeur à la maison...
Ce n'était qu'une petite partie de mes aventures. Je peux affirmer en toute bonne volonté à tous ceux qui en doutent que Phuket -à mon grand plaisir et à ma grande surprise- n'est pas du tout complètement touristique, pas du tout plein de drogues, prostituées etc... La compétence en ce qui concerne ces dernières reste à Pattaya, le marché du mariage pour toutes les femmes thais et leurs gros amants allemands. Non -Phuket est bien resté thailandais, il est facile d'éviter les fallangs et le tourisme de masse, il suffit de ne pas loger à Patong ou dans des citadelles du commerce semblables. cqfd.
La ville elle-même fit monter en moi une flamme ardente - de l'histoire, des beaux et vieux bâtiments ! Combien mes sens étaient avides de tout cela, combien ils étaient altérés de ces témoins de la vie!
Phuket a été fréquenté au 19ème siècle par de nombreux européens, surtout des portugais, ainsi que des travailleurs chinois, tous attirés par ses riches mines de zinc. Les européens s'enrichirent rapidement, élevèrent leurs palais coloniaux, les chinois démontrèrent une nouvelle fois leur habileté économique et devinrent aussi cossus. Le résultat de ce mélange est la-dite architecture sino-portugaise. De beaux bâtiments de style colonial, au centre ville sutout des appartements mitoyens décorés en stuc (le nom de magasin-garage leurs irait mieux) avec des portes d'entrées sculptées à la chinoise et des mini-autels en métal contre le mur de la maison, chargés de bâtonnets d'encens et d'ananas. Pas mal, non?
Je suis grandiloquent, mais n'oubliez pas: nous (je) sommes (suis) encore et toujours en thailande ... donc le tout dégradé, noir et abandonné. Quand même une lueur pour mes yeux en manque.
Je peux maintenant m'étaler sur ce que je n'ai fais qu'aborder tout à l'heure en quelques lettres noires. Des poissons. Une des plus merveilleuses choses que j'ai entrepris avec enthousiasme a été l'excursion d'une journée avec le speedboat aux îles Phi Phi. C'est là que mon organe oculaire a bel et bien vu tous les paysages qui ne nous sont sinon montrés que dans des films ou des albums de National-Geographic. Et oui, c'était vraiment un rêve, un scénario opulent de rochers couvert d'une forêt vierge sur une eau turquoise-aigue-marine-bleue (la gamme n'ayant pas de point final), au bord de cette baie sablée de blanc, et si on avait assez d'imagination pour effacer de son esprit tous les gens -venus de même en bateau-, alors c'était vraiment d'une beauté unique.
C'est dans la Maya bay -tous les amateurs de voitures se rappellerons du cabriolet dans "the beach"- que j'ai fais pour la première fois de la plongée ... non, malheureusement pas du diving avec bouteilles d'oxygène et combinaison, mon budget ne me le permettait pas. Je me suis donc décidé -au début assez douteux- pour l'apnée.
BONNE DÉCISION. J'ai vu tout ce que j'aurai aussi vu en scuba-diving. Des poissons de toutes les formes et couleurs, des oursins avec des aiguilles de plusieurs centimètres et des points fluorescents, des bancs de coreaux de toutes les couleurs! Qui ose encore dire que nous sommes l'apothéose de la création? Pas en ce qui concerne la richesse d'idées et la beauté!
Cependant quittons ces régions du sud, j'en ai fait encore plus.
Pour rentrer à Bangkok je me suis payé le luxe d'observer tous ces paysages d'en haut dans un oiseau en métal. À Bangkok j'ai admiré le spectacle architectural du nouveau Suwanwbhumi-Airport, dont les photos -comme toutes celles fantastiques d'avant_ sont malheureusement dorénavant perdues!
Je suis allé chez mon frère, ou plutôt à la maison de mon oncle, à l'autre bout de cette métropole grouillante. Quelle ville! La famille de mon oncle -apparement très bien située- s'offre le luxe d'habiter dans un de ces "living parks" qui surgissent partout du sol de Bangkok - un morceau d'idylle de village propre et presque européen au milieu des bidons-villes et de la saleté. Le tout bien entendu clôturé et sous la surveillance de patrouilles.
J'ai passé le week-end avec mon frère. Il avait l'air de bien s'ennuyer, car il était le seul des AFS (il est à Bangkok pour apprendre l'allemand eu Goethe-Institut) qui n'était pas originaire de Bangkok et en plus le plus jeune. Comme tous les thais, il se fait aussi des problèmes là où il n'y en a pas - en fait il était trop timide pour aborder les autres et chercher un contact. Continuons. Le week-end le marché de Chattuchak, un gigantesque Weekend-Market, où tout, TOUT se vend.On y trouve des antiquités plus ou moins antiques, de l'artisanat, des objets d'art (sur ce sujet je n'ai pas encore expliqué ma théorie sur la différence entre l'artisanat et l'art - chez nous bien reconnaissable dès la Renaissance, ici en Thailande inexistante - mais pas le temps, pas de lignes), des sacs brodés, des farfouillis, des meubles, des livres d'aoccasion, des violons... tout simplement tout. Et comme la moitié au moins ests belle et donne envie de le posséder, on n'achète finalement rien. Très agréable pour mon porte-monnaie.
Le dimanche s'est passé avec mon frère -comme d'habitude perdu et paniqué, pensant qu'on ne pouvait pas y aller car on n'y avait jamais été - au Wat Pra Keo, le palais royal et tous ces endroits touristisques standards. La conviction de mon frère qu'on ne pourrait pas y aller parce qu'on ne savais pas comment (remarquons que Bangkok avec son Skytrain se traverse simplement, surtout en ce qui concerne les attractions principales) a culminé en des appels à son père et à son oncle pour se faire expliquer où aller. Ce que je savais déjà depuis longtemps car nous étions évidemment prévenants et donc en possession d'une carte. Bon, il s'ensuivit une belle journée pour moi, quant à mon frère il grognait tout le temps qu'il avait soif etc.. Il a 17 ans!
À la fin la journée fut sauvée aussi pour lui, car nous sommes allés acheter un lapin au marché des animaux. Par chance pour le lapin j'étais avec lui, il n'avait bien sûr -comme la plupart des thais- aucune idée de la facon dont on s'occuppe d'un animal et quelle responsabilité s'y joint (l'idée d'avoir un animal pour son plaisir est très nouvelle et indiscutablement occidentale - les chiens sont là pour donner l'alarme et vivent devant la maison dans la rue!) Pour lui c'était un jouet et j'ai eu du mal à le guider vers des notions plus correctes.
C'est lundi que tout a vraiment commencé - là j'ai retrouvé Paul, Anna (Autriche) et Melina au Siam Paragon (connue dans tout le pays comme étant la Mall la plus noble, grande et à la mode), nous y avons éffrontément laissé nos énormes bagages à l'entrée, avons commencé notre travail par les jouets et continué jusqu'à la sortie, pour ensuite nous diriger vitevite vers China Town, observer des rituels de la cérémonie du thé, se retrouver pratiquement en Chine, fouiller le marché du jade, nous amuser de tous les objets que l'on peut acheter en papier (chemises en papier, chaussures en carton, maisons, handys, laptops, DVD etc...) et qui servent d'offrandes par le feu pour les aieux, résisté fermement aux nageoires de requin (quelle horreur) et aux soupes de nids d'hirondelle - j'avais déjà goûté à ces dernières à Phuket, et je l'avais trouvé hyper-cher et d'un goût absolument neutre ... une sorte de bouillon d'eau avec du gel collant (ces hirondelles font leurs nids à l'aide de leur salive...).
Ensuite Little India, tous les Sikhs avec leurs turbans (les Sikhs traditionnalistes ne se coupent jamais les cheveux de leur vie), des temples étranges, des odeurs, des tissus etc. Nous avons fini la soirée épuisés sur le Golden Moutain, un temple doré sur le faîte d'une tour, dernier reste des anciens murs de la ville. Nos yeux fatigués voulaient y admirer le soleil couchant, mais le complexe fermait déjà à 17 h. Qu'à cela ne tienne! Nous voulions notre soleil couchant sur la ville de 12 millions, et aucun barbelé (d'une espèce assez mauvaise) ou caméra ne nous a retenu. Ceci dit, nous sommes redescendus sains et saufs.
Et après l'aventure pour trouver notre hôtel. Pour faire des économies nous étions partis à pied du Skytrain, malgré nos fardeaux et nos membres douloureux. Mais malheureusement il y a en plus de notre hôtel "Sawasdii Inn Sukumvhit" le "Sawasdii Sukumvhit", un motel délabré. La carte ne nous montrait que ce dernier ... nous avons fini par arriver au milieu de la nuit!
L'hôtel était très agréable, bon service, pas cher (ce qui comptait!) et dans le style des années 70. Bla.
Le jour suivant nous a offert le Grand Palais, nous sommes allés au nouveau Palais Royal (un bâtiment pompeux dans un style renaissance italienne d'à peu près 100 ans, vieux et ridicule dans son imitation artificielle du grand frère Europe), ca m'interesserais de savoir si le pape est au courant qu'il rend hommage au roi du Siam sur une fresque, à côté de nombreux cardinaux et de musulmans, sous une gigantesque statue de Bouddha ... je vais envoyer un mail à la filiale de la poste du Vatican)
Nous avions en remorque la soeur d'Anna (18 ans) et son copain, qui ne nous accompagnaient que pour être ensemble (d'après la culture thailandaise elle est trop jeune pour un vrai copain!). Cette journée aussi a eu une fin mémoriale, car nous sommes allés, avec le bateau de l'hôtel, dans l'Oriental Hotel ("le meilleur hôtel du monde"). Nous avons vécu des heures luxueuses dans la Readerslounge, dans le Colonial Coffeshop ou joué sur le piano à queue dans la "Royal Orchid Convention Hall". Le soir nous nous faisions quand même remarquer dans nos vêtements de voyage au milieux des robes de gala, car il y avait un gala international. Ah quelle vie quand on nage dans l'argent.
Après tant de sérieux et de chic nous ressentions le besoin d'une bonne portion de fraîcheur et de jeunesse, pour garder notre assurance sur les bons rails - nous avons joui des clubs de la Sukumvhit de Bangkok. La seule bonne musique live a été servie au Hard Rock Bangkok. Toujours la même méprisable culture pop, ts ts.
Le mercredi a été voué au Goethe Institut, sa bibliothèque bien achalandée et les ambassades alentour. Quelle étrange impression de parler tout d'un coup à une vraie secrétaire allemande - sans aucun Wai, Kraph et démonstrations de respect et pourtant le tout poli et amusant. Ca fait définitivement trop longtemps que je suis ici!
Mais ho! Je ne devrai plus me plaindre de mal du pays, même que ce jour-là j'étais sur le sol francais, dans "L'Alliance Francaise" Très interessant, encore une "première fois". Les Allemands se faisaient plutôt remarquer en négatif pas leurs heures d'ouvertures défavorables, où aller en tant que réfugié politique avant 8h et après 12h?
Bien bien. La nuit s'est agréablement passée dans un train de nuit, même si il était très rustique et le lit style sous-marin. Allez vers Chiang Mai!
C'est ici que s'arrête mon récit. Les choses vraiment supers, les contacts avec les Hilltribes, un bain de café avec Huile de fruit, les marchés second-hand, une expédition sur le Doi Inthanon, l'entraînement de survie là-bas et se perdre dans la forêt profonde, un appareil photo perdu, des temples birmains, des moines qui rient et la saleté des ongles suivront. Mais je n'ai plus le temps maintenant.
En ce moment je suis assis devant l'ordinateur de mon frère, mon père mange son riz de midi et va ensuite m'accompagner dans ma patrie pour 10 jours, au Wat Phu Noi. Au pied d'une montagne, tout petit. Manger juste une fois par jour, avant 12h. Méditation. Cheveux rasés, froc orange. Une existence de novice. Je vous salue donc, soyez indulgents envers mes tapotteries; profitez de Pâques, que j'avais totalement oublié et qui m'a été remis en mémoire par ma cousine dans son pays doctrinaire.
Une fleur fait parfois du bien.
pseudonyme Eckbert.
(après mon retour je n'écrirai sans doute plus de blogs - Tralalala bientôt je suis de retour...)

Montag, März 26, 2007

Hinter jeder Ecke lauern ein paar Richtungen

“Keiner kommt von einer Reise so zurueck, wie er weggefahren ist.” (Graham Greene) – das wissen wir spaetestens seit der Besitzer eines Gelben Hauses in Weimar, Thueringen, sich entschlossen hat, seinem Domizil einen philosophischen Touch zu geben (nichts koennte in solch einer Stadt angebrachter sein).

An dieser Stelle passt wohl wieder einmal die temporalen Betrachtungen, wieder einmal laesst sich feststellen: DieZeit ist ein seltsames Etwas. Auch nun ist sie wieder vergangen, auch jetzt stehe ich wieder hinter all den neuen Erlebnissen; im Kopf meine Gedanken VOR der ganzen Chose, meine Befuerchtungen, Hoffnungen..

Machen wir un saber erstmal bequem Platz auf dem Drehstuhl, drehen die Musik lauter –gastliche Eltern flogen aus, liessen mich voll wuerdigem Vetrauen allein zu Haus-, versinken in die Vergangenheit und.. ehe wir es vergessen: Die Notausgaenge befinden sich direkt neben ihnen, einen Mausklick auf “Schliessen” entfernt. Starten wir den Morgenreport, Aufbruch ins Unendliche!

Wochen von hier entfernt, rueckwaerts gedacht – nach langem Pobackenmassieren auf ungemuetlichen Sitzen im Tucker-Holzfussboden-Bus und Zwischenstopp Bangkok (wie immer mit den herzschmerzenden Betreugereien der Taxifahrer, die trotz meiner Schuluniform –allgemeines Signal fuer “Hab kein Geld”- vorne und hinten bescheissen, das Taximeter als Funktionsuntuechtig angeben, und auf die Antwort “Dann steig ich eben aus” seltsamer Weise doch mit Fingermagie den Knopf zum Einschalter bewegen koennen, der Kilometerzaehler began nun ohne jeglichen Makel seinen kostensparenden Betrieb..Mehr oder weniger Mysterioes, wenn ihr mir folgen koennt.)

Nach wunderschoenen Landschaften und 21 Stunden Ankunft in Phuket, der “Perle der Andamannensee”. Meine hiesigen Gastgeber erweisen sich als aeusserst angenehme, herzliche Leute, etwas alt; der Vater recht wirr und durcheinander, dabei sogar noch juenger als die active, fite Mutter. Der Sohn, bereits voll im Leben und gluecklich jemanden gefunden zu haben, mit dem er seine primitiven philosophischen Weltanschauungen und Arbeitsweltansichten teilen kann, Touri-Manager, was die Sache fuer etwaige Aufluege und deren Kosten extremst erleichtert.

In 10 Tagen hatte ich den Zipfel des Paradieses an einigen Stellen spueren koennen, ich entdeckte Regionen, von denen ich sonst nur Postertraeume hatte, von denen ich dachte, sie seien Erfindungen der Filmindustrie.

Aber neben all seinen weissen Straenden, Muscheln, Perlen, Touristen an den ueberfuellten Orten (als Ansaessige und Mich-Rumfuehr-Wuetige kam ich mit meiner ‘Gastfamilie’ an die richtig schoenen, geheimen Orte) geriet ich auch in das Wunder der bunten Korallen und Fische, sah Inseln von unglaublicher Schoenheit (so schoen, dass sie auch zur Szenerie von des Cabrios ‘The Beach” und James Bond wurden) , tauchte, sah Seeigel mit Stacheln von 20cm Laenge –ich hielt mich schuechtern zurueck, diese naeher kennenzulernen-, Nemo huschte mit seinen Freunden ganz unscheu an meinen Haenden vorbei… also ein weiterer Hacken auf meiner betrachtlichen Liste der ‘Traeume und Plaene im Erdendasein’.

Aber ich will euch etwas mehr Details wissen lassen; zum Beispiel werde ich nun davon schreiben, wie ich an einem Strand –wie eigentlich alle, die deine Fuesse mit weichem Kristall-Koernchen massieren, an der dem Hotel-Resort zugewendeten Seite mit schwedischen Kleinfamilien, deutschen Dicken mit Thaifreundin und barbusige Damen unter bunten Sonnenschirm bevoelkert- einen ganz privaten Roman erlebte. Ich schluepfte fuer ein paar Stunden in die Rolle des allseits bekannten (zumindest gilt letzteres fuer Europa..) Robinson Crusoe, entdeckte eine paradiesische Bucht, sah einen einsamen Fischer mit einem Speer Fische stechen und schwamm mir mein Mittagessen ab. Um ausfuerhlicher zu werden, berichte ich nun desweiteren, dass diese Szenerie sich dadurch ermoeglichte, dass ich auf meiner trottigen Flucht (Anmerkung des Autors: “Trotten ist der langsame, müde, deprimierte und zugleich entschlossene Gang eines Mannes, dem im Leben nichts mehr blieb außer dem Willen einfach immer weiter zu marschieren”, Columbia universalisches Schlagwortlexikon) weg von den ‘Touristen’ (was in Drei-Buddhas-Namen verschafft dem Kerl eigentlich das Recht, sich als etwas anderes als eben ‘Tourist’ zu bezeichnen. Ts, diese Jugend!) an die Bergeingrenzung der Bucht gelangte. Von dort erblickte ich recht versteckteine ca. kilometer entfernte Insel. Ein kleines, ovales Eiland, in mitten des tuerkisen Wassers. Da lies mich der Entdeckergeist nicht laenger ruhen, ich sprang ins badewannenwarme Wasser und kraulte ganz nach der guten alten Lehrmethoden der Plastikschilder unseres heimatlichen Sportunterrichtes recht lange zielstrebig so dahin. Endlich angekommen, fuehlte ich mich tatsaechlich wie in einem Film – dieses absolute naturbelassene Stueck Erde (Fels, Sand?); einen steinernen Felswall um sich herum, bevoelkert von farbenfrohen Krabben, umschlingend den Miniwald im ‘Landesinneren’ (ist glaube ich das erste mal, dass ich dieses Wort schreibe..OhO, tutet die Fanfaren!), ueberragt von 4 hohen Kokospalmen. Einen Affen hab ich zwar nicht gesehen bei meiner 5minuten-durchwanderung, allerdings hoerte ich ihn. Nun, hier ja ncihts besonderes, wir treffen hier staendig auf unsere Vetter 25. Grades (alle Anti-Darwinisten uebergehen diese Aussage geflissentlich)..

Blaettern wir um auf Kapitel 4. Tino hat bisher weder Freitag getroffen, noch sich Muehe gemacht, ein Boot auf sich aufmerksam zu machen. Er gibt sich ganz natuerlich, lebt ein kurzes Einsiedlerleben (die Sache mit dem Naturalismus moechte ich der Schamesgrenze der altmodischeren Fraktion nicht weiter ausfuehren..) und begibts sich dann –nachdem er auf dem groessten Felsen dem grossen Ozean lauschte, wiederrum ins Wasser. Sein Weg wird ihn, wenn ihr weiterlest, erst durch einen der Insel anhaengenden Mini-Mangroven-Wald (Valentin war schon in einem richtig Grossen in Panggna Province..sehr interessant, diese Pflanzen, die –gleichsam, als fuerchteten sie, ihre Rockschoesse im Wasser zu besudeln- ihre Wurzeln wie Beine von sich spreizen und darauf stehen. Solcherlei Orte locken auch die faszinierensten Voegel an) –bestehend nur aus 3 Bauemriessen, die mit ihren weitreichenden Wurzelflechten einen wahren Teppich unter seinen Fuessen bildeten…

Zurueck im der einfachen Vergangenheit, erste Person Singular. Nachdem ich auf meinem ersten Stueck Wasserwaht-Fussmarsch in den Genuss dieser weichen Energiesammler –gemeint sind die Wurzeln- gekommen war,merkte ich nun all zu schmerzhaft den Grund, warum DIESE Bucht –bestechend durch sein wunderschoenes Wasser, die Baueme auf den umgebenden Klippen- nicht bevoelkert bzw. uebervoelkert war; ganz einfach, wer moechte sich schon bei seinem Strandspaziergang die Fuesse an den an Stelle des Sandes den Grund bedeckenden Korallenleichen aufschlitzen? Nun, ich habs gewagt, musste aber wegen der allzugrossen Aktivitaet meiner Fussnerven und deren Schmerzsignale aufgeben – das Meer hat gesiegt!

Nach einer ganzen Weile trat ich also meinen Rueckschwimmschwamm zum rettenden Land an. Hoch Holdia, das war die Wunden wert!

Was hab ich sonst noch herausragendes erlebt? Herausgekrammt aus meiner Gedankenkiste become ich…ah, ja – ein Nachmittag am Batong-Beach, populaer nicht wegen seiner natuerlichen Eigneschaften, sondernwegen all der Souveniershops, Bars, Hotel, Guesthouses, Shoppingmalls… ist zwar nicht der Ort, an dem ich gerne Zeit verschwende, aber so ganz alleine wurde es doch sehr interessant. Denn hier wurde mir –wie schon ach so oft- wieder einmal vorgefuehrt, wie interessant Menschen sein koennen! Ich traf dort Strassenkuenstler, die mich nach langen Gespraechen zu sich nach Hause fuer einen Lehrgang einluden (Leider der Engel befand ich mich im Zeitmangel), hatte sehr interessante Konversation mit einem Kashmirer (ich meine den Staatsangehoerigen, nicht die Teppiche, die er verkaufte.. ), der mir dann ‘wegen seines grossen Herzens’ ein handbesticktes Hemd fuer ueber 70 Prozent billiger verkaufte… nun ja, dass wichtigste war ja die neue Erkenntniss ueber den Islam.

Dazu gleich noch eine Kleinigkeit – der Sueden Thailands ist zu 1/3 muslimisch. Nachdem ich seit Tagen auf der Insel (eine sehr grosse Insel, damit eure Vorstellungen klarere Formen annehmen) staendig wieder an Moscheen vorbei gefahren bin, keimte in mir das Vorhaben auf, doch mal einen Fuss in solch eine Staette zu wagen. Ich moechte in meinem Leben ein Maximum an Erfahrung sammeln, da gehoert diese Weltreligion unabdingbar dazu. So machte ich mich auf, fragte an, wurde belehrt. Ich sagte, ich interessiere mich fuer den Islam, worauf hin ich auch schon flux vom Muhezin in ein sehr langes Gespraech verwickelt wurde. Gen Ende hin –nachdem ich bereits viele neue Einsichten in die Religion und Tradition gewonnen hatte- wurde der werte, baertige Mann dann leider recht extreme, beschimpfte die Juden als Urheber aller Probleme des Nahen Ostens; es sei unfair, dass Amerika, Deutschland, Frankreich, Israel – sie alle duerfen Atombomben benutzen, aber sobald der Irak Waffen besitz, wir draufgehauen. Und sowieso, die Muslime toeten niemanden, dass sind alles die Israeliten—leider Buddhas ermoeglichten es mir meine sprachlichen Faehigkeiten nicht, eine richtige Diskussion anzufangen, also musste ich all das hinnehmen und nachdenklich nach Hause laufen...

Das war nur ein kleiner Teil meiner Erlebnisse. Ich kann allen Zweifelnden mit gutem Willen versichern, dass Phuket –zu meiner Freude und Ueberraschung- nicht voll touristisch ist, nicht voller Drogen, Prostituierten etc. Fuer letztgenanntes ist schliesslich immer noch Pattaya zustaendig, der Heiratsmarkt fuer all die Thaifrauen und deren dicke,deutsche Liebhaber. Nein – Phuket ist immernoch Thai, Fallangs und Massentourismus sind leicht zu umgehen, wenn man sich einfach nicht in Batong oder vergleichbaren Hochburgen des Komerzes einquatiert. Gewusst wie.

Die Stadt selbst liess in mir eine feurige Flamme aufleuchten – Geschichte, schoene, alte Gebaeude! Was lechzte mir der Sinn danach, was sehnte ich mich nach diesen Zeugen des Lebens!

–im 19. Jahrhundert wurde Phuket wegen seiner reichen Zinnmienen von vielen Europaeern, vorneran Portugiesen, und chinesichen Lohnarbeitern frequentiert. Die Europaeer wurden schnell reich, bauten ihre konolialen Palais, die Chinesen verdeutlichten nur wieder ihr Geschick im Wirtschaften und wurden ebenfalls wohlhabend. Aus diesem Mix wurde dann die sogenannte Sino-Portugiesische Architektur. Schoene koloniale Gebaeude, in der Innenstadt vorallem stuckverzierte Reihenapartments (Garagenlaeden trifft es besser) mit ihren chinesisch beschnitzen Eingangstueren und den metallernen Minialtaeren an den Hauswaenden, beladen mit Raeucherstaebchen und Ananas. Klingt gut, hae?

Hochtrabende Toene, aber denkt immer daran: Wir (ich) sind (bin) immer noch in Thailand .. also ist das ganze heruntergekommen, schwarz und verlassen. Trotzdem ein Lichblick fuer meine entsagende Augen.

Was oben von schwarzen Lettern schon leicht angeschnitten ward, kann jetzt in voller Gaenze ausgesprochen warden. Fische. Eine der tollsten Sachen, die ich hier enthusiastisch unternahm, war der Tagesausflug mit Speedboat zu den Phi Phi Inseln. Dort bekam mein Sehorgan doch tatsaechlich all die Landschaften und FLecke der Erde zu sehen, die uns sonst in Film und National-Geographic-Bildband als das offensichtliche Paradies angepriesen wird. Und ja, tatsaechlich, es war absolute traumhaft, opulente Felsszenerie, mit Urwald bewachsen, auf tuerkis-aquamarin-blaues Wasser (die Frabskala kahm zu keinem beendenden Punkt), am Rande dieser weissbesandeten Bucht.. und wenn man genug Fantasie hatte, sich die ganzen Menschen –die ebenfalls mit dem Boot hierhergekommen waren- wegzudenken, war es wirklich einmalig schoen.

In der ‘Maya Bay’ –alle Autoliebhaber werden sich an ‘The Beach’ vom verdecklosen Gefaehrt errinern- ging es dann auch schon zum ersten Mal tauchen.. nein, leide rnicht Diving mit Suaerstoffflasche und Gummianzug, dafuer war mein Budget zu gering. Ich entschied mich –erst noch recht zweifelhaft- fuers einfach e Schnorcheln.

GUTE ENTSCHEIDUNG. Ich habe alles gesehen, was ich beim Scuba-Diving auch gesehen haette. Fische in allen Formen und Farben, Seeigel mit cm Meter Stacheln und fluoriszierenden Punktenm Korallenriffe in allen Farben! Und da soll einer sagen, wir sein die Kroenung der Schoepfung? Nicht was den EInfallsreichtum und die Schoenheit angeht!

Verlassen wir aber diese suedliche Gegend, ich hab ja noch weit viel mehr gemacht.

Nach Bangkok hin goennte ich mir den Luxus, in einem metallernen Vogel diese ganzen Landschaften von Oben zu betrachten. In Bangkok bestaunte ich dann das architekruerielle Spektakel des neuen Suwanabhumi-Airport, dessen Bilder –wie auch alle anderen fantastischen- nun leider verloren sind!

Ich fuhr zu meinem Burder, bzw. Zu meines Onkels Haus, am anderen Ende dieser buzzligen, wirrenden Metropole. Welch eine Stadt! Meines Onkel Familie –offenbar recht wohlhabend- genehmigt sich, in einem der vieler Orts aus dem Bangkoker Boden spriessenden “Living Parks” zu hausieren – ein Stueck perfekte, saubere, beinahe europaeische Klein-Gemeinden-Idylle in mitten all der Wellblechhuetten und des Schmutzes. Selbredend abgezaeunt und mit Wachposten umpatrouilliert.

Da Wochende widmete ich mich meines Gastbruders. Er schien sich aeusserst zu langweilen, da er der einzige Nicht-Bangkoker seiner AFS-Freunde (er ging nach Bangkok, um am Goethe Institut Deutsch zu lernen) und noch zudem juenger ist. Wie Thais nun mal so sind, macht er sich selbst auch viele Probleme, wo eigentlich keine sind – er ist im Grunde nur zu schuechtern gewesen, die anderen offen anzusprechen und Kontakt zu suchen. Weiter im Prozedere---

Am Wochende Chattuchak-Markt, einem riesigen Weekend-Market, wo ALLES, alles angeboten wird. Hier finden sich auch alle mehr oder weniger echten Antiquitaeten, Handwerksprodukte, Kunstobjekte (wobei ich meine Theorie ueber den Unterschied von Handwerk und Kunst –bei uns ab der Renaissance erkennbar, hier in Thailand inexistent- ja noch gar nicht erlaeutert habe. Aber keine Zeit, keine Zeilen), alle bestickten Taschen, Klimmbimm, Moebel, Secondhand Buecher, Geigen.. einfach alles. Und da die Haelfte so absolute shcoen und habenswert ist, kaeuft man am Ende doch nichts. Sehr angenehm fuer meinen Geldbeuel.

Sonntag war dann mit meinem Bruder –er natuerlich wieder ganz unselbststaendig und panikmachend, weil er meinte, wir koennten da nicht hin, weil wir da noch nie waren- im Wat Pra Keo, dem Koenigspalast und eben diese Standard-Touri-Orte. Meines Bruders Ueberzeugung, wir koennten da nicht hin fahren, weil wir nicht wuessten, wie etc. (es muss bemerkt werden, dass Bangkok durch seinen Skytrain so einfach zu bereisen ist, gerade wenn es sich um die Hauptattraktion handelt), endete darin, dass er den Vater und den Onkel anrief, um sich aufschreiben zu lassen, wie er wo hin muesse. Das alles wusste ich aber schon laengst, da man ja ganz vorrausschauend und selbstverstaendlich im besitz einer ortsanweisenden Karte befand. Nun gut, es folgte ein fuer mich schooner Tag, mein Bruder noergelte die ganze Zeit herum ,er habe Durst etc. Er ist 17!

Am Ende dann aber war auch fuer ihn der Tag gerettet, weil wir einen Hasen kaufen gingen, auf dem hiesigen Tiermarkt. Zu des Kanickels Gluecke war ich mit ihm, er hatte natuerlich –wie die meisten Thais- keine Ahnung, wie man ein Haustier haelt und was fuer eine Verantwortung damit zusammenhaengt (die Idee, ein Tier einfach nur aus Freude zu halten, ist hier sehr neu und eindeutig westlich – Hunde sind zum Alarm schlagen da und sollen auf der Strasse vorm Haus leben!). Fuer ihn war das ganze mehr ein Spielzeug, und es hat mich viel Muehe gekostet, in auf die rechten, gedanklichen Bahnen zu leiten..

Am Montag fing es dann erst richtig an – ich traf mich mit Paul, Anna (Oesterreich) und Melina am Siam Paragon (landesweit bekannt als die groesste, fasheste und nobelste Mall), ganz keck liessen wir dort unser riesiges Gepaeck (ich errinere an den neuerworbenen Stolz in Form eines Trekking-Rucksackes) am Thresen hinterlegen, fingen bei der Spielzeugabteilung an, arbetieten uns bis zum Ausgang durch, bewegten uns geschwind hinfort in Richtung China Town, Teerituale miterleben, sich quasi in China befinden, den Jademarkt durchwusten, sich ueber all die Sachen, die du aus Papier kaufen kannst (Papierhemden, Kartonschuhe, Haeuser, Handys, Laptops, DVD’s..) –als Brandopfer fuer die Ahnenrituale- belustigen, und ganz eisern den Haiflossen (Welch eine Greultat!) und der Schwalbennestersuppe entsagt – letzteres hab ich ja schon in Phuket probiert, und es horrend teuer und absolute geschmacksneutral.. eine Art Wasserbruehe mit Glibber (diese bestimmte Schwalbenart macht ihre Nester aus eigener Spucke..). Dann noch Little India, all die Sikhs mit ihren Turbaenen (traditionelle Sikhs schneiden sich nie im Leben die Haare), fremde Tempel, Gerueche, Stoffe etc. Den Abend rundeten wir erschoepft ab beim Golden Mountain, einem Goldenen Tempel auf der Spitze eines Turmes, letztes Ueberbleibsel der alten Stadtmauer. Dort wollten unsere mueden Augen den Sonnenuntergang geniessen, allerdings hatte der Komplex schon um 17 Uhr geschlossen. Ach, so was haelt uns Frischlinge doch nicht auf! Wir wollen unseren Sonnenuntergang ueber der 12millionen Stadt, und da kann uns auch kein Rasiermesser-Stacheldraht (die ganz ueble Sorte) und die ueberwachungskameras an den Treppen nichts an. Wir kamen heil runter, unbemerkt.

Dann noch das Abenteuer, unser Hotel zu finden. Um Geld zu sparen, gingen wir vom SKytrain zu Fuss, ungeachtet unserer schweren Last und den schmerzenden Gliedern. Nur leider gibt es neben unserem Hotel “Sawasdii Inn Sukumvhit” noch das “Sawasdii Sukumvhit”, ein schaebiges Motel. Die Karte indikierte nur letzteres… irgendwann Nachts kamen wir doch noch an!

Das Hotel war sehr angenehm, gutter Service, billiger Preis (ausschlaggebend) und im 70er Jahre Stil. Bla.

Der naechste Tag barg grosse Palais, wir gingen zum neuen Koenigspalast (eine italienische Renaissance-Prunkbaute, knapp 100 Jahre alt und laecherlich durch seine gekuenstelte Nachahmung des grossen Bruders Europas) – mich interessiert, ob der Papst weiss, dass er auf einem Wandfresko nebst vieler Bischoefe und Muslime unter einer riesigen Buddhastatue den Koenig von Siam huldigt..ich werde mal eine kleine Mail an die Vatikan-Postfiliale senden ;)

Im Schlepptau hatten wir Anna’s Schwester (18) und ihren Freund, die allerdings nur mit uns kamen, um zusammen sein zu koennen (sie ist ja nach Thaikultur noch viel zu jung fuer einen richtigen Freund!). AUch dieser Tag endete bemerkenswert, da wir uns von dem hoteleigenen Shuttleboot ins Oriental Hotel (“das beste Hotel der Welt”, wie bemerkt) einschiffen. Dort verbrachten wir in der Readerslinge, im Kolonialen Coffeeshop oder am Fluegel in der “Royal Orchid Convention Hall”einige luxurioese Stunden und hielten die Rolle von Gaestenachwuchs stets glaubwuerdig aufrecht. Am Abend fielen wir in unserer schaebigen Traveler-Kleidung unter all den Cocktail-Kleidern doch auf, es gab eine internationale Gala. Ach, was fuer ein Leben, wenn man im Geld schwimmt.

Nach solchem Ernst und Schick brauchten wir noch eine gehoerige Portion jugendliche Frische, um unser Selbstbewusstsein auf den richtigen Schienen zu behalten – wir genossen die Partymeile und die gute Clubszene der Bangkoker Sukumvhit. Die einzige gute Livemusik wurde allerdings im Hard Rock Bangkok serviert. Immer diese schmoede Popkultur, ts ts

Der Mittwoch war dann dem Goethe Institut, seiner gutausgestatten Bibliothek und den naheliegenden Botschaften gewidmet. Was fuer ein seltsames Gefuhel, ploetzlich mit einer richtigen deutschen Sekretaerin zu sprechen –so ganz ohne Wai, Kraph und Respektsbekundungen und doch ganz hoeflich und amuesant. Ich bin hier schon eindeutig zu lange!

Aber hei! Ueber Heimweh duerfte ich nun nciht mehr klagen – schliesslich war ich an besagtem Tag auf franzoesischem Staatsboden, in der “Alliance Francaise”. Sehr interessant, schon wieder ein “Erstes Mal”. Die Deutsche machte sich durch seine unguenstigen Oeffnungszeiten weniger gut daher, wo soll man denn als politisch Verfolgter vor 8 und nach 12 Uhr hin?

So weit so gut. Die Nacht wurde in einem angenehmen –wenn auch sehr rustikal und eher wie eine Uboot-Koje wirkenden- Nachtzug verbracht, Auf nach Chiang Mai!

Hier endet mein Bericht. Die wirkklich tollen Dinge, der Kontakt zu den Hilltribes, ein Kaffeebad mit Fruechteoel, Secondhandmaerkte, eine Dschungelexpedition auf dem Doi Inthanon, dortiges Survival Training und Verloren gehen im dichten Wald, eine verlorene Camera, burmesische Tempel, lachende Moenche und schmutz in den Naegel wuerden nun erst folgen. Aber dafuer hab ich nun keine Zeit.

In diesem Moment sitze ich vor meines Bruders Computer, mein Vater isst Mittagreis und wird mich als bald zu meiner zukuenftigen Heimat fuer 10 Tage bringen, ins Wat Phu Noi. AM Fusse eines Berges, ganz klein. Nur einmal pro Tag, vor 12 Uhr, essen. Meditation. Rasierte Haare, orange Kutte. Ein Novizendasein. Daher seid mir gegruesst, uebt Nachsicht mit meinem Getippe; geniesst Ostern, was ich total vergessen hatte und nur durch meine Cousine in ihrem doktrinischem Land errinert wurde.

Eine Blume kann einem manchmal sehr gut tun.

Pseudonym Eckbert

Am Ende seines Daseins

(nach meiner Rueckkehr werde ich wohl keine Bloggs mehr schreiben – Lustig Lustig Tralalalaa, bald bin ich wi-ieder daa…)