Donnerstag, März 29, 2007

Derrière chaque coin guettent quelques directions

"personne ne revient d'un voyage tel qu'il en est parti." (Graham Greene) - nous le savons au moins depuis que le propriétaire d'une maison jaune (Schiller, n.d.t.) à Weimar, Thuringe, a décidé de donner à sa maison une touche philosophique (rien ne pouvait mieux s'assortir à une telle ville).
C'est ici que s'introduisent au mieux à nouveau les réflexions temporelles, nous constatons à nouveau: le temps est une chose étrange. Il est encore une fois passé, je me trouve un nouvelle fois derrière les nouvelles expériences; en tête mes pensée AVANT tout ca, mes craintes, mes espérances ...
Mais tout d'abord installons-nous tranquillement sur la chaise de bureau, mettons la musique plus fort - des parents accueillants se sont échappés, me laissant en digne confiance tout seul à la maison -, sombrons dans le passé et ... avant d'oublier: les sorties de secours se trouvent directement à côté de vous, à un clic de souris sur "fermer". Commencons le rapport du matin, départ vers l'infini!
À quelques semaines d'ici, pensons à rebours - après un long massage de fesses dans le car brinqueballant à sol de bois et arrêt à Bangkok. (comme d'habitude accompagné des douloureuses tromperies des conducteurs de taxi, qui dupent malgré mon uniforme scolaire -signal général pour dire "j'ai pas d'argent"-, affirment que le taximètre est cassé et comme par magie des doigts à ma réponse "alors je descend" peuvent bizarrement appuyer sur le bouton pour mettre en marche, le compteur commence son travail économique sans aucun défaut ... Plus ou moins mystérieux, si vous me suivez).
Après de magnifiques paysages et 21 heures arrivée à Phuket, la "perle de la Mer Andamane". Mes hôtes ici se trouvent être des gens extrêmement agréables, chaleureux, un peu âgés; le père quelque peu confus bien que plus jeune que la mère, active et fit. Le fils déjà intégré à la vie active et heureux de trouver quelqu'un avec lequel il peut échanger ses conceptions philosophiques et économiques, manager dans le tourisme, ce qui facilite énormément l'organisation d'excursions éventuelles et leur coût.
En 10 jours j'ai pu ressentir le sommet du paradis à quelques endroits, j'ai découvert des régions dont je n'avais jusqu'alors que des rêves de carte postale, dont je pensais que c'étais une invention de l'industrie du cinéma.
À côté de toutes ces plages blanches, coquillages, perles, touristes à des endroits surpeuplés (ma famille d'accueil m'a emmené en tant qu'autochtones et férus de tout me montrer aux vrais coins beaux et secrets), je me suis retrouvé dans le miracle des coreaux et des poissons multicolores, j'ai vu des îles d'une beauté incroyable (tellement belles qu'elles ont été utilisées pour les tournages des films "the beach" de Caprio et James Bond), j'ai fait de la plongée libre, j'ai vu des oursins avec des piquants de 20 cm - je me suis timidement retenu d'en faire plus ample connaissance-, Nemo a furtivement glissé sans sauvagerie autour de mes mains ... donc un nouveau crochet sur ma liste considérable des "rêves et projets sur cette terre."
Mais je voudrais vous donner un peu plus de détails; par exemple comment je vécus un roman tout a fait privé sur une plage -en fait comme toutes les autres plages, qui massent tes pieds avec de moelleux grains de cristal, peuplées du côté de l'hôtel de petites familles suédoises, d gros allemands avec la petite amie thailandaise, de dames sans soutien-gorges sous des parasols multicolores.Pour quelques heures j'ai glissé dans la peau du bien connu (tout au moins pour ce qui est de l'europe...) Robinson Crusoé, j'ai découvert une anse paradisiaque, vu un pêcheur solitaire attraper ses poissons au javelot et fait fondre mon déjeuner à la nage. Pour plus de détails, je vous raconte que ce scénario a été rendu possible par ma fuite trottante (note de l'auteur: "trotter est la démarche lente, fatiguée, déprimée et en même temps résolue d'un homme auquel la vie n'a plus laissée que la simple volonté de toujours continuer sa marche", dictionnaire Columbia universal ) devant les touristes (qui au nom des trois boudhas permet au mec de se définir comme étant quelque chose d'autre qu'un de ces touristes. Ts, cette jeunesse!), et mon arrivée à l'extrêmité montagneuse de la baie. De là j'apercu, assez cachée, une île à à peu près 1 km. Un petit paradis ovale, au sein de l'eau turquoise. Mon goût de l'exploration ne me laissant plus tranquille, je sautais dans l'eau à température de baignoire et avancais assez longtemps d'un crawl digne de la bonne vieille méthode des planches au cours de sport natal. Enfin arrivé, je me sentis véritablement comme dans un film - ce morceau de terre absolument naturel (rocher, sable?); un mur de rochers autour de moi, habité de crabes de toutes les couleurs, enlacant la mini-forêt au "centre des terres" (je crois que c'est la première fois que j'écris ce mot ... Oho, sonnons les fanfares!), dominée de 4 hauts palmiers. Si je n'ai pas vu de singe durant ma ballade de 5 minutes, en tout cas je l'ai entendu. En fait rien d'extraordinaire ici, où nous rencontrons sans cesse nos cousins du 25. degré (tous les anti-darwinistes cours-circuitent cette énonciation)...
Tournons la page au chapitre 4. Tino n'a ni rencontré Vendredi, ni il s'est donné la peine de se faire remarquer par un bateau. Il se donne naturel, vit une courte vie d'ermite (je ne m'étale pas sur le truc du nudisme à cause de la pudeur des fractions un peu âgées...), et retourne ensuite dans l'eau, après avoir écouté l'océan sur le plus gros rocher. Son chemin, si vous continuez de lire, l'amènera d'abord dans une mini-forêt de mangroves (Valentin étais déjà dans une vraie grande dans la province Panggna ... très interessant, ces plantes qui -comme si elles avaient peur de salir les ourlets de leurs habits dans l'eau-, écartent leurs racines comme des jambes et se tiennent debout dessus. De tels endroits attirent aussi les oiseaux les plus fascinants), composée seulement de 3 arbres géants qui formaient avec leurs tresses de racines un véritable tapis sous ses pieds...
Retour dans le passé simple, première personne du singulier. Après avoir bien bénéficié de la douceur de ces puits d'énergie (je veux dire les racines) pieds nus dans l'eau, j'ai compris de facon douloureuse pourquoi CETTE île - remarquable par son eau magnifique , les arbres sur les écueils alentour - restait inhabitée ou n'était pas surpeuplée; c'est tout simple, qui a envie de s'ouvrir les pieds durant sa promenade sur la plage aux endroits où au lieu de sable des déchets de coreaux couvrent le sol? Eh bien, je m'y suis risqué et ai du abandonner à cause de la trop grande activité des nerfs de mes pieds et de leurs signals de douleur - la mer a gagné!
Après un certain temps j'ai repris ma nageotterie vers la terre de sauvetage. Lalala, ca valait les blessures!
Sinon, qu'ai-je vécu d'extraordinaire? En fouillant dans ma caisse à idées je trouve ... ah oui, un après-midi à Batong-Beach, populaire non pas grâce à ses propriétés naturelles, mais plutôt à cause de tous ces magasins de souvenirs, bars, hôtels, guesthouses, shoppingmall ... ce n'est pas vraiment un endroit où je m'attarde volontiers, mais tout seul comme ca c'est devenu très interessant. Car c'est là que j'ai vu -comme déjà si souvent- combien les gens peuvent être intéressants! J'y ai rencontré des artistes de la rue, qui au bout d'une longue conversation m'ont invités chez pour une formation (hélas hélas je manquait de temps), j'ai eu un entretien interessant avec un Cashmiri (je parle de quelqu'un qui a la nationalité, pas des tapis qu'il vendait...), lequel m'a vendu grâce à son grand coeur une chemise brodée avec une remise de 70% ... bon bref, le plus important a été une nouvelle vue de l'islam.
Là-dessus tout d'abord un détail -1/3 du sud de la Thailande est musulman. Après être passé plusieurs jours de suite devant les mosquées de l'île (une très grande île, pour éclaircir vos idées) a germé en moi le projet de mettre un pied dans un tel endroit. Je voudrais accumuler dans ma vie un maximum d'expériences, et cette grande religion en fait partie. C'est ainsi que j'y suis allé, ai posé des questions, fus instruit. Je dis que je m'interessais à l'islam et me retrouvais tout de suite dans un long entretien avec le muezzin. Vers la fin,- après que j'ai eu gagné quelques nouvelles connaissances dans la religion et la tradition-, le digne homme barbu devint malheureusement très extrême, invectiva les juifs comme étant la source de tous les problèmes du Proche-Orient; selon lui ce n'est pas juste que l'Amérique, l'Allemagne, la France, l'Israel - tous ont le droit d'utiliser la bombe atomique, mais dès que l'Irak possède des armes on lui tape dessus, et de toute facon, les musulmans ne tuent personne, ce sont tous les Israélites - malheureusement mon manque de capacités linguistiques m'a empêché de suivre une véritable discussion, il ne me restait donc qu'a accepter tout ca et rentrer songeur à la maison...
Ce n'était qu'une petite partie de mes aventures. Je peux affirmer en toute bonne volonté à tous ceux qui en doutent que Phuket -à mon grand plaisir et à ma grande surprise- n'est pas du tout complètement touristique, pas du tout plein de drogues, prostituées etc... La compétence en ce qui concerne ces dernières reste à Pattaya, le marché du mariage pour toutes les femmes thais et leurs gros amants allemands. Non -Phuket est bien resté thailandais, il est facile d'éviter les fallangs et le tourisme de masse, il suffit de ne pas loger à Patong ou dans des citadelles du commerce semblables. cqfd.
La ville elle-même fit monter en moi une flamme ardente - de l'histoire, des beaux et vieux bâtiments ! Combien mes sens étaient avides de tout cela, combien ils étaient altérés de ces témoins de la vie!
Phuket a été fréquenté au 19ème siècle par de nombreux européens, surtout des portugais, ainsi que des travailleurs chinois, tous attirés par ses riches mines de zinc. Les européens s'enrichirent rapidement, élevèrent leurs palais coloniaux, les chinois démontrèrent une nouvelle fois leur habileté économique et devinrent aussi cossus. Le résultat de ce mélange est la-dite architecture sino-portugaise. De beaux bâtiments de style colonial, au centre ville sutout des appartements mitoyens décorés en stuc (le nom de magasin-garage leurs irait mieux) avec des portes d'entrées sculptées à la chinoise et des mini-autels en métal contre le mur de la maison, chargés de bâtonnets d'encens et d'ananas. Pas mal, non?
Je suis grandiloquent, mais n'oubliez pas: nous (je) sommes (suis) encore et toujours en thailande ... donc le tout dégradé, noir et abandonné. Quand même une lueur pour mes yeux en manque.
Je peux maintenant m'étaler sur ce que je n'ai fais qu'aborder tout à l'heure en quelques lettres noires. Des poissons. Une des plus merveilleuses choses que j'ai entrepris avec enthousiasme a été l'excursion d'une journée avec le speedboat aux îles Phi Phi. C'est là que mon organe oculaire a bel et bien vu tous les paysages qui ne nous sont sinon montrés que dans des films ou des albums de National-Geographic. Et oui, c'était vraiment un rêve, un scénario opulent de rochers couvert d'une forêt vierge sur une eau turquoise-aigue-marine-bleue (la gamme n'ayant pas de point final), au bord de cette baie sablée de blanc, et si on avait assez d'imagination pour effacer de son esprit tous les gens -venus de même en bateau-, alors c'était vraiment d'une beauté unique.
C'est dans la Maya bay -tous les amateurs de voitures se rappellerons du cabriolet dans "the beach"- que j'ai fais pour la première fois de la plongée ... non, malheureusement pas du diving avec bouteilles d'oxygène et combinaison, mon budget ne me le permettait pas. Je me suis donc décidé -au début assez douteux- pour l'apnée.
BONNE DÉCISION. J'ai vu tout ce que j'aurai aussi vu en scuba-diving. Des poissons de toutes les formes et couleurs, des oursins avec des aiguilles de plusieurs centimètres et des points fluorescents, des bancs de coreaux de toutes les couleurs! Qui ose encore dire que nous sommes l'apothéose de la création? Pas en ce qui concerne la richesse d'idées et la beauté!
Cependant quittons ces régions du sud, j'en ai fait encore plus.
Pour rentrer à Bangkok je me suis payé le luxe d'observer tous ces paysages d'en haut dans un oiseau en métal. À Bangkok j'ai admiré le spectacle architectural du nouveau Suwanwbhumi-Airport, dont les photos -comme toutes celles fantastiques d'avant_ sont malheureusement dorénavant perdues!
Je suis allé chez mon frère, ou plutôt à la maison de mon oncle, à l'autre bout de cette métropole grouillante. Quelle ville! La famille de mon oncle -apparement très bien située- s'offre le luxe d'habiter dans un de ces "living parks" qui surgissent partout du sol de Bangkok - un morceau d'idylle de village propre et presque européen au milieu des bidons-villes et de la saleté. Le tout bien entendu clôturé et sous la surveillance de patrouilles.
J'ai passé le week-end avec mon frère. Il avait l'air de bien s'ennuyer, car il était le seul des AFS (il est à Bangkok pour apprendre l'allemand eu Goethe-Institut) qui n'était pas originaire de Bangkok et en plus le plus jeune. Comme tous les thais, il se fait aussi des problèmes là où il n'y en a pas - en fait il était trop timide pour aborder les autres et chercher un contact. Continuons. Le week-end le marché de Chattuchak, un gigantesque Weekend-Market, où tout, TOUT se vend.On y trouve des antiquités plus ou moins antiques, de l'artisanat, des objets d'art (sur ce sujet je n'ai pas encore expliqué ma théorie sur la différence entre l'artisanat et l'art - chez nous bien reconnaissable dès la Renaissance, ici en Thailande inexistante - mais pas le temps, pas de lignes), des sacs brodés, des farfouillis, des meubles, des livres d'aoccasion, des violons... tout simplement tout. Et comme la moitié au moins ests belle et donne envie de le posséder, on n'achète finalement rien. Très agréable pour mon porte-monnaie.
Le dimanche s'est passé avec mon frère -comme d'habitude perdu et paniqué, pensant qu'on ne pouvait pas y aller car on n'y avait jamais été - au Wat Pra Keo, le palais royal et tous ces endroits touristisques standards. La conviction de mon frère qu'on ne pourrait pas y aller parce qu'on ne savais pas comment (remarquons que Bangkok avec son Skytrain se traverse simplement, surtout en ce qui concerne les attractions principales) a culminé en des appels à son père et à son oncle pour se faire expliquer où aller. Ce que je savais déjà depuis longtemps car nous étions évidemment prévenants et donc en possession d'une carte. Bon, il s'ensuivit une belle journée pour moi, quant à mon frère il grognait tout le temps qu'il avait soif etc.. Il a 17 ans!
À la fin la journée fut sauvée aussi pour lui, car nous sommes allés acheter un lapin au marché des animaux. Par chance pour le lapin j'étais avec lui, il n'avait bien sûr -comme la plupart des thais- aucune idée de la facon dont on s'occuppe d'un animal et quelle responsabilité s'y joint (l'idée d'avoir un animal pour son plaisir est très nouvelle et indiscutablement occidentale - les chiens sont là pour donner l'alarme et vivent devant la maison dans la rue!) Pour lui c'était un jouet et j'ai eu du mal à le guider vers des notions plus correctes.
C'est lundi que tout a vraiment commencé - là j'ai retrouvé Paul, Anna (Autriche) et Melina au Siam Paragon (connue dans tout le pays comme étant la Mall la plus noble, grande et à la mode), nous y avons éffrontément laissé nos énormes bagages à l'entrée, avons commencé notre travail par les jouets et continué jusqu'à la sortie, pour ensuite nous diriger vitevite vers China Town, observer des rituels de la cérémonie du thé, se retrouver pratiquement en Chine, fouiller le marché du jade, nous amuser de tous les objets que l'on peut acheter en papier (chemises en papier, chaussures en carton, maisons, handys, laptops, DVD etc...) et qui servent d'offrandes par le feu pour les aieux, résisté fermement aux nageoires de requin (quelle horreur) et aux soupes de nids d'hirondelle - j'avais déjà goûté à ces dernières à Phuket, et je l'avais trouvé hyper-cher et d'un goût absolument neutre ... une sorte de bouillon d'eau avec du gel collant (ces hirondelles font leurs nids à l'aide de leur salive...).
Ensuite Little India, tous les Sikhs avec leurs turbans (les Sikhs traditionnalistes ne se coupent jamais les cheveux de leur vie), des temples étranges, des odeurs, des tissus etc. Nous avons fini la soirée épuisés sur le Golden Moutain, un temple doré sur le faîte d'une tour, dernier reste des anciens murs de la ville. Nos yeux fatigués voulaient y admirer le soleil couchant, mais le complexe fermait déjà à 17 h. Qu'à cela ne tienne! Nous voulions notre soleil couchant sur la ville de 12 millions, et aucun barbelé (d'une espèce assez mauvaise) ou caméra ne nous a retenu. Ceci dit, nous sommes redescendus sains et saufs.
Et après l'aventure pour trouver notre hôtel. Pour faire des économies nous étions partis à pied du Skytrain, malgré nos fardeaux et nos membres douloureux. Mais malheureusement il y a en plus de notre hôtel "Sawasdii Inn Sukumvhit" le "Sawasdii Sukumvhit", un motel délabré. La carte ne nous montrait que ce dernier ... nous avons fini par arriver au milieu de la nuit!
L'hôtel était très agréable, bon service, pas cher (ce qui comptait!) et dans le style des années 70. Bla.
Le jour suivant nous a offert le Grand Palais, nous sommes allés au nouveau Palais Royal (un bâtiment pompeux dans un style renaissance italienne d'à peu près 100 ans, vieux et ridicule dans son imitation artificielle du grand frère Europe), ca m'interesserais de savoir si le pape est au courant qu'il rend hommage au roi du Siam sur une fresque, à côté de nombreux cardinaux et de musulmans, sous une gigantesque statue de Bouddha ... je vais envoyer un mail à la filiale de la poste du Vatican)
Nous avions en remorque la soeur d'Anna (18 ans) et son copain, qui ne nous accompagnaient que pour être ensemble (d'après la culture thailandaise elle est trop jeune pour un vrai copain!). Cette journée aussi a eu une fin mémoriale, car nous sommes allés, avec le bateau de l'hôtel, dans l'Oriental Hotel ("le meilleur hôtel du monde"). Nous avons vécu des heures luxueuses dans la Readerslounge, dans le Colonial Coffeshop ou joué sur le piano à queue dans la "Royal Orchid Convention Hall". Le soir nous nous faisions quand même remarquer dans nos vêtements de voyage au milieux des robes de gala, car il y avait un gala international. Ah quelle vie quand on nage dans l'argent.
Après tant de sérieux et de chic nous ressentions le besoin d'une bonne portion de fraîcheur et de jeunesse, pour garder notre assurance sur les bons rails - nous avons joui des clubs de la Sukumvhit de Bangkok. La seule bonne musique live a été servie au Hard Rock Bangkok. Toujours la même méprisable culture pop, ts ts.
Le mercredi a été voué au Goethe Institut, sa bibliothèque bien achalandée et les ambassades alentour. Quelle étrange impression de parler tout d'un coup à une vraie secrétaire allemande - sans aucun Wai, Kraph et démonstrations de respect et pourtant le tout poli et amusant. Ca fait définitivement trop longtemps que je suis ici!
Mais ho! Je ne devrai plus me plaindre de mal du pays, même que ce jour-là j'étais sur le sol francais, dans "L'Alliance Francaise" Très interessant, encore une "première fois". Les Allemands se faisaient plutôt remarquer en négatif pas leurs heures d'ouvertures défavorables, où aller en tant que réfugié politique avant 8h et après 12h?
Bien bien. La nuit s'est agréablement passée dans un train de nuit, même si il était très rustique et le lit style sous-marin. Allez vers Chiang Mai!
C'est ici que s'arrête mon récit. Les choses vraiment supers, les contacts avec les Hilltribes, un bain de café avec Huile de fruit, les marchés second-hand, une expédition sur le Doi Inthanon, l'entraînement de survie là-bas et se perdre dans la forêt profonde, un appareil photo perdu, des temples birmains, des moines qui rient et la saleté des ongles suivront. Mais je n'ai plus le temps maintenant.
En ce moment je suis assis devant l'ordinateur de mon frère, mon père mange son riz de midi et va ensuite m'accompagner dans ma patrie pour 10 jours, au Wat Phu Noi. Au pied d'une montagne, tout petit. Manger juste une fois par jour, avant 12h. Méditation. Cheveux rasés, froc orange. Une existence de novice. Je vous salue donc, soyez indulgents envers mes tapotteries; profitez de Pâques, que j'avais totalement oublié et qui m'a été remis en mémoire par ma cousine dans son pays doctrinaire.
Une fleur fait parfois du bien.
pseudonyme Eckbert.
(après mon retour je n'écrirai sans doute plus de blogs - Tralalala bientôt je suis de retour...)