Samstag, August 19, 2006

Parlons des préjugés et des métropoles de notre monde

Aujourd'hui je voudrais plutôt parler des des évènements cérébraux de mes activités ici.
Bien sûr je pourrai vous raconter que le week-end dernier était sensationnel, car un groupe d'étudiants des beaux-arts de la fac de Maha-Salakan (thème principal l'art européen) était ici pour faire un Work-shop de dessin avec les élèves de notre école primaire. De même je pourrai expliquer que c'étaient des gens très interessants, que nous avons échangé nombre d'opinions, que nous avons vécu des soirées sympa ensemble et que je me suis rendu à leur universté.
Je pourrai de même me répandre sur le fait que le prof de ballet m'a invité à participer aux répétitions, et que ca a provoqué une cascade de très beaux sentiments (je n'aurai jamais cru que cette passion me signifait tant).
Mais je ne fais rien de cela -non, aujourd'hui je voudrai aller plus en profondeur, sous la simple surface des évènements. Je voudrai vous expliquer comment j'ai changé ma facon de voir cette année, oui, comment je l'ai révolutionnée; comment j'accepte que les choses ne se passe pas toujours comme je le voudrai, et combien mes amis et Lewis m'ont aidé dans ce processus.
La semaine dernière je me suis fais beaucoup de réflexions car je voulais comprendre un sentiment désagréable que je ressentait. Depuis que je suis ici je ressent de plus en plus que je suis heureux mais pas équilibré. Je suis heureux parce que tout ce passe bien et que je peux faire toutes ces expériences fascinantes, instructives et étonnantes que j'avais tant souhaité de faire.
D'un autre côté je suis insatisfait -j'ai un sentiment d'instabilité intérieure.
Si à la maison j'avais l'impression d'être bien équilibré et d'avoir fait la paix avec moi-même, maintenant c'est comme si j'avais laissé ces attributs avec ce voyage derrière moi. C'est ce sentiment que quelque chose manque, quelque chose m'empêche de me sentir bien et me rend sans repos, mais je ne peux déterminer quoi.
Il m'a fallu longtemps avant de découvrir enfin ce qui m'empêche de jouir de ma vie actuelle - d'abords il fallait que je change mon attitude vis-à-vis du programme; la clé:"Je fais tout ceci pour Moi!" Cela signifie que je devrai essayer à chaque moment de rassembler des expériences nouvelles et apprendre au lieu, et c'est ce qui est décisif, d'essayer de remplir les attentes des autres et surtout les miennes pleines de parti pris.Je me suis apercu que j'étais trop lié à des conceptions que je m'étais faite à l'avance.
Ainsi la raison pour laquelle cela me gêne que ma famille, le soir, fait si peu ensemble, c'est que je m'était imaginé qu'on serai ensemble à regarder la télé et à parler etc. Ma tâche dans cette affaire, c'est de m'adapter et d'essayer de devenir un membre de cette communauté dont, personnellement, je règlerai le rythme différement.
Un autre exemple: dans mes pensées sur cette année je me suis toujours vu faire pleine de supers activités (ce qui, d'après les commentaires des anciens ne paraissait ni irréaliste ni erroné), j'apprenai les instruments taihs traditionnels, je me balladerai en ville avec mes copains et le tout dans un milieu tout nouveau. Certain va se dire "attend, mais c'est bien ce qu'il fait!". Et il a raison. Mais ce qu'il ne voit pas, et ce que moi non plus je n'ai pas vu, c'est qu'il faut d'abord en arriver là -pour ballader il faut me faire des copains, pour apprendre un instrument il faut aller au-devant du professeur.Et quand toutes ces choses se passent différement de ce que je m'était imaginé, il faut que je l'accepte et que j'apprenne à aussi apprécier ce qui ne correspond pas forcément à mes idéaux. Comme disait un copain AFS:"la vie n'est pas un camp de vacances!"
Je dois malheureusement décevoir celui qui est arrivé jusqu'ici et lui demander pardon -je n'ai pas tout à fait fini. Bien. J'ai donc appris à vivre les choses comme elles sont. Le problème qui me reste, c'est que je ne suis pas seul à réaliser tout cela. Les personnes autour de moi ont elles aussi des attentes vis-à-vis de moi et des idées sur moi. J'aimmerai bien leur répondre dans leur sens, ou plutôt: j'ai moi aussi envie d'avoir certaines relations avec certaines personnes (ce qui ne peut réussir que si je vais à leur encontre...) Cependant je ne peux aller au-devant des autres et m'occuper de leurs attentes que si j'en ai fini avec moi-même. Je dois d'abord mettre de l'ordre en moi et faire la paix avant d'agir vers l'extérieur.
Je vais donc essayer de récupérer mon ancienne confiance en moi-même et ensuite laisser venir les choses...
Bonbon- encore quelques remarques d'ordre pratique: nous avons depuis quelques jours un nouveau ravitaillement en Foreignteachers. Deux femmes, toutes les deux des Philipinnes. L'une des deux, Jenny Mapula (j'aime ce nom! laissez-le rouler sur votre langue) c'est tout de suite accrochée à moi et a décidé que deux étrangers devaient se seconder.
Après avoir lu le livre "pardon, je suis chrétien" de Lewis (d'où le renvoi en haut) sur les questions de religion et les visions du monde, c'est très bien d'avoir quelqu'un de si intelligent (et en plus baptiste) pour discuter. Mes soucis du début, où je pensais n'avoir personne pour mener des conversations intellectuelles, se sont effacés.
PS. j'ai trouvé un truc super dans la Bangkok-Post. Quand je rentrerai, on pourra aller ensemble à Paris ou Vienne ou une autre ville géniale. Lisez-le, je pense que ca vaut le coup de s'inscrire (en plus c'est gratuit)
www.hospitalityclub.org ...